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mardi 21 mai 2013
La vérité sur le lycée
Quand le PLU trahit son concepteur

Beaucoup a déjà été dit sur le lycée, objet de batailles de communications depuis au moins dix ans entre la région Île-de-France et P. Pemezec. Passons rapidement sur les aspects historiques du débat et concentrons nous donc sur les derniers éléments qui mettent à nouveau en lumière les contradictions des discours du maire : quand le maire pétitionne pour tromper son électorat, les documents d’urbanismes qu’il révise très régulièrement en disent long sur ses intentions réelles.

Tant que M. Pemezec sera aux commandes de la ville, il n’y aura aucun espoir pour voir un nouveau lycée au Plessis-Robinson.

Le faible engagement du maire, pour ne pas dire plus, pour l’éducation nationale n’est pas une nouveauté. On trouvera ça et là de nombreuses traces de son mépris pour le système, dont nous nous faisons régulièrement l’écho. Sur le lycée, si le maire avait suivi les propositions très concrètes de la Région il y a dix ans, le Plessis-Robinson disposerait à l’heure actuelle d’un lycée flambant neuf, ainsi que d’une école primaire neuve. Pour le maire, cela aurait cependant signifié l’annulation de projets immobiliers juteux.

En 2010, la municipalité avait acquis un terrain dans le quartier du Bois de la Solitude, appartenant à la CAF, pour 11 millions d’euros, afin de le céder pour 1€ symbolique à la région pour la construction d’un lycée.

Aujourd’hui, le maire nous rejoue exactement le même disque, ne pouvant se résigner à réserver un terrain, c’est à dire pour lui, perdre un terrain pour son sport favori : la spéculation immobilière. La proposition de modification du PLU actuellement formulée par le maire en est une flagrante illustration. Rappelons que cette modification avait été discutée en juin 2012 en conseil municipal, soit bien avant le vote de la Région pour la planification des constructions et rénovations des lycées.
La réservation d’un terrain pour le lycée était donc bel et bien ... fictive.

La photographie suivante illustre le terrain soi-disant réservé par le PLU   actuel en rouge et celui proposé par la modification.

  • Sur le choix initial du maire de réserver l’emplacement sur le terrain de la Côte Sainte-Catherine.
    • On constate en premier lieu que, contrairement à ce qu’affirme le maire partout, seule une partie du terrain acheté 11 M€ (ce qui semble beaucoup) avait été réservée pour le lycée : 1,2 ha sur 2 (voir figure). Cette partie comporte pour environ 1/3 des espaces boisés classés forcément inconstructibles. Cela réduit notablement l’espace utilisable, sauf pour un espace vert attenant. Vu le prix du terrain, l’emplacement et la situation financière de la ville, on « comprend » que le maire ne s’attarde pas sur sa « proposition » et engage au plus vite les formalités pour tirer bénéfice de son achat.
    • On note d’ailleurs que les bâtiments et la plupart des arbres sont déjà rasés depuis longtemps (plus de 600 000 euros de frais en 2012), ce qui aurait dû être à la charge de la Région : ceci prouve que M. Pemezec avait anticipé depuis longtemps (permis de démolir en mai 2011) la véritable affectation du terrain et qu’il ne compte pas perdre de temps dans cette affaire (le temps, c’est de l’argent).
  • Sur le nouvel emplacement « réservé » dans le Parc Technologique. Ce choix implique la suppression du Parc Technologique, pourtant reconnu dans le rapport de présentation du PLU   actuel comme un secteur essentiel de la vie économique de la ville. La modification proposée du PLU   est donc en opposition avec les intentions du PLU   actuel, comprenne qui pourra. On constate surtout que cet emplacement est entièrement couvert par des immeubles de bureau très récents hébergeant l’activité de diverses entreprises. Pour y construire un nouveau lycée, il faudrait donc au préalable :
    • acheter les terrains en question (seul environ un tiers est aujourd’hui propriété de la ville) ;
    • faire déménager ces entreprises, et donc des emplois, ailleurs ;
    • détruire des bâtiments très récents : bonjour le développement durable.

La justification du nouvel emplacement pour le lycée repose sur l’arrivée du Tramway Antony-Clamart, mais l’emplacement actuel est lui aussi proche du tracé prévu de la ligne !

Enfin, si la Région n’a pas pu se satisfaire d’un terrain qui n’était pas disponible lors du vote de son Plan Pluriannuel d’Investissement(PPI), elle ne pourra pas accepter un terrain hypothétique lors du prochain vote et le maire le sait pertinemment. Cela lui permettra à nouveau de décrier l’action de la région.

La communication du maire pour le lycée est donc totalement irrationnelle. Seul le maintien de l’emplacement initial ou plutôt son agrandissement à l’ensemble du terrain (terrain de la CAF) peut permettre à la Ville de proposer un terrain effectif à la Région et donc donner ainsi administrativement une chance à ce projet d’intérêt général de voir le jour.

Il devient donc clair que tant que M. Pemezec sera aux commandes de la ville, il n’y aura aucun espoir pour voir un nouveau lycée au Plessis-Robinson.


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