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samedi 30 octobre 2010
Tribune de l’opposition de novembre 2010

— Service public : chronique d’un secteur en danger

SERVICE PUBLIC : CHRONIQUE D’UN SECTEUR EN DANGER

Le vote d’un budget est en règle générale un très bon indicateur de la politique de celui qui le présente. Celui qui vient de s’engager au niveau de l’Etat est tout à fait dans le ton de la politique souhaitée par M. SARKOZY et sa majorité. Une dominante cependant cette année, derrière l’éternelle excuse des moyens, c’est la casse amplifiée du service public. Tous les secteurs sont concernés et pas des moindres qui de près ou de loin touchent la vie quotidienne de nos concitoyens.

L’école en premier lieu avec la suppression de plus de 16 000 postes d’enseignants. Nos écoles manquent de moyens et certaines réformes indispensables ne peuvent pas être mises en œuvre faute de moyens humains. Le Haut Conseil de l’Education, organisme placé auprès du Ministre de l’Education Nationale le dénonce et préconise un changement radical pour permettre un retour à des objectifs ambitieux. Il n’est que de voir les nouveaux professeurs des écoles stagiaires installés dans des classes sans aucune formation. Dangereux pour les adultes et pour les enfants.

La santé ensuite, où de déficit en déficit, de déremboursement de médicament à l’augmentation du forfait hospitalier, de plus en plus de ménages ne se soignent plus. La réforme des hôpitaux, qui ferme des dizaines de milliers de lits accélère ce phénomène. Les récentes grèves et manifestations à l’hôpital A. Béclère (notre hôpital de secteur) de tout le personnel médical nous inquiète sur le maintien d’un secteur de soin de proximité efficace et doté des moyens suffisants pour que chacune et chacun d’entre nous puisse se soigner sans discrimination.

Le logement et notamment le logement social enfin, où le gouvernement s’apprête à mettre en place deux mesures qui pourraient s’avérer dramatiques dans l’avenir. En premier lieu, la mise en place d’un surloyer dissuasif pour les locataires qui dépassent les plafonds de ressources pour l’accès au logement social. Pour certains, il leur en coûterait plus cher que leur loyer de base et ils envisagent d’ores et déjà de quitter leur logement sans solution de relogement. C’est la porte ouverte à faire de ce secteur un « parking social » où seuls les plus pauvres pourraient continuer à y vivre, rejoints au fur et à mesure par d’autres avec son cortège de déséquilibres sociaux comme en connaissent déjà de trop nombreux quartiers en difficulté.

En second lieu, une taxation des organismes HLM de 2,5% du montant de leurs loyers. Pourquoi faire ? Le gouvernement compte ainsi sur les loyers des gens les plus modestes pour qu’ils paient… les dettes de l’Etat, incapable de financer ses engagements dans les programmes de l’ANRU (Agence Nationale de Rénovation Urbaine). L’Union Sociale pour l’Habitat, organisme qui fédère plus de 800 organismes sur notre territoire évalue ainsi que cette ponction empêchera la construction de 20 000 logements neufs l’an prochain. Il manque aujourd’hui 1 million de logements dans notre pays !!!

Toutes ces mesures, auxquelles nous pourrions en ajouter d’autres visent à casser notre modèle social. Elles sont relayées à tous les niveaux et notamment local par le député de la circonscription J.P.SCHOOSTECK qui vote des deux mains tous ces mauvais coups. Nous souhaitons porter le plus vite possible d’autres projets qui visent l’intérêt général et pas les privilèges des bénéficiaires du bouclier fiscal.

Les élus de la liste « Mieux vivre au Plessis-Robinson »

B. Marquaille, B. Maubras, C. Leroy, M.-L. Florentin, M. Hurpeau


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