Ensemble, donnons un autre avenir au Plessis-Robinson

Accueil » Le Plessis-Robinson » Lettres d’information » L’emploi au Plessis-Robinson : un enjeu et une (...)


mercredi 16 octobre 2013
L’emploi au Plessis-Robinson : un enjeu et une priorité.

Jean-François Papot veux faire de l’emploi au Plessis-Robinson un enjeu majeur et se différencie ainsi fondamentalement du maire sortant. Ce dernier ne s’en cache plus : il veut à terme supprimer NOVEOS  , la principale source d’emplois du Plessis alors que nous jugeons que celle-ci doit conserver sa vocation première et qu’il faut faire tout ce qui est en notre pouvoir pour cela. Plus généralement, nous voulons lever les barrières et interdictions que doivent subir les entreprises souhaitant s’implanter au Plessis.

S’il est élu, Jean-François Papot compte mener une politique résolument tournée vers l’emploi et l’économie pour prolonger localement la bataille conduite par le gouvernement et fournir à chacun les moyens d’accéder à une formation ou à un emploi. Pour cela, il faudra complètement réorienter les priorités de la municipalité.

Cesser les préemptions sur la zone industrielle et lui rendre sa vocation de bassin d’emplois sans chercher à la transformer en zone immobilière

Jusqu’en 2008, le maire actuel cherchait à attirer les entreprises sur notre territoire. Il s’était engagé en 2008 (programme pour l’élection municipale) à continuer cette bataille et il avait, sur ce point, notre soutien. Hélas, la crise et la suppression de la taxe professionnelle (par son propre parti) ont rendu les entreprises moins "attractives" pour une gestion "court-termiste" et, tournant le dos à ses engagements, le maire sortant a décidé de faire de NOVEOS   une zone d’habitation (pour la partie sur le Plessis-Robinson). C’est ainsi que les 150 emplois d’Air-Liquide (9 rue Descartes) sont partis pour Bagneux suite à la préemption faite par la ville en 2012. Bien sûr, le maire ne s’est pas vanté de cet exploit.

Si le logement est effectivement une priorité pour nous, il est évident que l’on ne peut opposer emploi et logement et que la méthode employée (jusqu’alors dans le reste de la ville) ne peut répondre aux attentes. Préempter au prix le plus bas possible et revendre à des prix exorbitants conduit les promoteurs à ne proposer que des logements de luxe, écartant ainsi les classes moyennes du Plessis (ne parlons même pas des classes modestes et du logement social).

Notre ambition est tout autre. Elle vise à concilier à la fois emploi et aménagement de la ville au service de tous.

D’ailleurs, le projet du maire ne fait pas que des émules et les entreprises commencent à s’inquiéter très sérieusement de la tournure des choses. Certaines préemptions rue Descartes ne se passent pas vraiment comme prévu et font l’objet de recours devant la justice [1]. Rappelons que la préemption se fait (heureusement) dans un cadre légal et que celle-ci doit répondre à un projet précis et voté, pour le bien de la communauté. Quel peut bien être l’intérêt pour les Robinsonnais de remplacer des emplois par des habitations de luxe dont ils ne pourront pas, pour la majorité, profiter ?

On notera d’ailleurs que la zone semble toujours attractive pour les entrepreneurs puisque des travaux importants y sont toujours réalisés (voir photo ci-dessous). Le maire sortant ne semble pas s’en soucier et préfère déléguer le problème de l’emploi aux autres villes et au gouvernement tout en les critiquant.


Travaux de rénovation du bâtiment situé au 15 rue Descartes, qui fait l’objet d’un conflit entre la ville, qui veut préempter, et son propriétaire, qui refuse de vendre

Permettre aux entreprises de se développer dans le reste de la ville pour créer des emplois et apporter aux commerçants une clientèle nouvelle

De manière vraiment étonnante, le PLU  , dont nous avons combattu avec force la dernière modification(et qui fait l’objet d’un recours) interdit l’emploi tertiaire et les bureaux au Plessis (hors NOVEOS  , bien sûr) ou le limite très fortement. Nous ne comprenons toujours pas la raison d’une telle interdiction qui :

  • empêche de créer des emplois locaux dont les Robinsonnais ont besoin, les obligeant à se déplacer dans le reste de l’agglomération (avec, de plus, des transports en commun qui semblent éviter tant qu’ils peuvent le centre ville),
  • limite fortement l’activité de commerce, de restauration et d’hôtellerie de la ville.

Petit à petit, le maire a vidé le Plessis-Robinson de la plupart des services publics (centre des impôts, centre CPAM ...) mais également de services privés. Dernier exemple en date, la station-service de la rue de la Résistance, dont le terrain a fait l’objet d’une préemption pour une bouchée de pain, revendu 4 à 5 fois plus cher les jours suivants [2]. La dernière préemption du tabac autour du secteur Colbert participe sans doute de la même logique mais laissons au maire sortant le bénéfice du doute...

Les difficultés que rencontrent actuellement les commerces au Plessis ne doivent rien au hasard et à la fatalité. Si de nombreux pas-de-porte du projet de reconstruction de la cité dite "jardins" n’ont pas encore trouvé acquéreur, c’est bien à cause des charges très importantes que les commerces doivent subir (à cause des prix exorbitants imposés par la mairie et la SEMPRO), de la faible attractivité du centre, d’accès difficile, sans parler bien sûr des travaux incessants et de certains aménagements pour le moins déconcertants, limitant voire empêchant l’accès à certains commerces.

Ensemble, nous devons faire les choix qui construiront l’avenir d’une autre ville, une ville qui conforte le bassin d’emplois de NOVEOS   et favorise ailleurs la mixité nécessaire entre l’emploi, les commerces et les logements, une ville au développement réellement durable, une ville tournée vers la solidarité.

notes :

[1Décidément, la mairie ne compte plus les recours en justice, tant ils sont nombreux.

[2Il y a cependant eu un recours en justice et la ville a dû se résoudre à indemniser plus correctement la société, limitant la "culbute" à presque 3 fois.


Version imprimable de cet article Version imprimable
Site d'information de la section du Plessis-Robinson du Parti Socialiste