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lundi 8 juillet 2013
Conseil Municipal du 4 juillet 2013 : La vraie place des handicapés au Plessis

A lire le rapport de la commission communale pour l’accessibilité aux personnes handicapées de la ville du Plessis Robinson présenté au conseil municipal du 4 juillet 2013, tout va bien pour les handicapés… ou plutôt, cela ne va pas si bien mais ce n’est jamais la faute de la ville !

Listons ensemble le contenu du rapport accessibilité :

  • Le PPP   améliore l’accès des voiries aux Personnes à Mobilité Réduite sauf quand le problème existait avant (rue étroite, rue à forte pente …) où là, bon bah… c’est compliqué… Alors la ville ne peut pas …
  • Pour sensibiliser les personnes valides qui occupent des places réservées, on pourrait s’attendre à ce que la police municipale ait reçu des ordres très stricts pour verbaliser (voire faire enlever) les voitures non autorisées mais non, la ville préfère s’enorgueillir que le Lyons Club ait payé des panneaux de sensibilisation,
  • Les félicitations sont de rigueur puisqu’« un feu tricolore a été aménagé avec un dispositif sonore à l’angle de l’avenue Charles de Gaule et la rue Arrufat à la demande de la Fédération des aveugles pour un de nos administrés ». Espérons que cet administré n’ait pas besoin de traverser d’autres routes ou que d’autres aveugles ne choisissent pas un autre feu pour traverser.
  • De nombreux équipements publics ne sont toujours pas rendus accessibles mais promis, ils le seront lors de leurs rénovations. Au rythme des réhabilitations d’écoles… il faudra être patient !
  • Une cinquantaine d’arrêts de bus ne sont pas accessibles mais là, c’est la faute de la CAHB   et cette fois, c’est décidé, l’adjointe au maire a demandé à ce qu’ils soient refaits pour octobre 2013 ! Que ne l’a-t-elle pas demandé plus tôt ? Allez, un peu d’espoir, si l’arrivée des municipales de 2014 pouvaient au moins servir à cela…
  • Seuls 12% des logements sociaux du Plessis sont accessibles : c’est la faute à l’OPDH ! A la question de l’opposition réclamant des précisions sur la baisse drastique de logements accessibles depuis 2009, un conseiller de la majorité affirme que l’OPDH s’est trompé… montrant ainsi son manque de connaissance du dossier. La simple lecture du rapport de la commission accessibilité lui aurait permis de constater que l’OPDH a changé ses méthodes de calculs. Propose-t-il en échange une solution ou des améliorations ? Non, il s’agit d’approuver le compte rendu, pas de rendre accessible la ville.
  • Les commerces ne sont toujours pas dans leur majorité, accessibles mais la ville sensibilise les commerçants… Au fait, qui loue ces commerces ? Ne serait ce pas la SEMPRO par l’intermédiaire de la DADSU … mais alors qui aurait du faire les travaux d’accessibilité ?
  • La ville peine à atteindre le taux légal d’employés handicapés mais progresse grâce à une convention pluriannuelle de 3 ans signée fin 2009. Autrement dit, le respect de la différence parmi les employés communaux ne relève pas d’une volonté municipale mais du respect de la loi !

Le travail et la motivation du personnel communal en charge de l’accessibilité n’est pas ici remise en cause. On ne peut que les féliciter de leurs efforts malgré le manque de volonté politique affichée de la municipalité.

Un exemple de cette vision très légaliste de l’accès aux handicapés est donné par le point suivant de l’ordre du jour. Nous avions dénoncés en son temps le choix de l’emplacement du Centre Municipal de Santé dont l’emplacement encaissé et inaccessible… Bon, passons ! Pour répondre à la réglementation PMR lors de la construction de ce CMS, la ville a bien fait les choses… Une rampe, une porte assez large … bref tout le périmètre légal. Sauf que … ouvrir une lourde porte qui s’ouvre dans le mauvais sens de la porte est impossible à faire de manière autonome lorsqu’on est en fauteuil roulant. Et voilà la ville contrainte, non pas de faire les travaux de mise en accessibilité, mais d’en évaluer le coût et de voir s’il n’est pas possible de faire financer la prise en compte de son erreur manifeste par le Fonds pour l’Insertion des Personnes Handicapées dans la Fonction Publique.

Si au-delà du respect de la réglementation, la ville prenait pleinement conscience des difficultés des handicapés et montrait une vraie volonté pour changer l’accessibilité, ce type d’erreur grossière de conception et d’usage n’existerait pas. Il ne serait pas nécessaire aujourd’hui de faire des travaux d’accessibilités couteux pour que les PMR puissent enfin accéder au centre de santé.


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