Ensemble, donnons un autre avenir au Plessis-Robinson

Accueil » Le Plessis-Robinson » Une nouvelle atteinte au patrimoine de notre (...)


mardi 7 décembre 2010
Une nouvelle atteinte au patrimoine de notre ville
Un bien beau cadeau de Noël, est-ce sûr ?

Dans l’éditorial du numéro du "Petit Robinson" de novembre 2010, notre maire devient lyrique pour nous annoncer que des discussions bien avancées avec le président du Racing Metro 92 devraient déboucher sur un retour du rugby au Plessis-Robinson (il en avait été chassé !).

"Comme vous le savez", commence l’éditorial. Peu de gens étaient en fait au courant. Nos élus au conseil municipal l’ont appris parce que cette opération entraîne la disparition d’un des quatre stades du parc des sports et qu’il fallait bien un vote du conseil municipal pour retirer ce terrain du domaine public après l’avoir désaffecté par une clôture.

Le maire oublie de préciser que nos élus ont voté contre. Si l’arrivée d’une équipe de haut niveau au Plessis-Robinson peut paraître séduisante, l’opération a des contours encore bien flous et la retombée négative sur la diminution des équipements sportifs offerts aux Robinsonnais est déjà acquise !

Des contreparties font l’objet de promesses mais elles vont coûter fort cher et leur financement n’est même pas abordé : faudra-t-il une nouvelle augmentation des impôts ?

PNG - 129.7 ko

Le 13 octobre dernier, après avoir clôturé au préalable un des quatre stades du Parc des Sports, le maire a fait voter, en séance du Conseil Municipal, une délibération pour déclassement du domaine public de cet emplacement.

La raison de cette décision : permettre au club professionnel de rugby du Racing Metro 92 de disposer de cette parcelle de près d’un hectare et demi. Ce dernier recherche en effet des terrains pour son centre administratif et son centre de formation, mais continuera à jouer à Colombes en attendant le stade qui va être construit à Nanterre. On peut redouter que le terrain voisin, utilisé jusqu’en 2009 pour le football américain, soit aussi utilisé par le Racing qui ne pourra se contenter d’un seul terrain pour l’ensemble de ses équipes.

Bien sûr, les jeunes et moins jeunes du Plessis auront grand plaisir à venir voir s’entraîner les Chabal, Nallet et autres stars de l’équipe. Mais cela peut il se faire au détriment des Robinsonnais eux-même, et donc du sport au final ?

Après avoir supprimé, au début des années 1990, le stade des écoles Anatole France pour implanter le centre ville actuel, le maire restreint à nouveau le domaine sportif de notre ville ! Comment peut-on envisager une telle évolution, alors même que la population de la ville continue à se développer, entraînant un besoin en installations sportives toujours plus important ? Le maire, lui, ne doute de rien :


JPEG - 71.3 ko
La clôture du stade en schiste

Or, aujourd’hui, c’est l’inverse qui va se produire et les sportifs robinsonnais vont devoir se contenter d’utiliser un nombre réduit de stades. Nous pouvons le constater dès aujourd’hui avec l’interdiction d’utiliser le terrain en schiste. Et demain, le problème n’en sera que plus grand pour permettre à tous d’avoir l’espace et les conditions optimales pour la pratique des différents sports de plein air.

On croit rêver !

Dans le numéro de novembre du Petit Robinson, nous pouvons lire sous la plume du maire : « il y a deux ans j’avais pris l’engagement de faire revenir le rugby au Plessis-Robinson ».

Faut-il lui rappeler que c’est lui qui a brutalement supprimé, peu de temps après son arrivée au Plessis Robinson, les terrains de rugby du club de notre ville, fondé en 1951 ? Sans l’hospitalité de la ville de Meudon ce club aurait totalement disparu. Depuis près de 20 ans les jeunes Robinsonnais qui souhaitent pratiquer le rugby doivent toujours se rendre à Meudon.

A l’époque, il avait préféré accueillir le club de football américain « Les Mousquetaires » qui évoluait au plus haut niveau. Mais ce dernier à son tour s’est vu signifier que son contrat n’était plus renouvelé et qu’il était prié de rechercher un autre point de chute.

Aujourd’hui, fidèle à sa politique sportive « bling-bling », voilà que le maire se tourne vers un club de rugby professionnel, qualifié « d’élite », après avoir laissé de côté les amateurs depuis près de 20 ans.

Pour combien de temps ?


1 Message

Version imprimable de cet article Version imprimable
Site d'information de la section du Plessis-Robinson du Parti Socialiste