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mercredi 16 octobre 2013
Vers des états généraux des rythmes scolaires au Plessis ?

La mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires est un sujet sensible. Compte tenu de l’état actuel du débat au Plessis-Robinson il faut maintenant ramener à l’urgence, sinon à la raison, l’actuelle majorité municipale.

Nous demandons au maire, pourtant omniprésent sur les autres affaires, de prendre ses responsabilités sur ce dossier, de donner les moyens à ses collaborateurs de construire un projet ambitieux où l’enfant serait vraiment au centre et d’organiser une grande table ronde réunissant les différents acteurs du projet.

Une semaine de concertation…

La semaine dernière était l’occasion pour la mairie de « concerter » la mise en place de la réforme des rythmes scolaires de la rentrée 2014 avec les Robinsonnais. La ville avait en effet souhaité reporter la mise en application pour se donner le temps de la faire correctement. Rien à redire à cela puisque de nombreuses villes avaient fait le même choix…

Jeudi dernier (le 11 octobre), les représentants des parents d’élèves étaient conviés à une troisième réunion de « concertation ». Les parents s’attendaient à découvrir la vision de la mairie construite à partir des différents sondages dans les écoles, à donner leurs avis sur les activités proposées ou à co-élaborer le Plan d’Education Territorial.

Non, la ville, dans une désorganisation voulue ou regrettable, a présenté les horaires que souhaitaient les enseignants et indiqué à quel point il était difficile de concilier l’avis des parents sur les horaires globaux (temps scolaire et temps d’activités périscolaires). Il est utile à ce stade de rappeler que les parents n’avaient été sollicités que sur l’enveloppe des horaires et pas du tout sur les activités à proposer aux enfants. La mairie n’a aucunement abordé la question des Temps d’Activités Périscolaires (TAP) tant en termes de contenus, que d’horaires, de durées ou de finances.

Devant la compréhensible complexité à mettre d’accord les parents sur ces enveloppes horaires et l’« urgence » à les définir, la mairie a improvisé un vote « surprise » qui a vu de nombreux parents choisir la solution bouleversant a minima les habitudes des familles (et en désaccord avec la solution demandée par les enseignants) à défaut d’avoir eu des informations sur le contenu des activités proposées.

De nombreuses associations de parents d’élèves cherchent maintenant à trouver un meilleur compromis en faveur de l’intérêt des enfants avant la date fatidique du 15 novembre où la mairie figera l’enveloppe des horaires après avoir consulté les parents lors des conseils d’école. Notons que certains conseils auront lieu le 14/11 ce qui laisse peu de place aux modifications suite à cette dernière « concertation ».

… en trompe l’œil

Après ce constat aussi factuel que possible, il semble, à ce stade, important de reprendre quelques points… et si nous n’avons, pour le moment, pas voulu interférer sur ce sujet si sensible, il faut maintenant ramener à l’urgence, sinon à la raison, l’actuelle majorité municipale.

La ville a reculé d’un an la mise en œuvre de cette réforme… Alors que de nombreuses villes organisent des colloques sur la chronobiologie, identifient des axes éducatifs ou mettent en relation les acteurs de l’éducation (professionnels de l’animation, enseignants, associations, parents, services techniques…), le Plessis-Robinson consulte sur l’enveloppe horaire et encore acteur par acteur. La désorganisation et l’urgence (elle, bien organisée) ne visent-elles qu’à montrer, à des fins idéologiques, la complexité de sa mise en œuvre ?

La logique de mise en œuvre nous échappe et nous hésitons entre incompétence et volonté de nuire pour l’expliquer. N’aurait il pas mieux valu chercher à répondre aux questions suivantes et dans cet ordre ?

  • POURQUOI ? En commençant par définir le Plan d’Éducation Territorial qui fixe les objectifs et la stratégie de la commune
  • QUOI ? En définissant les activités en lien avec ce plan pour déployer la stratégie éducative municipale
  • COMMENT ? En définissant les horaires à partir des contraintes liées aux activités, aux acteurs la proposant (associations, animateurs…) ou à l’utilisation des infrastructures nécessaires.

Bon, la ville en a décidé autrement... Les parents d’élèves, conscients de cette absence de logique, sont forcés de suivre... Mais comment les élus et le cabinet du maire ont-ils pu décider qu’une réunion de discussions pouvait devenir un vote ?

  • Quelle est la légitimité des votants ? Certaines associations n’avaient envoyé qu’un ou deux représentants alors que d’autres étaient venues au grand complet... comment compter les voix ?
  • Comment des gens peuvent ils voter en séance, sans préparation sur un sujet aussi technique/sensible ?

Comment les élus et leurs services techniques peuvent-ils ne pas répondre à des questions simples comme :

  • Quelles associations ont étés contactées ?
  • Quelles activités sont envisagées ?
  • Avec quels objectifs ?
  • Alors que la ville doit finaliser prochainement son budget primitif 2014 et que les amis du maire parlent déjà de la nécessité d’augmenter les impôts, la ville n’aurait pas d’idées sur le budget ou sur le fait que les TAP soient gratuites ou payantes ?

Il semble surtout que tout cela participe d’une volonté (apparemment presque assumée par le cabinet du maire) de noyer le poisson, de démontrer l’impossibilité de préparer cette réforme (la faute au gouvernement et aux parents incapables de dégager un consensus bien sur) et in fine à espérer qu’elle ne sera pas appliquée !

Notons que la ville et de nombreux parents souhaiteraient étendre la pause méridienne à deux heures pour laisser aux enfants le temps de manger. Nous ne pouvons qu’approuver le principe consistant à laisser aux enfants plus de 20 minutes chacun pour manger mais alors ? Les salles de restauration ne seraient pas dimensionnées pour permettre aux enfants de déjeuner actuellement dans de bonnes conditions ? Nous sommes heureux de voir s’infléchir la position de la mairie pour considérer avec nous que la taille des groupes scolaires n’est pas adaptée à leurs effectifs… À vouloir réduire la taille des écoles, on se retrouve, un jour ou l’autre face à ses contradictions…

Nous proposons

Les enfants, les parents et les acteurs de l’éducation au Plessis-Robinson méritent mieux que ces débats de logistique certes importants mais qui éloignent de l’essentiel.

Ramener cette réforme à des choix d’enveloppes horaires est irrespectueux :

  • comment décider d’horaire sans savoir ni pourquoi, ni comment seront placés les TAP (dont on ne sait même pas si elles seront payantes excluant par la même une partie des enfants) ?
  • Comment construire des emplois du temps virtuels sans savoir si une partie des TAP ne concerneront pas des activités proposées actuellement par la ville (Musique, Sport, Arts plastiques….) ?
  • Comment éluder la question de l’adaptation de la durée des TAP à l’âge des enfants (45’ sont courtes pour un CM2 mais déjà longues pour une petite section) ?

Nous demandons au maire, pourtant omniprésent sur les autres affaires, de prendre ses responsabilités sur ce dossier et de donner les moyens à ses collaborateurs de construire un projet ambitieux où l’enfant serait vraiment au centre.

Nous demandons l’organisation d’une grande table ronde réunissant les différents acteurs du projet pour :

  • définir les axes éducatifs municipaux,
  • co-élaborer une liste d’activités périscolaires adaptées aux valeurs éducatives partagées et en identifier les contraintes (âge minimum, durée minimum, infrastructures nécessaires, contraintes financières…),
  • construire les emplois du temps école par école et niveau par niveau.

Ce grand projet ne peut pas se construire dans une urgence organisée. La ville a souhaité prendre son temps : ne gâchons pas le peu de temps qui reste et soyons à la hauteur de l’ambition portée par cette réforme et de l’importance que nous accordons à nos enfants.


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