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lundi 14 novembre 2011
Tribune de l’opposition de novembre 2011

— Restauration scolaire : une dérive dangereuse
— Une rentrée en rangs serrés...

Restauration scolaire : une dérive dangereuse

La crise économique très grave qui persiste dans notre pays provoque dans tous les compartiments de la vie sociale des méfaits très sérieux.

Il en est ainsi de la restauration scolaire dans les collèges ou la participation du Conseil Général est en baisse régulière depuis plusieurs années. Il faut savoir que plus de 60% des enfants scolarisés dans les Hauts de Seine fréquentent la demi-pension. C’est un chiffre qui désormais stagne voire régresse de manière régulière et qui nécessite des moyens supplémentaires.

Or depuis 2 ans, le Conseil Général a décidé d’harmoniser le tarif élève avec la promesse qu’aucune augmentation annuelle n’excéderait 4%, le département prenant à sa charge le complément.

Non seulement cette promesse n’a pas été tenue pour l’année 2010 mais au regard du rapport soumis au Conseil Général fin 2010, les augmentations s’envolent avec une moyenne de 10% par repas pour l’année 2011. La privatisation accélérée de la restauration scolaire accentue ce problème.
Le coût du repas reste le problème prioritaire. Un phénomène qui s’est aggravé avec la crise pour les familles modestes.

L’ensemble des élus de gauche au Conseil Général a pourtant fait des propositions pour prendre en compte cet écart grandissant entre les moyens mis à disposition et ceux des familles. La majorité de droite fait la sourde oreille, non seulement ne prend pas en compte ces propositions mais diminue de plus, année après année, les budgets sociaux.

Cette politique est très ségrégative et ne doit pas déboucher de fait sur l’impossibilité pour des enfants de fréquenter ce service de demi-pension, service qui leur offre un repas, parfois le seul de la journée. Le droit de ne pas être exclu de la restauration scolaire pour des raisons financières est un acte de santé publique et de prévention, un signe fort de notre volonté de combattre l’exclusion.

Faire vivre ce droit élémentaire, pour chaque jeune, est donc toujours d’actualité.

Une rentrée en rangs serrés...

Très serrés même, les rangs dans les écoles du Plessis-Robinson, en cette rentrée 2011. Force est de constater que les avertissements que nous avons lancés depuis de longues années, sur le manque d’anticipation en termes d’équipements publics étaient fondés.

Pour preuve, la situation dans nos écoles municipales. Depuis de longues années, celles du centre-ville débordent, ce n’est pas nouveau. Mais aujourd’hui, c’est l’école Louis Hachette qui explose, alors qu’elle est toute neuve. Alors qu’elle comptait sept classes, elle en compte douze aujourd’hui et elle n’était prévue que pour dix classes maximum !

Conséquence : des locaux comme la bibliothèque ont été transformés en salle de classe ; les gymnases, la cantine... débordent.

Non seulement, nous avons toujours été sceptiques sur la taille de ce groupe scolaire, mais même avec une telle taille, il ne permet déjà plus d’accueillir tout le monde.

Pourtant, si le maire du Plessis Robinson avait accepté la proposition de la région Île-de-France, il y plus de cinq ans, nous ne serions sûrement pas dans cette situation. A cette époque, le président de la région avait proposé d’étendre le lycée sur l’ensemble de l’espace de l’école Henri Wallon et de financer la reconstruction d’une nouvelle école pour la ville.

En attendant, si un débat sur la carte scolaire est relancé par la ville, nous savons qu’il ne sera pas suffisant et que la ville ne peut échapper à la construction d’un groupe scolaire supplémentaire, au moins une école maternelle.

Concernant le lycée, la municipalité a enfin trouvé un terrain pour l’accueillir. La région Île-de-France examine en ce moment sa programmation pluriannuelle et nous nous battons, disons-le, avec la majorité pour que la construction du lycée soit une priorité. Ainsi la rénovation (reconstruction ?) d’Henri Wallon, pourrait être sérieusement envisagée.


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