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mercredi 24 avril 2013
Ermitage-Panoramic : la mobilisation ne faiblit pas.

En page 9 de son projet municipale pour l’élection de 2008, P. Pemezec le clamait haut et fort :

Le Conseil Général (CG) a racheté le Panoramic et l’Ermitage pour empêcher, à sa demande, toute opération immobilière devant ce panorama exceptionnel !

Des promesses vite oubliées puisque, dès 2010, soit 2 ans plus tard, le maire devait s’expliquer devant les riverains de sa proposition de rachat du terrain au CG pour en faire ... une opération immobilière. Malheureusement (pour lui), les riverains ne semblent pas s’en laisser conter et restent mobilisés pour faire annuler le projet.

Nous aussi !

Cynisme ou imprévoyance ? Nous préférerions la seconde solution, mais c’est probablement la première qui caractérise la position du maire dans cette affaire. En établissant son projet municipal lors des élections de 2008, le maire semblait fortement engagé dans un projet de réhabilitation de la zone qui avait tout pour plaire. Pour étayer son propos, le maire soulignait le besoin important de son élection au Conseil Général (CG) [1]. Depuis, celui-ci est vice-président au CG (il y en a 13 !), en charge de l’environnement. Il était donc responsable au premier plan du dossier.

Promesse de campagne vite oubliée, comme ne nombreuses autres, les premiers développements de l’affaire ont été rapportés en détail dans notre article de juillet 2010. Depuis, le projet du maire a bien avancé. La zone fait l’objet d’une attention toute particulière dans la modification du Plan Local d’Urbanisme (PLU  ) actuellement proposée par le maire et pour laquelle vous pouvez vous exprimer. A la faveur d’un « plan de masse », disposition peu habituelle pour ce genre d’opération, le maire dévoile les contours du projet : trois bâtiments de 5 étages plongeant vers la Vallée aux Loups. Selon le maire, la hauteur effective par rapport à la rue de Malabry de l’équivalent d’un étage, mais rien ne le garantit. Comble de l’ironie, le maire fait état, dans la notice explicative de modification du PLU  , de « percées visuelles » entre les bâtiments, qui ne sont que des séparations entre les bâtiments qui permettront d’entrevoir le magnifique panorama dont pourront disposer les occupants.

Rappelons que L’Ermitage, ancienne guinguette et pavillon Espagnol de l’exposition universelle de 1889, est répertorié à l’Inventaire Général du Patrimoine Culturel d’Ile de France.

Choqués par le revirement du maire et par l’absence de toute possibilité de concertation (« faites moi confiance », clamait le maire en juillet 2010), les riverains ont constitué une association loi 1901 nommée Comité de Quartier Chateaubriand avec pour objectif d’annuler la vente ou, a minima, le projet du maire et revenir au projet initial du CG.

Depuis, le comité n’a pas ménagé sa peine.

Premier élément de contestation : la vente du terrain par le CG à des conditions pour le moins avantageuses, à contre-courant de l’intérêt public. Le CG a nié, argumentant que la cession ne prévoit que la reconstitution de la balade reliant les deux parcs et le confortement du terrain.

(extrait d’un courrier du Conseil Général au Comité Chateaubriand)

Pourtant, le même document de cession fait état d’une clause de reversement par la commune de 50 % des bénéfices tirés d’une éventuelle revente. Deuxième hic, l’impossibilité d’obtenir l’acte de vente au complet, incluant les pièces annexes, où semblent figurer des plans précis du projet du maire ! Difficile alors de croire en la bonne foi du département.

Deuxième angle de contestation, les risques que feraient courir aux habitants en contrebas, rue de la Fontaine au Plessis-Robinson, les travaux de construction, sur une zone d’une déclivité particulièrement impressionnante.

Pour ces divers éléments, l’association a porté plainte contre la Ville, le Conseil Général et le notaire.

Troisième angle d’attaque : le bien-fondé de la procédure de modification du Plan Local d’Urbanisme PLU  ) faisant actuellement l’objet d’une enquête publique : le comité dénonce un projet contraire à l’intérêt général.

Le Parti Socialiste du Plessis soutient l’association et son combat mais ne restera pas non plus les bras croisés et a également fait part au commissaire de l’enquête publique relative à la modification du PLU   de son indignation et sa contestation de cette destruction programmée du patrimoine et de l’environnement au profit de spéculations immobilières (parmi d’autres éléments très contestables).

Nous proposons la création d’un jardin reliant le Parc Henri Sellier à celui de la Vallée aux Loups, avec une réhabilitation du patrimoine. Le Plessis a largement les moyens de dépenser 1 M€ pour conforter le terrain et réhabiliter l’ensemble et pourra sans difficulté trouver des subventions. Entre écomusée dédié à l’histoire du Plessis, jardins partagés ou véritable guinguette permettant de (re)dynamiser le quartier, les solutions sont multiples. Si les Robinsonnais en décident, nous les trouverons avec eux et les riverains.

notes :

[1rappelons, car c’est assez loin et très compliqué, que le P. Pemezec avait été invalidé en 2007 de son élection de député et avais demandé à J. Perrin, alors en poste au CG, de démissionner pour que P. Pemezec puisse prendre sa place


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