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samedi 10 novembre 2012
Tribune de l’opposition de novembre 2012

— Bonnes feuilles d’automne
— Gommer l’histoire du Plessis-Robinson

Bonnes feuilles d’automne

L’automne, le retour d’un temps qui incite à la lecture, apporte des moments propices pour se plonger dans un bon bouquin.

Un livre en particulier a retenu notre attention. Il s’agit d’une satire politique écrite par Mme Marie Célie GUILLAUME, ex-directrice de cabinet de Monsieur DEVEDJIAN (la publication de ce livre lui a coûté sa place au conseil général). Il ne s’agit ni plus ni moins que de l’histoire de la succession de l’ancien Président de la République (Rocky) dans le (très riche) département des Hauts-de-Seine.

Nous y découvrons de très nombreux acteurs, tous affublés de pseudonymes dont il s’agit au fur et à mesure de découvrir à qui ils appartiennent.

Dallas fait pâle figure car tels les EWING, ils vont tous se déchirer pour s’assurer que la Cour du 92 ne soit plus dirigée par « l’arménien ». Depuis son accession à la présidence, il était devenu, subitement, l’ennemi public numéro un. Il avait notamment promis, en arrivant à ce poste, de nettoyer les écuries !

Notre maire n’est pas en reste dans cette fable politique. Ami proche du prince Jean, il va tout mettre en œuvre pour lui permettre de déstabiliser son ancien mentor. Son talent reconnu d’intriguant va le voir affublé du nom de « cinglé picrochole ». De quoi ou de qui s’agit-il ? Le picrochole est un personnage du roman « Gargantua » de François RABELAIS. Picrochole décide de faire la guerre à Grandgousier, père de Gargantua, à cause d’une histoire de fouaces soutirées. A l’inverse, Grandgousier tente d’obtenir la paix et de rappeler à son voisin leur ancienne et profonde alliance. Il est même disposé à lui faire honneur.

EDIFIANT ! A lire sans retenue au moment qui plus est, où la succession de N. SARKOZY est ouverte et où l’on voit les prétendants au trône COPPÉ et FILLON se déchirer pour le pouvoir (nous sommes bien toujours au 15e siècle !!).

Beaux exemples pour la France qui se lève tôt

Le livre de M.C GUILLAUME est publié aux éditions du Moment

Gommer l’histoire du Plessis-Robinson

La bonne gestion d’une commune se mesure, non seulement, au dynamisme de sa politique municipale mais également à la volonté de celle-ci de préserver et de valoriser le patrimoine historique de son territoire.

Sans être passéiste, qu’en est-il aujourd’hui pour notre commune ?

Des projets immobiliers chers au maire ont détruits hier des équipements structurants et identitaires de notre ville. Ils menacent aujourd’hui les restaurants « Panoramic » et « l’Ermitage » qui sans la mobilisation du voisinage et des amoureux de la Vallée au Loup seraient aujourd’hui sous les coups des pelleteuses pour laisser la place aux bétons et aux fers forgés d’immeubles exclusivement de grand standing. Mais ces restaurants ne sont pas seuls à être en ligne de mire du maire.

Lors du dernier conseil municipal, nous avons appris que la ville allait acquérir pour 750 000 € le « Café Chrétien » rue de Malabry afin de réaliser un nouvel ensemble immobilier. Nous regrettons ce choix d’autant que cette vente est motivée uniquement par les difficultés de l’association à entamer de lourds travaux de rénovation de son patrimoine. Pourtant des aides existent, notamment par la Communauté d’agglomération des Hauts-de-Bièvres pour aider l’amélioration de l’habitat privé. Pourquoi la Ville du Plessis Robinson ne s’engage-t-elle pas de la même façon et ne propose-t-elle pas une aide afin de préserver ce patrimoine historique ?

Il en est de même pour la belle propriété (1 250 000 euros) située au 73 avenue de Robinson. Là encore le projet est clairement annoncé. Un nouveau programme immobilier va voir le jour dans ce quartier. Les autres pavillons n’ont plus qu’à faire de la résistance car quand la pieuvre est là…..

Au Plessis, riche de son histoire, il y avait aussi « Le Grand Arbre de Robinson et ses guinguettes » malheureusement aujourd’hui disparus.

A force de vouloir gommer l’Histoire de notre ville, soit en détruisant des équipements identitaires, soit en changeant le nom des rues, des équipements publics, des squares de notre ville ou bien en modifiant sensiblement sa composition sociale nous perdons un peu plus notre âme.

Mais les bons sentiments ont peu de poids, il est vrai, face aux affairistes et aux spéculateurs immobiliers. Particulièrement quand on n’a pas la volonté politique de s’y opposer.


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