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samedi 23 octobre 2010
Contre-réformes, un Sarkozy peut en cacher un autre !
Connaissez-vous cet homme ?

Lors de la session parlementaire, des amendements au projet de loi sur la réforme des retraites ont été adoptés, en toute discrétion. Ils ne sont pas forcément connus des salariés et des retraités mais sont importants et risquent de changer notre avenir.

Un texte proposé par Michel.

Amendements à but très lucratif

Lorsqu’on se penche sur le texte de la nouvelle loi sur les retraites, devinez ce que l’on peut y trouver ? Quelques discrets amendements, déposés sans tambour ni trompette, destinés à développer les "plans d’épargne collectifs pour la retraite" (PERCO) et les "plans d’épargne-retraite populaire" (PERP). Créés par Fillon en 2003, ces fonds de pension investis en Bourse sont approvisionnés par le salarié, selon ses moyens, et son employeur, selon sa volonté. Avec en général une contrepartie : le gel des salaires. Et donc une baisse des cotisations du régime général, comme le souligne« Le Canard Enchaîné » du 29 octobre 2010. Une façon discrète de transférer des fonds du système par répartition vers la capitalisation individuelle...

Jusqu’à présent, les PERCO étaient réservés aux grandes entreprises. Un amendement propose de les généraliser aux PME. Un autre suggère d’y affecter la moitié des sommes versées au titre de la participation. Un troisième demande aux entreprises offrant une retraite chapeau à leurs dirigeants de créer systématiquement un PERCO à destination de leurs salariés. Et enfin, un dernier propose à ceux qui n’auraient pu profiter de leurs RTT de les reverser sur un fonds d’épargne retraite. Bref, tout est fait pour que la retraite par capitalisation se généralise alors qu’elle restait jusqu’à présent une exception.

Un Sarkozy peut en cacher un autre !

En 2009, les plans de capitalisation représentaient près de 10 milliards d’euros de cotisations, sur les 230 versés au régime général. C’est peu, mais déjà beaucoup pour un produit aussi jeune. Et les nouvelles mesures ne manqueront pas d’accélérer encore le mouvement. Une catastrophe pour les salariés. Une opportunité pour les assureurs qui multiplient les offres d’assurance retraite par capitalisation. Ainsi, le groupe Malakoff-Mederic dont le PDG, Guillaume Sarkozy, n’est autre que le frère de notre président… s’apprête à lancer son offre PERCO. Ça marche comme ça chez les Sarkozy : Nicolas réduit les montants des pensions de retraite pendant que Guillaume propose des complémentaires aux salariés les plus aisés ! Face a cet hold-up organisé il faut que les salariés prennent conscience de l’ampleur de la contre-réforme. La véritable raison de la "réforme" libérale des retraites, ce n’est pas un quelconque problème démographique ou de richesse. La vérité c’est que les capitalistes ne supportent pas de voir autant d’argent leur échapper et qu’ils sont prêts à tout pour s’emparer du "marché" que représente, à leurs yeux, les retraites.

Pour résister à cela il faut lutter, s’organiser et imposer le retrait
de cette loi qui ne prend pas en compte l’intérêt de la majorité, des travailleurs. Par la grève, reconductible lorsque c’est possible, par les manifestations et tous ensemble, de 7 à 77 ans et bien plus. Il faut soutenir les grévistes, financer les caisses de grève car seule une action collective pourra faire changer cette politique de pillage du bien collectif.


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