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vendredi 3 juin 2011
Tribune de l’opposition de juin 2011

— Projet de réalisation du Pôle Culturel : demandes de subventions

Lors de sa séance du 17 février 2010, le conseil municipal a engagé le projet de réalisation du Pôle Culturel. L’enveloppe prévisionnelle était de 27 377 872 euros dont 21 408 621 pour les travaux.

Au delà du choix architectural, le coût prévisionnel de cet équipement nous inquiète fortement quant aux finances communales et aux impôts de demain. Nos inquiétudes portent autant sur le financement de cette construction que sur la capacité de la commune d’entretenir et maintenir dans les années à venir cet équipement sans amputer le budget alloué à l’investissement ou à rompre avec l’équilibre budgétaire dans les prochains exercices.

Nous savons par expérience que les estimations sont toujours inférieures au prix définitif, et souvent de beaucoup (nous avons de bien tristes expériences en la matière au Plessis-Robinson : Joliot-Curie, Parc des Sports, l’Espace Omnisport,….). D’ailleurs nous remarquons qu’en l’espace de deux mois, seulement, l’enveloppe prévisionnelle des travaux est passée de 21,4 millions d’euros à 26 millions d’euros, soit une augmentation de plus de 20%, ces coûts n’incluant pas la maîtrise d’oeuvre.

Pour autant, nous avons toujours été favorables au développement des affaires culturelles au Plessis-Robinson et nous avions pointé, depuis de longues années, les carences et le peu d’ambition de la politique culturelle mise en oeuvre par la municipalité. C’est la raison pour laquelle, nous avions, à plusieurs reprises, que ce soit à l’occasion des débats orientation budgétaire (D.O.B.) ou lors des études des budgets communaux, demandé une augmentation de ce chapitre, sans être, malheureusement, entendus par la municipalité.

L’idée d’un projet pour un nouvel équipement culturel avait reçu d’ailleurs notre approbation. Mais nous pensions à une structure plus classique et moderne qui aurait pu répondre aux besoins attendus depuis quelques années par nos concitoyens, sans pour autant grever le budget communal. Par exemple, les colonnades non seulement coûtent cher mais n’apportent rien en matière culturelle. Leurs seules plus-values sont l’augmentation du coût de construction et d’entretien de l’édifice.

N’en déplaise à Philippe Pemezec, Le Plessis-Robinson n’est pas et ne sera jamais Venise ! Il vaut mieux être que de paraître...

Quoi qu’il en soit et en prenant en considération que l’ensemble de la procédure de concours s’étant déroulée et le lauréat ayant été désigné, le maire nous a proposé au conseil municipal du 28 avril 2011 de procéder à une demande de subventions auprès de :

  • l’État
  • la Région Île-de-France
  • le Conseil général
  • et accessoirement auprès de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie), du SIGEIF (Syndicat intercommunal pour le gaz et l’électricité d’Ile-de-France) et du SIPEREC (Syndicat Intercommunal de la Périphérie de Paris pour l’Electricité et les Réseaux de Communication).

Les demandes de subventions s’élèvent à plus de 8 millions d’euros, soit le tiers du coût des travaux estimé actuellement.

Nous nous sommes abstenus à l’occasion de cette délibération. Pourquoi ? Tout simplement parce que les subventions ne tombent pas du ciel. Leurs ressources viennent principalement des revenus des impôts affranchis par nos populations.

Les subventions du conseil régional sont financées par les contribuables franciliens.

Les subventions du conseil général sont financées par les impôts des altoséquanais. Il en va de même, bien entendu, en ce qui concerne l’Etat.

Ces subventions ne sont donc qu’une redistribution des finances au détriment d’autres communes et au seul profit du Plessis-Robinson.

Une question alors s’impose. Est-il normal que l’ensemble des contribuables franciliens et du département des Hauts-de-Seine, entre autres, participent au financement d’un équipement de cette nature, un équipement pharaonique, en cette période économique difficile que nous traversons, et où tant de familles ont du mal à finir leurs fins de mois !

Demander des subventions c’est une chose, les recevoir en est une autre…. Le montant important des subventions demandées, et pas forcément obtenues à l’avance, laisse à penser qu’il y a un risque important concernant le financement, d’autant que la municipalité souhaite engager les travaux avant le versement des subventions. En période d’envol du prix des matériaux, la question est posée de la sagesse budgétaire dont pourtant se targue le maire régulièrement dans les colonnes de ce journal.

Les élus de la liste Mieux vivre au Plessis-Robinson

B. Marquaille, B. Maubras, C. Leroy, M.-L. Florentin, M. Hurpeau


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