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lundi 12 novembre 2012
Tribune de l’opposition de décembre 2012

— Notre maire continue d’avoir la mémoire courte

En parcourant les pages du journal « Le Petit Robinson » du mois de novembre, on peut être surpris de l’engouement toujours croissant de notre maire en ce qui concerne le rugby, enfin plus précisément le Racing.

Dans ce dernier numéro, rien moins que deux pages et demi plus la couverture sont destinées à l’apologie du Racing. On peut lire : « C’est officiel, Le Plessis Robinson est devenu une ville de rugby ». On se demande si le maire connaît bien notre ville, puisque le Plessis est une ville de rugby depuis… 1950 !!!

Il nous paraît donc bon de refaire un peu l’historique de ce sport dans notre ville que le maire semble manifestement ne pas connaître.

Le « Club Sportif Municipal Rugby » a vu le jour en 1950 et pendant 40 années a participé à toutes les compétitions en Île-de-France, et ce dans toutes les catégories d’âge, de poussins à seniors en passant par minimes, cadets et juniors. L’équipe fanion a figuré à plusieurs reprises au championnat de France atteignant même une ½ finale et deux places de ¼ de finale. Les jeunes, benjamins et minimes ont quant à eux obtenu le titre de champion d’Île-de-France.

Malgré ces résultats brillants et sa forte attractivité sur les jeunes de notre ville, M. Pemezec a décidé peu après son arrivée, pour des raisons de basse politique, que ce sport ne devait plus être pratiqué au Plessis. Il a supprimé les deux terrains de rugby dans le nouveau stade qui allait être aménagé. Il condamnait ainsi d’un seul coup plus d’une centaine de joueurs, pour la plupart des Robinsonnais, à ne plus pratiquer leur sport.

Ce n’est que grâce à la bienveillance de la ville de Meudon qui les a accueillis sur le stade de Milandy, que le club a survécu et qu’il continue son activité, grâce aux bénévoles, et toujours avec des sportifs du Plessis Robinson, notamment de très nombreux jeunes.

Manifestement plus enclin à rechercher l’éclat médiatique, propre à sa gloire personnelle, le maire a accueilli, à la place du rugby, un club de football américain, sport quasi-inconnu en France mais qui, à l’époque, participait au championnat d’Europe.

Quinze années ont passé, les résultats du foot américain ont baissé, et le maire, en manque de paillettes, a été brusquement attiré par un club de prestige, le Racing Métro. Ce dernier recherchait un emplacement pour regrouper différentes structures, chassé d’Antony par une vaste opération immobilière destinée à la spéculation. Ni une, ni deux, le foot américain à son tour a été mis à la porte pour faire place nette et dégager des terrains au nouvel arrivant.

En peu de temps un accord a été conclu et le Racing s’est vu installé sur le stade du Plessis-Robinson, devenant possesseur pour 50 ans de la moitié des installations sportives de plein air de notre ville, dont se retrouvent exclus les sportifs robinsonnais.

Mais le Racing n’est pas et ne sera jamais un club de notre ville. Son stade se trouve à Colombes et demain il ira à Nanterre où un stade est en cours de construction.

Aujourd’hui ce club occupe les terrains de notre ville et vient de créer une « école de rugby » ouverte aux communes du sud des Hauts-de-Seine. Ceux-ci pourront s’y inscrire jusqu’à 15 ans, et les meilleurs pourraient rejoindre les équipes de cadets. Mais pour tous les autres qui n’auront pas été retenus, ils seront priés de quitter les lieux puisque le rugby local ne fait pas partie des préoccupations du maire.

Pour satisfaire son égo, pour se glorifier d’accueillir un club de haut niveau le maire a porté atteinte au sport dans notre ville.

Alors, Monsieur le maire, un peu de pudeur. Non le rugby ne vient pas de naître au Plessis-Robinson. Il existait et c’est vous qui avez tenté de le tuer.

Mais il existe toujours sous le nom d’ « Entente Plessis-Robinson-Meudon » et vient encore cette année de gravir un échelon supplémentaire. Il garde ses couleurs, pas ciel et blanc, mais jaune et noir, les vraies couleurs du rugby au Plessis depuis plus de 50 ans !


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