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jeudi 14 avril 2011
Tribune de l’opposition d’avril 2011

— Panoramic Ermitage : mais que peut bien cacher le Maire ?

Panoramic Ermitage : mais que peut bien cacher le Maire ?

Voilà une histoire qui au fil des jours prend des allures de plus en plus rocambolesques et que l’on pourrait qualifier de véritable scandale à bien des titres.

Comme vous le savez sûrement, le Panoramic, ancien restaurant renommé du Plessis-Robinson, a été revendu par la mairie du Plessis-Robinson au conseil général des Hauts-de-Seine dans le but d’édifier à cet endroit une Maison de la nature. Ce projet rencontrait l’approbation de tous car il était idéalement situé près d’une zone naturelle préservée et très appréciée des riverains comme de l’ensemble des Robinsonnais. D’un coup, soudainement, cet été, à l’occasion d’un conseil municipal convoqué en catastrophe nous apprenions que le conseil général souhaitait revendre ce site à la municipalité faute de finances. La crise serait passée par là nous expliquait-on alors. Pas pour tout le monde visiblement puisque le Conseil général ne semble pas souffrir de la crise lorsqu’il s’agit de financer à grands coups de millions la fac privée Pasqua ou dépense quatre millions d’euros pour financer un grand concert Pavarotti.

Aux élus de l’opposition qui ne manquaient pas d’interroger le maire, il était alors expliqué qu’il n’existait aucun projet précis. Puis, rapidement à l’occasion de rencontres, d’échanges divers, la volonté de la municipalité commençait à poindre avec le projet de construire un nouvel ensemble immobilier, et de permettre l’implantation d’un grand restaurant étoilé. Immédiatement les habitants se sont émus de ce projet et, sans forcément le rejeter, ont demandé à être associés, ont souhaité pouvoir en discuter avec la municipalité, bref ont souhaité qu’un dialogue s’instaure entre habitants et municipalité. Un comité de quartier indépendant des partis politiques s’est même constitué. Et puis, on a appris presque par hasard qu’un projet existait et qu’il serait même présenté par le maire en personne à quelques privilégiés qui ont eu l’honneur d’être invités à une soirée privée fin janvier. Des personnes ayant demandé à pouvoir assister à cette réunion, membres du comité de quartier, élus… se sont vues écartées de celle-ci par les invitants d’un soir qui préféraient visiblement rester entre « personnes de bonne compagnie ». Cette pratique était déjà vivement contestable car si un projet existe sur ce site et pour ce quartier nous ne voyons pas ce qui empêche, en toute transparence d’en discuter avec les habitants.

Mais là où la situation devient véritablement scandaleuse, c’est que la veille de cette réunion, les personnes invitées reçoivent un message indiquant que cette réunion est déplacée en mairie. Et là, un invité qui avait pourtant reçu confirmation du lieu de la réunion et de son invitation se voit accueilli par un adjoint au maire et un policier municipal lui barrant l’entrée et lui indiquant qu’il n’est pas le bienvenu à cette réunion. Ses arguments indiquant qu’il était bien invité restent vains et l’invité se retrouve bloqué sur le perron.

Plus grave encore, des éléments personnels relatifs à cette personne sont évoqués au cours de cette réunion, véritable atteinte à la vie privée et le maire ne manque pas d’expliquer et d’assumer qu’il ne souhaitait pas la présence de quelques-uns à cette réunion, les désignant nominativement dans des termes peu élogieux.

Ces pratiques sont totalement inacceptables tant sur les attaques personnelles, atteintes à la vie privée des gens que sur la conception même de la démocratie en vigueur au Plessis-Robinson. Un projet existe. Nous ne voyons absolument pas ce qui empêche d’en discuter avec les habitants, quitte à ce que des éléments contradictoires soient portés. Il revient en effet à la municipalité, à la fin, de trancher et de porter son projet, mais rien n’empêche d’en discuter.

Il est temps désormais qu’un véritable dialogue s’instaure et que la municipalité reprenne attache avec les habitants du secteur et le comité de quartier car il s’agit de faire émerger demain un projet qui soit accepté par tous. C’est en tout cas ce qu’en tant qu’élus minoritaires, nous portons.

Les élus de la liste Mieux vivre au Plessis-Robinson

B. Marquaille, B. Maubras, C. Leroy, M.-L. Florentin, M. Hurpeau


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