Ensemble, donnons un autre avenir au Plessis-Robinson

Accueil » Le Plessis-Robinson » Lettres d’information » Une nouvelle politique du logement au Plessis-Robinson


dimanche 27 octobre 2013
Une nouvelle politique du logement au Plessis-Robinson

Jean-François Papot souhaite une politique du logement pour le Plessis-Robinson plus juste, plus solidaire et plus équilibrée.

  • Pour une gestion juste et transparente du logement social :
    • Mettre fin à la concentration du pouvoir
    • Imposer la transparence et l’impartialité
  • En matière de logement, faire le choix d’une ville pour tous :
    • Mettre fin à la spéculation foncière comme unique politique du logement au Plessis
    • Ré-ouvrir la ville aux classes moyennes

C’est cette politique qui fera du Plessis-Robinson une ville exemplaire et durable, une ville qui offre une qualité de vie égale dans tous les quartiers, une ville qui donne l’envie et la possibilité de bien vivre ensemble

Pour une gestion juste et transparente du logement social

Mettre fin à la concentration du pouvoir

Qui choisit aujourd’hui les dossiers présentés en commission d’attribution des logements sociaux ?

  • le Conseil général dont M. Pemezec est vice-président,
  • l’OPH 92 dont M. Pemezec est administrateur,
  • la ville dont M. Pemezec est maire sortant,
  • la préfecture qui a délégué la gestion à la mairie, donc ... à M. Pemezec.

La situation est claire : la très grande majorité des choix est dans les mains de la Ville qui gère tous les dossiers des demandeurs ce que le maire actuel revendique :

« ... toutes les demandes transitent par le service municipal des logements qui instruit les dossiers. Pour Philippe Pemezec, il est essentiel que le maire puisse maîtriser les attributions... »

Magazine du Plessis Robinson – Février 2006

Ainsi, l’attribution des logements est soumise au Plessis Robinson au fait du prince !

Comment ne pas s’étonner ensuite du fait que certains obtiennent rapidement un logement social alors que d’autres patientent et patienteront encore pendant de longues années ? Comment ne pas s’étonner également des statistiques surprenantes révélées par Médiapart qui évoquaient :

« moins de 5 % de personnes ayant un nom à consonance maghrébine parmi les attributions est un chiffre ridiculement bas, même pour les Hauts-de-Seine [...] qui signale probablement une sélection sur l’origine. »

Imposer la transparence et l’impartialité

Comme, par exemple, la ville de Rennes qui l’expérimente depuis de nombreuses années, nous proposons d’instaurer un mécanisme d’attribution impartial et transparent où :

  • Les règles d’affectation seront mises en ligne et chaque demandeur pourra suivre son dossier en temps réel sur internet,
  • La commission municipale de sélection des dossiers sera pilotée par les services sociaux de la ville et ouverte aux citoyens, via les associations les plus représentatives, ainsi qu’à l’opposition, et proposera les dossiers, vérifiera le respect des règles et le bon fonctionnement général,
  • Le maire ne sera plus partie prenante des choix des dossiers ou des attributaires puisque rien ne justifie une intervention politique dans le choix d’habitants du parc social.

En matière de logement, faire le choix d’une ville pour tous

Mettre fin à la spéculation foncière comme unique politique du logement au Plessis

Après avoir réduit et concentré le logement social, la municipalité s’en prend maintenant aux quartiers pavillonnaires et aux entreprises de NOVEOS   (ex ZIPEC  ). Dans toute la ville, sur chaque lot à vendre, la municipalité pratique la préemption généralisée dans le seul but de financer ses dépenses somptueuses et la dette qui devient problématique. Le résultat de cette politique aveugle est multiple :

  • Le prix de l’immobilier est, par la spéculation, devenu hors de portée des classes moyennes : elles ne peuvent plus se loger au Plessis et doivent aller dans les villes voisines,
  • Le parc social est concentré dans quelques quartiers.
  • Les équipements (écoles, crèches...) sont sous-dimensionnés et les infrastructures(déplacements, parkings...) inadaptées,
  • Des services (publics, commerces...) qui ne trouvent plus leur place.

Quelle famille ne s’est pas interrogée sur sa capacité à rester dans la ville à l’arrivée d’un enfant ? Quel locataire désireux de devenir propriétaire n’a-t-il pas reculé face au prix d’achat ou envisagé de quitter la ville ? Quel parent n’a pas regretté que ses enfants ne puissent rester au Plessis-Robinson une fois devenus autonomes ?

Ré-ouvrir la ville aux classes moyennes

Nous assurerons un équilibre dans tous les programmes de logements collectifs neufs en imposant :

  • un tiers de logement locatif social,
  • un tiers de logements en accession à prix maitrisés,
  • un tiers en accession libre.

L’accession à des prix maîtrisés est possible au Plessis-Robinson si la spéculation immobilière cesse d’être la priorité. En imposant cette répartition et en vendant un peu moins cher les terrains aux promoteurs, la ville peutexiger en échange le respect de prescriptions claires mais aussi un engagement sur les prix de vente aux particuliers des logements sous conditions (premier achat, conditions de ressources, clause de non spéculation ...) : réduire d’au moins 30% leur prix de vente est possible si la volonté politique est affirmée et si un partenariat avec les promoteurs est mené en ce sens.


Version imprimable de cet article Version imprimable
Site d'information de la section du Plessis-Robinson du Parti Socialiste