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samedi 7 avril 2012
Nouvelle affaire Pemezec : la tension monte

Le procureur de Nanterre, P. Courroye, vient d’ouvrir une enquête préliminaire sur ce qu’il convient d’appeler maintenant "la nouvelle affaire Pemezec". Dans le même temps, l’enquête de Médiapart a progressé et dévoile les petits secrets du maire. Se sentant sans doute acculé, le maire a violemment attaqué les élus de l’opposition lors du dernier conseil municipal. En effet, ceux-ci avaient eu l’outrecuidance de voter contre une délibération demandant une protection du maire de la part de la commune, en prenant en charge les éventuels frais de justice.

Les suites des révélations de Claire Checcaglini dans son livre "Bienvenu au Front" font monter la tension au Plessis-Robinson. Après l’annonce de l’ouverture d’une enquête judiciaire par le parquet de Nanterre, le maire a présenté lors du conseil municipal du 30 mars une requête de protection de la part de la commune, lui demandant de prendre en charge ses éventuels frais de justice. Morceaux choisis du point N°4 du conseil municipal du 30 mars :


On pourra en premier lieu admirer l’exercice de langue de bois mêlant mensonges et imprécisions. Les "représentants de parti politiques" ne sont bien évidement pour rien dans les problèmes du maire et, ils ne font que constater les faits.

La meute municipale

Le maire s’en est alors violemment pris aux élus de gauche présents, en particulier Béatrice Maubras (PS) et Christophe Leroy (PC). On le sait adepte des moqueries et injures faciles et il a d’ailleurs été condamné à plusieurs reprises. Il a une fois de plus dépassé les limites du supportable. L’opposition, par la voix de C. Leroy, n’avait fait qu’exprimer un désaccord sur la demande et argumenté de sa probable illégalité en se référant à un cas de jurisprudence qui avait annulé une demande similaire de la part de Mme Maigret.

Dans une salle comble dont l’accès était filtré, ce qui est contraire à la loi, le conseil s’est une fois de plus trouvé caractérisé par un flot d’injures et de diffamations à l’adresse des élus de l’opposition, sans respect de leur vie privée, rythmé de manifestations bruyantes (applaudissements, encouragements) du public. Rappelons également que le public est normalement admis sous réserve d’une neutralité silencieuse. Lorsque ce n’est pas le cas, il est prévu par la loi que l’évacuation de la salle de délibération peut être ordonnée par le maire. Le maire n’a pas jugé nécessaire d’y recourir et pour cause, il menait la charge avec ardeur !

Les raisons de la colère

Sans doute P. Pemezec tient-il les élus de gauche pour responsables des suites judiciaires engagées. Sans doute les tient-il pour responsable de l’enquête du site Médiapart (voir plus bas). D’ailleurs, à en croire les résultats de l’enquête menée par le site, Claire Checcaglini semble avoir touché là où ça fait mal. L’enquête de Mediapart tendrait à confirmer sans ambiguïté les propos même du maire. Les éléments troublants dans cette affaire sont nombreux et nous faisons confiance en la justice pour dénouer le vrai du faux et prendre les mesures qui s’imposent.

Il n’est pas concevable de laisser perdurer une telle situation qui dénature le fonctionnement démocratique normal de l’assemblée. Le débat municipal ne se réduit pas à une chasse à courre dont les élus de l’opposition seraient le gibier. L’opposition se réserve pour le moment le droit et la manière de mener les actions de justice qui découlent de ces événements :
- diffamations (au mieux) à l’encontre de plusieurs élus locaux de gauche ;
- annulation d’une délibération qui apparaît illégale sur de nombreux points :

  • le caractère "détachable" de sa fonction de maire, s’agissant de propos et actions à caractère raciste ;
  • le fait que ce qui est reproché au maire soit relatif au parc HLM du Plessis, géré par le département, et non la mairie ;
  • la protection ne peut se faire que sur présentation d’actions tangibles et précises et non "... à raison des déclarations de certains représentants de partis politiques, reprises par la presse".

Nous prions l’équipe municipale de prendre particulièrement soins de conserver les enregistrements vocaux et vidéo de la réunion, afin d’éviter qu’ils ne soient malencontreusement "effacés", comme il est déjà arrivé par le passé sur une affaire similaire [1].

La gauche n’est pas seule à s’indigner

Même si l’on peut avoir de sérieux doutes en entendant en particulier régulièrement certains propos de notre président et de ses ministres de l’intérieur successifs, il est cependant hors de question pour nous de faire l’amalgame entre droite républicaine et racisme. L’ensemble des faits tendent à prouver définitivement que P. Pemezec ne fait plus partie de cette droite républicaine. Frédéric Garcia, représentant local bien connu de droite a tenu a dénoncé lui aussi avec force les agissements du maire et il n’a pas hésité à se joindre aux élus et militants de gauche lors d’une mobilisation dimanche 25 mars au marché du Plessis.

P. Garcia dénonce également les manœuvres du maire lors du dernier conseil municipal, que ce soit le filtrage de l’accès à la salle ou la demande déplacée de protection.
Les verts ont également fait part de leur indignation devant ces agissements intolérables.

Il existe une méthode pacifique pour éradiquer cette délinquance : celle de ne pas réélire ces personnes le moment venu.

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notes :

[1ce qui n’avait pas empêché la justice de prononcer la culpabilité du maire


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