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jeudi 10 octobre 2013
Tribune de l’opposition de novembre 2013

— La mise en place des rythmes scolaires sera-t-elle l’occasion, pour la municipalité, d’augmenter nos impôts au nom de cette réforme ?
— La dette du Plessis-Robinson

La mise en place des rythmes scolaires sera-t-elle l’occasion, pour la municipalité, d’augmenter nos impôts au nom de cette réforme ?

A l’heure où nous bouclons cette tribune (10 octobre), les options de mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires pour la rentrée 2014 ne sont pas connues. Malgré nos craintes, nous n’entrerons pas dans la polémique et espérons que la position de la ville sera à la hauteur de l’ambition portée par cette réforme et l’espoir des parents pour leurs enfants. Les proches du maire ont, par contre, annoncé que cette réforme ne pourra se faire sans augmentation des impôts locaux, pourtant déjà dans le trio de tête des Hauts de Seine (impôts directs par habitant) !

Nous, élus de l’opposition, sommes, si elle devait se confirmer, opposés à cette augmentation d’impôt qui ne résulte en réalité que de choix budgétaires menés par la ville. Pour preuve, le coût de mise en œuvre de la réforme par la collectivité est estimé par la gazette des communes à 150 € par enfant/an. Le maire préfère la mise en place de la vidéo surveillance : la quarantaine de caméras et les recrutements prévus pour surveiller les écrans coûteront sensiblement la même somme chaque année que la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires. Le choix d’un pôle culturel disproportionné, la vraie – fausse rivière et son coût d’entretien et d’électricité, le Partenariat Public Privé… sont autant de choix politiques qui ont un aussi un fort impact sur le budget de fonctionnement de la ville.

Idéologiquement ces dépenses, visiblement, sont moins gênantes pour M. Pemezec que celles nécessaires à la mise en place de la réforme des rythmes scolaires !

La dette du Plessis-Robinson

Le Journal Du Net a établi un classement des villes et la communication municipale, pourtant si avide de concours, semble ne pas vouloir en faire écho. En 2012, Le Plessis Robinson se classe à la 12e place des villes ayant le plus augmenté leurs dettes en 10 ans (+202%, soit une multiplication par 3) et à la 13e place en ce qui concerne l’augmentation sur 1 an (+36%). Et encore, ces chiffres ne prennent-ils pas en compte les investissements votés pour les années à venir : le PPP   (20 millions de dettes), le Pôle dont les travaux débutent (10 à 15 millions de dettes), la nouvelle réhabilitation de Joliot-Curie, la vidéo surveillance…

Le problème de la dette… c’est non seulement qu’il faut la rembourser mais aussi qu’elle limite les choix politiques : il faut trouver d’autres sources de revenus (les impôts ou la spéculation immobilière par exemple) pour faire tourner le quotidien...

Selon la majorité actuelle, le problème de la dette n’en serait pas un puisqu’elle serait « saine » : elle ne servirait qu’à préempter des terrains qui rapporteront plus tard. Passons sur le fait que c’est faux puisque depuis 2011, seules 30% des nouvelles dettes étaient liées à ces achats ; passons sur le fait qu’une collectivité ne peut faire de préemptions dans le seul but de s’enrichir car c’est illégal et passons sur le fait que cette politique spéculative exclut les classes moyennes de la ville par un prix de l’immobilier artificiellement gonflé... Intéressons-nous aux préemptions rendues publiques au conseil municipal du 3 octobre :

  • Avenue Descartes : avec le rachat des locaux et de la parcelle d’une nouvelle entreprise, les préemptions sur Novéos (ancienne ZIPEC  ) continuent avec la volonté réaffirmée de supprimer ce bassin d’emploi pour construire de nouveaux logements privés. Combien d’emplois faut-il détruire pour satisfaire la majorité ? Spéculer sur le dos de l’emploi est immoral et inacceptable.
  • Rue du Tour de l’Étang avec le rachat du tabac, « pas de projet précis » a répondu le maire à une de nos questions lors du conseil municipal du 3 octobre. Seules les parties prenantes peuvent dénoncer une préemption abusive (avec, en l’espèce, la quasi-certitude de gagner comme plusieurs exemples au Plessis le montrent depuis quelques années).

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