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lundi 27 mai 2013
Tribune de l’opposition de juin 2013

— Nous avions rêvé d’un autre PLU  

La municipalité a interrompu en février la modification du Plan Local d’Urbanisme (PLU  ) pour la relancer en avril à la faveur d’un nouveau décret simplifiant la procédure et limitant les points soumis à révision, donc à concertation.

Le Conseil Municipal n’a pas délibéré sur ce point mais nous aurions voté évidemment contre une procédure qui limite ainsi la participation citoyenne. Il est regrettable qu’une municipalité autoproclamée porteuse d’un projet de ville durable tente d’imposer des projets dont un minimum de concertation aurait démontré l’objection citoyenne.

Le PLU   sert à la fois de boussole et de cap à la stratégie urbaine d’une ville. Le PLU   de la ville du Plessis-Robinson date de 2007 et s’appuie sur des données de 2006 voire de 2004. Monsieur le maire, vous qui vous dites chef d’entreprise, quelle société amenderait sa stratégie sur la base d’informations de 2004 ? Aussi surprenant que cela puisse paraitre, la stratégie urbaine du Plessis-Robinson s’appuie sur la volonté d’atteindre … 25 500 habitants en 2015… Nous sommes 28 000 et nous sommes en 2013. Peut-être faut il changer de cap ?

Quelles sont les « modifications » soumises à l’enquête publique :

  • Déplacer le lycée du terrain de la CAF vers le pôle technologique : tiens ? Nous n’avions donc pas de terrain à proposer à la Région cet automne lorsque la Région délibérait ? Détruire des emplois pour héberger un lycée pour lequel la ville a déjà acquis un terrain mais satisfaire un promoteur…trop heureux de récupérer la parcelle de la CAF en bord de bois à 100 mètres du nouveau tramway ?
  • Imposer un projet tout fait sur le site du Panoramic / Ermitage : détruire l’Histoire du Plessis-Robinson, oublier le classement du patrimoine, passer en force un projet au mépris des riverains, mais satisfaire sans doute un promoteur… impatient de construire une résidence s’ouvrant sur la vallée aux loups ?
  • Changer l’affectation de 2 parcelles autour du carrefour Croland au détriment des espaces boisés classés avoisinants mais satisfaire un promoteur… ?
  • Amender différents points réglementaires autorisant à imperméabiliser les sols (tant pis pour certaines caves du Plessis-Robinson déjà inondées lors de forte pluie), à détruire la biodiversité, à densifier localement (300 logements en plus) mais surtout globalement (+10% sur toute la Ville) sans évaluer les besoins en équipements publics, sans valider l’impact sur l’environnement, sans analyser les conséquences sur les déplacements ou le stationnement déjà mis à mal …mais satisfaire encore les promoteurs ?
  • complexifier encore le plan de zonage ou créer de nouvelles exceptions (sur les retraits, sur les emprises…) dont certaines calées au mètre près sans vision globale de la Ville … mais satisfaire des intérêts sans doute individuels ?

Bref, le Monopoly continue : acheter, densifier, vendre … seul cycle capable, peut être, de renflouer des caisses vidées par les choix de l’actuelle majorité ?

L’évolution proposée ne permet par contre pas de mettre en cohérence le Règlement Local de Publicité de 1994, de rendre ce PLU   compatible avec le Grenelle, de préparer un PLU   intercommunal…

L’opposition s’est exprimée lors de l’enquête publique et l’analyse de ces points démontre qu’ils ne sont pas licites ou même acceptables.
Nous avons fait un rêve : Monsieur le maire annulait la procédure pour ne modifier finalement que quelques points consensuels. Compte tenu de l’imminence des élections, il mettait à profit 2013 pour actualiser le diagnostic du territoire, écouter sa population, évaluer le PLU  , prendre en compte le futur SDRIF   et définir de vrais objectifs urbains.

Pris d’une volonté de transparence inédite, il intégrait à cette réflexion l’opposition, les citoyens et les associations laissant ainsi à la majorité élue en 2014 le soin de réviser en profondeur le PLU   actuel pour donner à la ville une stratégie urbaine tournée vers l’avenir et l’intérêt général…

Monsieur le maire, vous qui aimez (nous faire) rêver… On fait comme cela ?


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