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lundi 17 juin 2013
Tribune de l’opposition de juillet 2013

— Un jeune est mort : un crime fasciste
— Feu d’artifice

Un jeune est mort – Un crime fasciste

Le jeune Clément MERIC, brillant étudiant à Science-Po, a été assassiné par un des trop nombreux groupes d’extrême - droite qui sévissent sur notre territoire ; son crime, les avoir croisés au mauvais endroit au mauvais moment, mercredi 5 juin dernier.

La haine fasciste a encore frappé, galvanisée par sa présence permanente dans les manifestations contre le mariage pour tous. Il est temps que le gouvernement fasse en sorte de dissoudre ces mouvements anti-républicains, qui éclaboussent notre pays du sang qu’ils réclament, appuyés en cela par quelques hommes et femmes politiques de la droite extrême.
N’oublions pas l’histoire de notre pays quand ces soit disant patriotes ont pris fait et cause pour la France pétainiste et les envahisseurs allemands. Trop de complaisance à leur égard devient un crime contre la République.

C’est en cela que nous condamnons l’attitude de notre maire, Monsieur PEMEZEC, qui a refusé de nous laisser rendre hommage à ce jeune lors du conseil municipal du 6 juin. Notre groupe d’opposition, à l’initiative de Christophe LEROY, souhaitait que le conseil observe une minute de silence. Ce fut un refus catégorique, argumenté par une affaire étrangère à la gestion de notre ville et au nom de la démocratie.

Cette complaisance est coupable car elle refuse de condamner des actes qui visent justement à mettre en danger notre démocratie.

De plus, quelle leçon de démocratie avons-nous à recevoir de la part d’un maire dont le parti vient de s’illustrer lors d’élections internes où les coups bas et tordus de la part des dirigeants de l’UMP ont fait la une de l’actualité pendant des semaines entières ?

Dans quelle démocratie vivons-nous, dans une Europe qui compte près de 27 millions de chômeurs ? La vague brune est dangereuse ; elle sape nos démocraties dans une Europe toujours plus libérale et dont seul le profit trouve grâce aux yeux de ses dirigeants.

Alors, non, Monsieur le Maire, il n’y a pas de lieu ni de moment pour condamner toute atteinte à la démocratie.

Adieu, Clément MERIC, nous ne t’oublierons pas.

Feu d’artifice

Comme tous les ans, la fête des Guinguettes trouvera son apogée avec le tir du feu d’artifice pyrosymphonique sur le thème des années 90. Fête populaire par excellence, tout spectacle pyrotechnique, s’il n’est pas organisé et géré avec le sérieux requis, peut présenter des risques importants d’accidents. En juillet 1997, l’incendie d’un appartement à Bailly (78), provoqué par un choix hasardeux d’angle de tir, a causé l’hospitalisation de quatre personnes.

Concernant le dossier d’un feu d’artifice, le maire doit vérifier qu’il comporte les mesures nécessaires à son bon déroulement : date, lieu et heure du spectacle, mesures de sécurité retenues, stockage des artifices et qualification du responsable du tir. Au Plessis-Robinson, le feu d’artifice est tiré par des professionnels, dans le respect des règles de sécurité et à priori, les spectateurs ne risquent rien… Mais que dire des riverains par contre ?

La distance entre le lieu de tir et les premières habitations est inférieure à 100 mètres et compte tenu du relief, le risque n’est pas nul. Ainsi, chacun imagine que les habitants du 111 au 119 rue de Malabry sont idéalement placés pour assister au spectacle. La réalité est toute autre puisqu’ils sont sans doute un peu trop près si on en juge des scories qu’ils nettoient sur leurs balcons tous les lendemains de feu d’artifice.

Depuis plusieurs années, le syndic de ces immeubles se plaint auprès du maire des conséquences et des risques liés au spectacle... Il demande à ce que le pas de tir soit reculé et/ou que les explosifs utilisés soient moins puissants et/ou que les angles de tirs soient mieux ajustés…

Cette année, le maire a préféré prévenir que guérir et a donc transmis aux habitants concernés la solution proposée par le Laboratoire Central de la Préfecture de Police pour réduire les nuisances : vider les balcons, fermer les fenêtres, se calfeutrer chez soi… et attendre que cela passe sans doute.

Quand on connait les talents de communication du maire, on pourra s’étonner du caractère particulièrement péremptoire de la lettre et regretter que ces riverains n’aient pas été conviés à des réunions avec les artificiers pour les rassurer, leur permettre de voir les simulations informatiques ….

Un petit mot d’excuse pour la gène occasionnée aurait sans douté été apprécié… C’est mal connaitre notre maire.


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