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lundi 2 septembre 2013
Tribune de l’opposition de septembre 2013

— Recours gracieux contre la modification du Plan Local d’Urbanisme
— Quel besoin d’une Société Publique Locale ?

Recours gracieux contre la modification du Plan Local d’Urbanisme

Une enquête publique (obligatoire) a eu lieu au printemps dernier pour recueillir les avis des Robinsonnais sur le projet de la municipalité du Plessis-Robinson de modifier son Plan Local d’Urbanisme (PLU  ).

Ces modifications stratégiques auront des conséquences négatives sur l’environnement, sur le développement durable et le devenir de notre localité puisqu’elles n’ont qu’un objectif au final : faire la part belle aux promoteurs immobiliers et permettre demain d’urbaniser des lieux de notre ville aujourd’hui préservés (Côte Sainte Catherine ; rue Paul Rivet ; rue de Malabry ; carrefour Croland…). L’objectif du maire est clair : dépasser les 30 000 habitants d’ici 2 à 3 ans.

C’est la raison pour laquelle vous avez été nombreux à vous être mobilisés contre cette modification du PLU   soumise à l’enquête publique. Vos avis étaient étayés et pleins de bon sens. Nous nous en félicitons et nous vous soutenons dans votre démarche participative.

Malgré cette forte mobilisation et l’expression clairement exprimée des habitants de notre commune contre le projet de modification du Plan Local d’Urbanisme (PLU  ) et malgré de sérieuses réserves du commissaire enquêteur et de la Direction Régionale et Interdépartementale de l’Équipement et de l’Aménagement d’Île-de-France, le maire a choisi de passer en force.

Pour toutes ces raisons un recours gracieux a été déposé par des associations robinsonnaises, les associations « P.L.E.S.S.I.S » et « Comité de quartier Châteaubriand » mais également par une personne physique, Monsieur Jean-François Papot, habitant du Plessis-Robinson.

Ce recours gracieux veut signifier au maire :

  • que le PLU  , document structurant de la politique urbaine de la ville, ne peut se faire contre les habitants, contre les règles et contre l’avis du commissaire enquêteur,
  • que le nouveau lycée ne peut se construire sur un site destiné à l’emploi,
  • que le terrain du Panoramic-Ermitage peut accueillir la maison de l’environnement qu’il avait promise en 2008 plutôt qu’une opération immobilière.
  • que la politique urbaine ne peut se faire sans intégrer le flux des nouveaux arrivants et les équipements publics qu’il suppose,
  • que l’avis des Robinsonnais est plus important que celui des promoteurs.

Le maire a donc maintenant le choix : repenser « gracieusement » son projet de modification ou attendre que le tribunal administratif annule sa modification de PLU   votée lors du conseil municipal du 4 juillet.

Si ce n’est pas le cas, le tribunal administratif statuera :

  • sur la forme car seule une révision était envisageable compte tenu des évolutions proposées,
  • sur le fond en prenant en compte la réserve du commissaire enquêteur et les raisons invoquées par les Robinsonnais.

Le maire a administrativement deux mois pour répondre.

Quel besoin d’une Société Publique Locale (SPL) ?

Lors du conseil municipal du 4 juillet 2013, le maire a annoncé la création d’une Société Publique Locale détenue à 90% par la ville du Plessis-Robinson et à 10% par la ville de Châtillon.

Cette SPL aura en charge de porter toute opération d’aménagement, toute opération de construction, toute acquisition et cession de baux commerciaux, toutes opérations financières, commerciales, mobilières et immobilières, etc. La SPL va s’occuper de tout.

Pourquoi Châtillon ? Pourquoi 10% ? Il est difficile de comprendre les synergies possibles entre deux villes qui ne sont pas liées géographiquement (ni limitrophe et elles ne sont pas non plus séparée par un espace naturel commun) et elles ne se trouvent pas, non plus, sur le même territoire de communauté d’agglomération.

Par conséquent, nous nous interrogeons sur les faces cachées de cette société partagée d’autant que la ville du Plessis à déjà un outil, la SEMPRO, qui répond parfaitement à ces mêmes objectifs.

Quel est le devenir de la SEMPRO ? De ses salariés ?

Sur les 9 membres qui représenteront notre commune dans la SPL, nous avons demandé à ce qu’un élu de l’opposition y siège, à la proportionnelle de la représentation du conseil municipal, comme c’est le cas aujourd’hui pour la SEMPRO. Le maire a refusé.

Encore une occasion de perdue pour améliorer la vie démocratique de notre ville, puisque cela aurait permis d’assurer un minimum de transparence et de l’information des élus et de la population.


1 Message

  • Tribune de l’opposition de septembre 2013

    17 septembre 2013 23:30, par tmu

    A propos de la SPL je vous transmets ce que nous avons écrit dans le Châtillon Information d’octobre 2013 :

    Châtillon vendu au Plessis Robinson pour 25 000€, un petit partage entre amis

    Les maires de Châtillon et du Plessis-Robinson viennent de créer une Société publique locale (SPL), afin de pouvoir contourner les règles contraignantes des marchés publics et potentiellement donner des emplois à leurs proches. La structure de cette société ressemble à celle d’une société de droit privé : un capital (250 000€), des actionnaires (2), des administrateurs (11), un statut, un objet, une comptabilité privée, des salariés, des directeurs (2), dont la rémunération est fixée par le conseil d’administration, où l’on va retrouver les deux comparses touchant des jetons de présence. L’objet de la société : l’aménagement et la construction. Les actionnaires : Châtillon 10%, le Plessis 90%, même si ces deux communes ne disposent d’aucune limite commune. Devenir entrepreneur sans risque avec l’argent public, sans se soumettre à la concurrence : trop facile ! C’est la porte ouverte au favoritisme et aux abus. Mais une reconversion possible pour deux maires peu scrupuleux.

    Jérôme Desquilbet
    http://chatillon.ecologiesolidaire.fr

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