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mardi 25 juin 2013
Bilan des opérations foncières de la ville en 2012

Le Conseil Municipal du 6 juin 2013 a permis de voter le tableau des cessions /acquisitions de la ville et de la SEMPRO. Vous êtes nombreux à vous interroger sur les acquisitions de la ville et les méthodes employées. PlessisPSWeb a donc fait pour vous le bilan des acquisitions (et cessions) pour 2012.

La ville continue sa politique d’acquisitions / préemptions avec pour unique objectif de faire de la spéculation immobilière. Quand on est maître des règles du jeu, le PLU, c’est bien évidemment beaucoup plus facile.

  • La ville a acquis le terrain et des locaux occupés par la société Air Liquide (en rouge sur l’image ci-dessous), environ 15 000 m², pour 5 500 000 €. Cependant, la ville n’a réglé que 3 000 000 € cette année et se fait donc une petite dette pour régler le reste en 2014 au plus tard (Conseil municipal du 18 octobre 2012). De plus, l’accord stipule que la ville règle également le prix du déménagement de la société, soit 800 000 €. Le terrain est situé en plein milieu de la ZIPEC  /NOVEOS  , avenue Descartes, et l’objectif est clairement affiché : transformer cette zone d’activité en zone d’habitation. La ville possède également deux autres terrains (en bleu) dans le secteur. Si le prix d’achat permet effectivement d’envisager une "belle" opération foncière, il reste que la localisation du terrain, en plein milieu de la ZIPEC  , séparé de la ville par deux artères importantes et par une ligne haute tension, ne laisse pas envisager un retour sur investissement avant de nombreuses années.
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  • Sur le secteur du Hameau, la ville a vendu la propriété du « 11 rue du Hameau » (en rouge ci-dessous), à une SCI dont le gérant est également propriétaire d’un bureau d’étude qui déclare maintenant son siège social à cette adresse. 470 000 € pour 500 m² de terrain (CM du 18-10-2011) ça ne nous parait pas bien cher. Un prix d’ami ? Nous saluons cette volonté inédite de l’équipe sortante de favoriser la mixité. Cependant, la zone du PLU   concernée est notée "UEc" : les usages tertiaires y sont donc limités à 15% de la surface des bâtiments. Pourquoi autoriser aux acheteurs un usage interdit aux citoyens lambda ?
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  • La ville achète par ailleurs un pavillon de 400 m² dans le même quartier (95 avenue Herriot, en bleu ci-dessus) pour 560 000 € : quel est l’objectif urbain poursuivi ? Pourquoi revendre une maison à un bureau d’étude et en racheter une plus petite et plus chère à 100 mètres de là ?
  • La ville achète un lot de copropriété au 227 rue d’Aulnay (520 000 € pour 127 m² ). On pourrait légitimement se demander la raison de cet achat mais cela serait jouer aux faux naïfs. Il s’agit bien entendu d’une nouvelle future opération immobilière… Est-ce le rôle d’une ville que de favoriser la spéculation et d’exclure progressivement non seulement les plus pauvres, mais aussi les classes moyennes ? Notons que cette propriété est en limite de l’exception de 65 m prévue dans la modification de PLU   et autorisant à avoir moins d’espace de pleine terre (donc de construire plus). Résumons, la ville préempte un terrain, modifie les règles d’urbanisme et revend toujours plus cher à un promoteur qui du coup reportera ces coûts aux futurs propriétaires...
  • La ville achète 200 000 € à la SEMPRO le café du Cèdre (en fait un remboursement en nature d’une autre dette dont nous ne saurons rien). De manière surprenante, deux pages plus loin, la SEMPRO vend ce même bien à la ville 167 000 €. Est-ce une erreur d’écriture ?

La SEMPRO s’exporte

La SEMPRO a acquis un terrain à Romainville et vend une partie des logements édifiés à Romainville-Habitat dans le cadre de l’opération « Villa Romana » menée en partenariat avec Prim’arte. C’est avec la même société que la SEMPRO a créé la SSCV D’ARTAGNAN pour monter trois opérations dites « Terrasses de Castelmore » (avec l’architecte attitré du Plessis, Xavier Bohl) sur Robinson dans le cadre de l’opération Bois Brulé/Résistance. Le monde est vraiment petit !

La SEMPRO, en mal d’opération d’envergure au Plessis, cherche à étendre ses activités et son périmètre d’action. Est-ce sain pour la ville ? Peut-on en toute transparence : conseiller la ville, aménager les quartiers et faire de la promotion ? Peut-on être partenaire de promotion et en tant qu’aménageur rester neutre ensuite dans l’attribution des terrains à ce même promoteur ?


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