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mercredi 25 septembre 2013
L’Education au Plessis : qui s’arrange avec la vérité ?

Le maire se sent obligé de répondre sur ses blogs à notre récent tract sur l’éducation et nos propositions pour le Plessis-Robinson. Comme d’habitude, il ne s’embarrasse pas de faux-semblant, encensant son (in)action, critiquant systématiquement celle du gouvernement ou de la région et ... nous traitant de menteurs, ce qui, en l’absence d’argument valide, semble être son axe de campagne pour les prochaines élections. Nous ne pouvons que lui retourner le compliment.

« Pas moins de 3100 élèves, rien que pour les écoles maternelles et élémentaires de notre ville ! Ce chiffre est une nouvelle fois en augmentation par rapport à l’année dernière, preuve du dynamisme de notre ville qui accueille chaque année de nouvelles familles attirées par le cadre de vie verdoyant, les parcs et jardins… et des équipements scolaires sans cesse modernisés et agrandis. » (Billet de M. Pemezec du 3/9/13)

Ce que le maire ne dit pas, c’est que depuis 24 ans, seule la capacité de nos équipements scolaires est agrandie. Leur superficie, par contre, est toujours revue à la baisse : plus d’élèves avec moins d’espace… Tel est le mot d’ordre de l’équipe municipale. Cela a été le cas sur l’école de la Ferme, sur l’école Anatole France, sur l’école Joliot-Curie (déjà en 2004) ou sur Louis Hachette… C’est encore le cas pour Joliot-Curie et cela sera pire sur François Peatrick.

Ce que le maire ne dit pas, c’est qu’il n’a pas anticipé les besoins engendrés par les nouveaux habitants et qu’il se retrouve maintenant obligé de négliger d’autres groupes scolaires pour résoudre, tel un pompier pyromane, les problèmes qu’il a lui-même créés :

  • Restructuration du groupe scolaire en 2004 pour réduire la surface de l’école, reconstruire un gymnase, construire la Maison des associations Raymond Aumont,
  • Retour en arrière en 2012 : réalisant que les nouveaux immeubles ont engendré de nouveaux besoins, il reconvertit la même Maison des associations pour rouvrir à grands frais 4 classes maternelle et se prévaloir de la création d’une nouvelle école,
  • Aujourd’hui, on recommence parce que, bizarrement, il semble que les nouveaux habitants aient des enfants !

Peu avare d’approximations et de contre-vérités, le maire y va bien sûr de sa petite rengaine, habituelle maintenant, sur le lycée :

"En me rendant ce matin à la rentrée de l’école Henri-Wallon, je n’ai pu que faire le constat du contraste entre la qualité de notre équipement et la vétusté du lycée Montesquieu"

Le lycée Montesquieu doit être réhabilité, nous n’en disconvenons pas mais que penser d’un maire qui connait si peu ses écoles pour vanter la qualité d’Henri Wallon ? N’avait-il pas promis en 2008 de « mener les travaux d’agrandissement et la rénovation de l’école Henri Wallon » ? A moins qu’il ne considère qu’ajouter des préfabriqués soit une solution d’agrandissement ou qu’un coup de peinture puisse remplacer une rénovation ?

Il ne semble pas vraiment utile ici de rappeler dans les détails la situation mais les faits sont têtus :

  • En 2005, la Région proposait à la ville la rénovation et l’extension du lycée dans les locaux de l’actuelle école Henri Wallon qui le jouxte. Le maire a ignoré cette proposition préférant vendre l’emplacement nécessaire à un promoteur : Promoteur 1 - Lycéens 0
  • En 2010, le maire annonçait vouloir donner un terrain situé dans le bois de la Solitude. Mais dès 2011, il « nettoyait » le terrain et a retiré sa proposition de terrain en 2012 : Promoteur 2 - Lycéens 0
  • En 2013, la ville annonce vouloir fournir à la Région le terrain du Parc technologique condamnant les entreprises qui y sont installées. Il est plus que probable que le lycée ne voit jamais le jour… sur ce terrain avec cette majorité municipale : Promoteur 3 - Lycéens 0 ?

L’école Joliot-Curie

« A l’école Joliot-Curie, vous avez peut-être découvert les structures modulables qui permettront d’effectuer les travaux d’agrandissement sans fermeture de classes. Ces travaux, qui s’étaleront jusqu’en 2015, porteront la capacité de l’école de 13 à 29 classes ! »

La mairie annonce une ouverture pour la rentrée en 2015 : vœu pieux, coquille ou arrangement avec la vérité ? Les travaux sont prévus pour durer jusqu’à 2016, c’est en tout cas ce qui est écrit dans le cahier des charges de la ville et dans la réponse du lauréat. Espérons au moins que le chantier se termine à temps en septembre 2016 et pas en 2017 !

L’école François Peatrick

« Ce sera ensuite au tour de l’école François-Peatrick, dont le concours d’architecte prévu au budget 2013 aura lieu cet hiver. »

Le concours d’architecte est peut être prévu au budget 2013, mais de là à dire qu’il aura lieu cet hiver, c’est négliger quelques détails… parce qu’un concours d’architecte… c’est long… surtout au Plessis-Robinson. Pour Joliot-Curie, le concours a été lancé en août 2012 et le jury s’est réuni le 18 juin 2013… pour une fin de travaux (toujours sans retard) en septembre 2016.

En toute logique, même en lançant le concours cet hiver, le projet sera au mieux retenu à l’automne 2014. Le projet de François Peatrick étant beaucoup plus complexe, il ne faut pas attendre de fin de travaux avant 2017 et même certainement 2018 ! Le budget de la ville (voir notre article sur le conseil municipal du 4 juillet) inscrit d’ailleurs les travaux pour 2016 / 2017 mais cela, le maire ne le dit pas.

Il faut dire qu’en 2008, le programme de l’actuelle majorité promettait de mener, sur ce mandat, « les travaux d’agrandissements de l’école François Péatrik ». Pourtant, le maire avait évoqué en 2011 aux associations de parents d’élèves que les travaux commenceraient en 2012...

Il est vrai que le projet est un peu particulier. Nous ne connaissons pas précisément, bien sûr, la teneur du cahier des charges à venir, mais une chose est sûre : l’école François Patrick dispose actuellement d’un espace (cours de l’école) qui fait saliver bien des promoteurs. Selon certains avant-projets, l’objectif serait de couper cet espace en deux, de vendre le terrain récupéré aux promoteurs pour payer la rénovation ! . L’école grandit en capacité et se réduit en espace au sol en proportion inverse. Cette technique est mise en application depuis maintenant 24 ans au Plessis. Il n’y a pas de raison que cela change, tant que la majorité ne changera pas. Et justement, ça tombe bien, il y a des élections en mars 2014, juste à temps pour revoir le projet.

Voir en ligne : Notre tract de rentrée

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