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lundi 8 juillet 2013
Compte-rendu du Conseil Municipal du 4 juillet 2013
Le maire manque de respect à l’opposition et aux citoyens

Bon, honnêtement, nous savions, à la lecture de l’ordre du jour que le conseil municipal du 4 juillet 2013 promettait d’être houleux mais nous n’imaginions pas que le maire nous ferait un tel show ! Les noms d’oiseaux proférés à l’encontre des élus de l’opposition, nous nous sommes presque habitués… C’est inacceptable mais c’est devenu un classique du théâtre de boulevard que la majorité appelle conseil municipal.

Ce soir, la comédie a viré à la dramaturgie lorsque le maire s’en est pris aux citoyens dont le seul tort est d’avoir osé critiquer la modification du PLU   et en particulier le projet de spéculation immobilière autour du Panoramic - Ermitage : le maire les a traités de « personnes désœuvrées », « en manque d’actions », de « poignée d’extrémistes »… La coupe était pleine, les élus de l’opposition ont quitté la séance suivis du tiers de la salle, tous écœurés par ces propos indignes.

Le maire a-t-il montré sa vraie nature ou cherche-t-il à cacher une piètre politique derrière un tempérament qu’il voudrait de feu ?

Au-delà de notre réaction légitime et de notre volonté de faire connaitre au plus grand nombre ce comportement indigne, nous tenions à rétablir la vérité sur les points à l’ordre du jour de ce conseil.

Absence de compte rendu du conseil municipal

Le fait que la population n’ait pas accès aux comptes rendus des conseils municipaux est déjà en soi une attaque contre la démocratie (participative) tant galvaudée par le maire (voir notre article). A la lecture de l’ordre du jour, nous pensions apprendre qu’un incident technique n’avait pas permis de rédiger celui du dernier conseil… et bien même pas… pas un mot d’excuse ou d’explication. Pas de compte rendu, c’est tout ! Heureusement, notre compte rendu est disponible.

Des ajustements de budgets en trompe-l’œil ?

La ville procède à différents ajustements en autorisant des dépenses non prévues de travaux, de voirie ou liées à la vidéo surveillance et en réduisant le recours à la dette en réinjectant les recettes de la vente du 176, avenue de la Résistance. Rien de plus classique… mais ?

Comment la ville peut-elle réinjecter l’intégralité des 2,5 M€ de vente du terrain alors même que le dernier conseil annonçait que la ville paierait 356 000 € à SHELL pour l’avoir lésé en exerçant son droit de préemption ? Où est donc passée cette somme et pourquoi ne pas l’avoir intégrée dans ces mouvements ? Peut être la ville souhaitait elle montrer sa volonté de réduire les déficits abyssaux (voir notre article) quitte à négliger ces 356 000 € de perte ? A cette demande de l’opposition, le maire préfère revenir sur nos récentes publications dénonçant les dérives budgétaire, qu’il ne juge bien évidemment pas à son goût. Il est vrai que notre analyse des comptes de la ville ne plaide pas en sa faveur. Il préfère évidemment répéter à l’envie : « Notre ville est bien gérée »… on appelle cela la méthode Coué !

Avenant sur le contrat des cantines scolaires

Le maire est-il un pervers ? Ne peut-il donc s’empêcher de mentir même quand cela ne s’impose pas ? La délibération suivante, relative à un avenant pour reconduire pendant un an le contrat sur les cantines du Plessis (société ELRES), et à la révision des tarifs, ne pouvait pourtant que mener à une approbation générale. Mais le maire ne peut s’empêcher d’y ajouter "sa touche", en témoigne ce paragraphe :

La réalité des choses est toute autre et pour s’en apercevoir, il faut aller dans les chiffres dans les annexes. La baisse est tout simplement due à la fin de la période d’amortissement de coûts de travaux réalisés par la société (imputés sur les tarifs). Il n’y a donc aucune économie (puisque c’était prévu dès de départ). Les tarifs, si l’on ne prend pas en compte les travaux et frais afférents, augmentent légèrement (mais raisonnablement). Pas de quoi s’énerver mais ... symptomatique.

Une subvention à la limite du ridicule

La ville a décidé de verser une subvention à la « Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme » (LICRA). On ne peut que se féliciter de ce soutien affiché à la lutte contre le racisme. Sauf que… à la première lecture, nous avions cru à une erreur mais il s’avère que cette subvention est de 150 € (non, non, il ne manque pas un ou plusieurs zéros). Quel dommage, un si beau geste, tellement porteur de communication, réduit à néant par une subvention si petite qu’elle en est ridicule ! Dans le même temps, le Mémorial départemental des anciens combattants d’Afrique du Nord se voit attribuer une subvention 19 fois supérieure. « Elle (la LICRA) n’en demandait pas plus ! », telle est la réponse d’un conseiller de la majorité bien inspiré… amis associatifs, vous savez ce qui vous reste à faire ! Il suffit de demander plus, voilà tout …
Pour rappel, le budget 2013 attribuait au « Racing Rugby Plessis Robinson » qui malgré son nom est une société de location de terrains et d’autres biens immobiliers, une subvention 113 fois supérieure.

Formons-nous à la gestion des budgets d’une ville

L’élu en charge du budget nous explique ainsi la différence entre autorisation de programme (qui constitue la limite des sommes pouvant être engagées pour un investissement) et crédit de paiement (qui constitue les sommes pouvant être payées une année pour couvrir ces autorisations de paiement). Ce petit cours pour nous expliquer que finalement les travaux de vidéo-protection seront menés et payés de manière plus significative cette année : au lieu de 750 k€, ce seront 1 250 k€ qui y seront consacrés (voir notre article). Ce cours est très instructif mais complétons le avec d’autres exemples, si les autorisations de programme pour la rénovation/restructuration des écoles François Peatrik ou Joliot-Curie sont prévues, les crédits de paiement (budget 2013) pour les travaux effectifs sont programmés respectivement en 2016/2017 et 2014/2015. « C’est notre choix et nous l’assumons » dit le maire… « La sécurité est ce qui était dans notre programme » rajoute l’adjoint de la sécurité qui se rappelle, pour une fois, un point de son programmePour la majorité sortante, il y a les investissements qu’il faut avancer compte-tenu de leur urgence (comme la vidéo-protection) et ceux, moins importants, qui peuvent attendre … comme les écoles !

Les associations de parents d’élèves par exemple de François Peatrik se rappellent effectivement que mi 2011, la municipalité leur promettait un début de travaux pour fin 2012… si votre enfant entrait en maternelle en 2011, il verra peut-être la nouvelle école en entrant en CM2…si les crédits de paiement ne sont pas encore décalés d’ici là…

Et si on reparlait du pôle culturel ?

Et oui, on avait presque failli l’oublier depuis quelques mois mais les études du pôle se finissent et les travaux vont commencer (si, si, là, c’est sûr !). C’est l’occasion d’acter l’explosion des coûts, que la commission technique avait anticipé dès la présentation initiale, avec un budget travaux qui flirte désormais avec les 29 M€ (travaux seuls). Retrouvez les détails dans notre article dédié.

L’extension de l’école Joliot-Curie

Tant annoncée, tant reportée … l’extension / restructuration de l’école Joliot-Curie vient enfin de trouver son architecte. C’est l’occasion pour le maire de montrer sa méconnaissance des règles de concours et à la ville d’afficher des délais irréalistes pour la fin des travaux. Il sera toujours temps si la majorité conserve la mairie d’expliquer pourquoi le chantier a pris 1 ou 2 ans de retard et pourquoi l’école, déjà nécessaire aujourd’hui, ne sera pleinement opérationnelle qu’en 2016 ou 2017 ! Retrouvez les détails dans notre article dédié.

La culture est elle réservée aux personnes aisées ?

La séance est aussi l’occasion d’approuver les tarifs de la MMD (Maison de la Musique et de la Danse). Retirée récemment de la compétence de la Communauté d’Agglomération des Hauts de Seine (CAHB  ) alors que celle-ci allait intégrer le quotient familial dans ses tarifs, la MMD, « en accord avec ses objectifs culturels », continuera dans le culte du prix unique privant ainsi de nombreux enfants d’origine modeste d’accès à la musique ou à la danse. Seules les familles nombreuses (et le personnel communal) pourront profiter de réductions de tarifs. C’était bien l’objectif (à moins que cela ne soit l’objectif) de la récupération de la Maison de la Musique et de la Danse : faire en sorte que les familles les plus aisées ne voient pas leurs cotisations augmentées. Cependant, suite aux propositions évoquées par l’opposition, et à court d’argument, le maire indique qu’il faudrait y réfléchir ! En attente que cette réflexion mûrisse, la ville ne pratique pas pour la culture ce qui fait la base de notre modèle social : la juste contribution en regard des revenus de chacun.

Un conseiller de la majorité, montrant ainsi le manque de logique de la politique municipale en la matière, tient à rappeler qu’aucune famille n’est laissée sur le bord de la route et que tous ceux qui se signalent sont aidés… C’est beau … mais le meilleur moyen n’est il pas d’appliquer les coefficients familiaux ? Pour l’actuelle majorité, les personnes en difficulté doivent en plus ravaler leur orgueil et quémander pour que leurs enfants puissent accéder à la culture. Nous n’avons décidément pas les mêmes valeurs !

Évidemment, la même logique radicale s’applique pour les ateliers d’anglais proposés sur le temps périscolaire en élémentaire. L’objectif n’est-il pas d‘aider les plus modestes en leur permettant d’accéder à ces ateliers qu’ils ne peuvent payer à leurs enfants par ailleurs ?

Quand la collectivité soutient les écoles privées

Cette année encore, la ville choisit de verser à l’école privée de Sceaux Sainte Jeanne d’Arc une participation financière aux frais de scolarité des enfants robinsonnais. Loin de nous l’idée de vouloir remettre en cause la liberté de choix éducatif des parents, mais est-ce le rôle d’une ville (attachée en théorie aux valeurs de l’école publique) de verser son obole aux écoles privées ? Nos impôts ne font ils pas plus sens lorsqu’ils contribuent au bon fonctionnement de nos écoles publiques et communales ?

La vraie place des handicapés au Plessis

A lire le rapport de la commission communale pour l’accessibilité aux personnes handicapées de la ville du Plessis Robinson, tout va bien pour les handicapés… ou plutôt, cela ne va pas si bien mais ce n’est jamais la faute de la ville. Retrouvez dans notre article dédié le détail de ces vraies/fausses excuses et un exemple précis montrant que si au-delà du respect de la réglementation, la ville prenait pleinement conscience des difficultés des handicapés et montrait une vraie volonté pour changer l’accessibilité, la ville n’afficherait pas tant de points noirs après 24 ans.

La SPL Plessis/Chatillon, un nouveau jouet pour la mairie ?

Le maire annonce la création d’une Société Publique Locale détenue à 90% par la ville du Plessis Robinson et 10% par la Ville de Châtillon qui remplacera la SEMPRO pour les opérations d’aménagement de la ville. Retrouvez dans notre article dédié les réponses embarrassées du maire quant aux justifications d’un tel rapprochement avec Châtillon ou comment la majorité a souhaité priver l’opposition de tout contrôle démocratique de cette nouvelle structure préférant la réserver aux « amis du pouvoir » comme le disait Christian Julienne pourtant peu soupçonnable de gauchisme.

Quand le maire montre son véritable attachement à l’environnement

« La France est foutue » … bon, le mot est dit. Voilà ce que pense le maire de la France et des normes, en particulier environnementales, que le législateur met en place pour protéger l’environnement. « Il faut au moins 3 mandats » Selon lui, un maire ne peut plus agir tant il est compliqué de respecter toutes les règles et du coup, il s’autorise dés qu’il peut à s’en affranchir comme le point sur le PLU   le démontre. Il préfère s’attaquer au gouvernement sans se rendre compte que 99% des normes environnementales sont issues du Grenelle, acté de manière certes quasi-unanime, mais du temps où la droite était au pouvoir… Dernière preuve s’il en fallait que la majorité actuelle n’a toujours pas compris que fleurir des jardinières n’était pas synonyme de protection de l’environnement et que le développement durable ne se proclamait pas mais se construisait !

La modification du PLU   ou quand la ville passe en force

Nous avions, lors de l’enquête publique, eu l’occasion d’exposer notre opposition à la modification du PLU   voulue par la ville. A l’issue de cette enquête, la ville a corrigé sa copie sur quelques points mineurs mais passe en force sur de nombreux autres. Retrouvez dans cet article, les détails de ce passage en force.

Le maire a très peu apprécié les questions de l’opposition et commencé à marquer un certain agacement avant que Benoit Marquaille ne fasse ses remarques et pose ses questions à propos du PLU   … Le maire répond en commençant par le lycée, « sobre », en traitant à nouveaux nos élus de « menteurs  », « gros menteurs » (à priori, c’est pire) , « incompétents  » … bref classique de son vocabulaire fleuri. Mais… sur le Panoramic-Ermitage, n’en pouvant plus, il devient tout rouge … Ah, il ne faut pas le chercher notre maire … le voilà qui traite les citoyens qui se sont mobilisés contre ce projet : « des militants activistes qui s’ennuient … », « des gens qui ne travaillent pas… », «  des personnes en mal d’actions … » … Nos élus ne peuvent en supporter plus, ils l’interrompent, annoncent leur intention de voter contre la modification et quittent la salle en signe de protestation contre ces insultes et ce manque de respect aux citoyens qui n’ont que le tort de ne pas être d’accord ! Outrée, le tiers de l’assistance quitte également la salle laissant le maire, sa majorité et les groupies acteurs d’un théâtre dont ils resteront les uniques spectateurs.

A partir de là, notre compte rendu ne rapporte plus les événements du conseil municipal (puisque nous l’avions quitté) mais uniquement les points restant à l’ordre du jour …

Ouverture des commerces le dimanche

Le point suivant concerne la demande d’obtention d’un arrêté préfectoral pour la création d’un PUCE (Périmètre d’Usage de Consommation Exceptionnel) qui autoriserait une ouverture sur toute la ville des commerces le dimanche pendant 5 ans. Cette proposition est liée à la condamnation du groupe Bricorama à ne plus ouvrir le dimanche sa trentaine de magasins en Ile-de-France… et donc à une perte de Chiffre d’Affaire du magasin en face du marché. Sur le fond, accorder une telle dérogation sur tout le territoire de la ville est une mauvaise décision car il entérine le contournement généralisé d’une législation protectrice des droits des salariés dans un secteur qui cumule faibles salaires, emplois précaires, saisonniers, à temps partiel et peu qualifiés.

Bricorama est cependant confronté à la concurrence de grandes chaînes comme Castorama à Vélizy et ce magasin répond à une demande réelle des Robinsonnais. Nous souhaitions donc demander à ce que ce PUCE ne soit pas étendu à l’ensemble de la ville, mais que ce soit un périmètre circonscrit au Bricorama qui soit proposé au Préfet.

Le Racing Club étend son emprise sur la ville

Le Racing Métro 92 est un peu à l’étroit… La ville lui a déjà "donné" une surface plus que confortable, la moitié des installations sportives de plein air de notre ville, et lui avait consenti jusqu’à mars 2015 une occupation temporaire du bâtiment au 6, avenue Descartes… Nos rugbymen d’élite manquent encore de place ! Ils souhaitent maintenant aménager un terrain entraînement pour les jeunes, de nouveaux vestiaires et même un club house sur ce même terrain de la rue Descartes. Le pire, c’est que la ville le leur accorde alors même que le nombre de jeunes du Plessis accueillis dans le club va passer de 180 à 120 (manque de places, on vous dit). Mais alors ? Cette convention d’occupation temporaire n’est elle pas en train de devenir définitive ? Imagine t-on vraiment que le Racing Club va rendre en 2015 le terrain après avoir aménagé autant d’équipements ? Jusqu’où ira l’expansion du Racing ?


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Site d'information de la section du Plessis-Robinson du Parti Socialiste