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lundi 23 décembre 2013
Conseil municipal du 19 décembre 2013

Comme d’habitude, nos élus ont reçu la convocation et les pièces soumises à délibération 5 jours francs avant le conseil, soit le vendredi 13 décembre à 19h30. Bien sûr, ces 5 jours sont "réglementaires"... mais transmettre 400 pages de documents à analyser en 6 jours, à la veille de Noël, peut-il n’avoir d’autre objectif que de laisser peu de temps aux élus de l’opposition pour jouer leur rôle de contre-pouvoir au conseil ?
Ces documents sont fournis au format papier ce qui, au delà des considérations écologiquement discutables d’une telle pratique, empêche ainsi tout recoupement informatisé ou toute analyse collective de l’opposition que nos élus représentent.

La majorité actuelle prétextera sans doute que les documents ne pouvaient être transmis plus tôt : les ¾ de cette abondante littérature étant constitués de rapport d’activités de 2012, chacun comprendra qu’il ne s’agit là que de mesquines considérations destinées à restreindre les droits de l’opposition.

Parmi les 43 points soumis à délibération pour ce conseil municipal, vous ne trouverez ci-dessous que les éléments que nous avons souhaité mettre en exergue. Pour le compte-rendu exhaustif, vous pourrez le demander en mairie puisqu’il n’est, au Plessis-Robinson, jamais publié sur internet…

Tout au long de ce conseil, le maire actuel affiche ses habits de respectabilité et cherche à faire oublier l’image déplorable de son comportement haineux sur le marché de la semaine dernière… Quel comédien et quel talent !

Rapport d’activité 2012 de la société PLESSENTIEL, « partenaire » du PPP  -Voirie

Il s’agit ici d’approuver le compte rendu d’activités des années 2011-2012, période où les travaux n’avaient pas encore commencé.

Un publi-reportage à la gloire du PPP et de son instigateur (cliquez pour dérouler le texte)

La ville ne résiste pas à l’envie d’étendre le propos aux années de travaux… Très beau rapport à la gloire du PPP   et de la mairie, avec moult photographies rappelant plus le publi-reportage que le rapport d’activités. L’adjoint dédié rappelle le mauvais état des routes depuis 20 ans (qui gérait donc la voirie ?). Le coût du PPP   est faussement lissé sur 20 ans et il souligne lui-même le risque d’un contrat de 20 ans mais répète (pour s’en convaincre peut être ?) que jusqu’ici tout va bien.

>> retrouver nos analyses sur le PPP

Budget de la ville

Classiques points techniques d’ajustement du budget prévisionnel en fin d’année (corrections comptables, admissions en non valeur, provisions pour créances douteuses…).

Cachées dans ce fatras comptable, plusieurs perles :

  • La ville reconduit son soutien financier annuel de 50 000 € aux écoles privées des alentours. Le résultat ? 5% des petits Robinsonnais (140) sont aujourd’hui scolarisés en dehors de l’école publique ?
  • Quelques lignes plus loin, on prend mieux conscience du peu d’affection du maire pour la carte scolaire, pourtant seule garante de la mixité de nos écoles, puisque les subventions aux autres villes montrent que 172 autres petits Robinsonnais sont scolarisés en dehors du Plessis… 10% des enfants du Plessis-Robinson ne vont pas dans nos écoles primaires. On comprend mieux le peu d’attachement à l’école publique de la majorité actuelle qui préfère pétitionner contre (la réforme de) l’école.
  • La ville confirme aussi les subventions données aux « partenaires » pour les parkings payants de cœur de ville et du marché : 800 000 € cette année pour sponsoriser des parcs de stationnement privés.
  • Les avances (pour couvrir les frais jusqu’à l’établissement du budget 2014 donc en mars), aux différentes associations et établissements publics locaux sont tout aussi révélatrices : 200 000 € au CCAS (rien à en redire), 80 000 € pour la caisse des écoles (tant mieux), 42 000 pour Plessis Bienvenue (pourquoi pas)… mais 350 000 € pour l’Association Plessis Arts et Loisirs (PAL) dont les deux motivations quasi-unique sont les Fêtes de Noël (payées en décembre) et la Fête des guinguettes (en juin). Cela laisse entrevoir les priorités de la majorité qui pleure dans le même temps sur le coût de la réforme des rythmes scolaires (à peine 150 000 € en 2014) .

>> retrouver le bilan budgétaire du mandat de l’actuelle majorité

Urbanisme – préemption : une annonce et une officialisation

Préemption, spéculation... Il n’y a donc plus de conseil municipal sans son lot d’achats et de ventes de terrain malgré l’absence de projet urbain défini... Aujourd’hui, le maire reconnaît avoir joué au Monopoly sur le terrain Shell. Rappelons qu’à chaque fois que la ville abuse de ses droits pour gagner de l’argent sur un terrain, les promoteurs répercutent ce coût sur les futurs logements, ce qui exclut toujours un peu plus les classes moyennes et a fortiori les personnes modestes.

Préemption d’une parcelle de 32 m² au 128 rue Malabry pour 423 000 €

La ville poursuit, dans la continuité du rachat du Café Chrétien, le rachat de parcelles à l’angle de la rue d’Aulnay et de la rue Malabry avec maintenant la préemption de cette parcelle. Cette intersection de 2 rues semble au cœur des préoccupations de la ville depuis longtemps puisque cela avait conduit, lors de la récente modification du PLU  , à une exception notable autorisant un peu plus la densification sur les 60 mètres autour de cet angle. Comme nous l’avions souligné à l’époque, les modifications réglementaires peuvent conduire une collectivité à s’enrichir mais ne peuvent légalement en être les seules motivations. Le maire promet un aménagement urbain avec peut être une statue… en cette veille de Noël, faisons le rêve d’y croire.

>> Voir l’analyse de la dernière modification du PLU

Mise à la porte d’une nouvelle entreprise sur NOVEOS

La ville confirme son achat de la parcelle du 11 avenue Descartes et conforte ainsi la politique contre l’emploi de l’actuelle majorité. La ville préfère appauvrir notre bassin d’emplois de la ZAC Novéos pour réserver aujourd’hui des terrains en vue d’un futur projet d’aménagement dont on devine déjà qui seront les vrais bénéficiaires, pas les Robinsonnais en tout cas… Le maire précise pourtant que cela permettrait de créer plus d’emplois dans le futur ! Face aux difficultés actuelles des entreprises, on se demande bien l’intérêt de mettre à la porte les entreprises installées et présentes sur notre territoire ?

La délibération rappelle enfin que la concertation sur cette ZAC a été lancée le 27/11/11... Bel exemple de concertation digne de P. Pemezec : pas une réunion publique en 2 ans, pas de projet présenté…

>> Voir la politique contre l’emploi de la majorité actuelle

Indemnisation des préjudices liés au PPP  

Eh oui, quand on lance autant de travaux dans une ville, les préjudices au tiers se multiplient. Si cela ne touchait aux finances de la ville déjà mal engagées, la chose serait presque risible… car dans ce drôle de partenariat public-privé, la ville ne fait pas que payer l’emprunt du partenaire…

Elle paye aussi les préjudices liés aux travaux menés par son partenaire.

En fait, il s’agit essentiellement des préjudices subis par les commerces qui ont du faire face à des baisses d’activités liées aux 18 mois de travaux incessants dans nos rues… Chaque professionnel devra donc présenter les pertes estimées et la preuve de lien de causalité entre le PPP   et cette baisse. Une commission extra-communale, créée pour l’occasion, sera chargée de proposer des indemnisations.

Cette commission est composée de 3 élus, d’un représentant de la chambre de commerce, d’un représentant de la SEMPRO et d’un représentant des commerçants du Plessis-Robinson. Conscients des possibles dérives clientélistes qu’une telle commission autorise, nos élus ont demandé que Béatrice MAUBRAS en fasse partie et que plusieurs représentants des commerçants y soient intégrés. Le maire promet d’y réfléchir… façon polie de refuser.

Rapport d’activité des parkings payants

Qu’importent les réalités économiques et le budget municipal en berne, l’essentiel semble être pour la majorité que Q-Park dégage un beau bénéfice de l’exploitation des parkings ?

Des parkings payants : surtout pour le budget de la ville

  1. Le parking du Cœur de Ville, fort de ses 212 places, dégage en 2012 un bénéfice de 115 000 € (avant impôts) pour un chiffre d’affaire de 492 000 € (soit une belle rentabilité de 23,4%). Comment accepter un tel bénéfice alors que la commune subventionne ce parking à hauteur de 200 000 € ?
  2. Le parking de la Halle, fort de ses 440 places, dégage en 2012 un bénéfice de 10 000 € (avant impôts) pour un chiffre d’affaire de 625 000 €. Moins belle réussite qui ne doit pas cacher la subvention confortable de 570 000€ versée par la ville, soit 91 % du chiffre d’affaire : quand ça n’est pas rentable, la ville est là pour combler le déficit.

Comme évoqué plus haut, les subventions de la ville augmentent encore en 2013.

Rapport d’activité du marché Mandon

Le marché, dont la société Mandon est délégataire, dégage en 2012 un bénéfice de 115 000 € (après impôts) pour un chiffre d’affaire de 1,4 M€. La ville récupère la moitié du bénéfice et tout semble aller pour le mieux… Pourtant, ce chiffre d’affaire se décompose en 670 000 € payés par les commerçants (les vrais « clients » du marché) et de 737 000 € de subvention de la ville. Dans ce contrat schizophrénique, pour 10 € de subvention, la ville récupère à peine 1 € de bénéfice… soit au total une perte de 690 000€ pour la ville.

Quelle est la promesse de la société Mandon sur son site ?

« Nous vous proposons des marchés ‘clés en main’ et vous déchargeons, à des conditions financières avantageuses, de tout problème de gestion. » … avantageuses ? Il fallait demander pour qui avant de signer…

… notre « cher » marché, entre la halle et son parking 1,25 M€ à la ville en 2012 : question de choix budgétaire sans aucun doute !

Vœu contre la loi ALUR

La loi ALUR propose, entre autres, d’affirmer le territoire Paris Métropole mais aussi de confier la mission d’élaboration du Plan Local d’Urbanisme aux intercommunalités. Retirer des prérogatives au maire ? Vous n’y pensez pas… Paris Métropole, il est contre mais n’a pas d’idée à proposer… quant aux intercommunalités, il a écrit un livre noir à ce sujet alors, il veut bien en être vice-président et toucher les émoluments correspondantes ( 2500 €/mois) mais leur confier le soin de faire les PLU  , vous n’y pensez pas ?

Pourtant ...

  • Pourtant la CAHB   a déjà la charge du Plan Local d’Habitat et la compétence de développement économique (et donc de NOVEOS  ).
  • Pourtant, les transports sont compétences de la Région, ou pour certains bus et plus globalement pour définir les Plan de Déplacements Urbains, de l’intercommunalité.
  • Pourtant, la cohérence urbaine d’un quartier ne s’arrête pas aux frontières de la ville : combien de Robinsonnais se sentent-ils plus proches de Chatenay, de Sceaux, de Fontenay ou de Clamart selon leur lieu de résidence ?

Penser les déplacements, les besoins de logements, l’économie locale, réfléchir à l’impact de chaque décision sur le quartier mais aussi les quartiers et les villes avoisinantes avant de modifier le PLU   et, comme le maire actuel aime à le faire, densifier… cela semble-t-il si incongru ?

Vœux contre (la réforme de) l’école

Bah… le maire avait déjà dit ce qu’il en pensait sur son blog… il est contre… La loi a le mauvais goût de vouloir améliorer l’éducation nationale et d’avoir été mise en œuvre par le PS.

Arguments fallacieux et contre-vérités

  • 83% des communes se disent satisfaites… Pourtant, le maire préfère ne retenir que les expériences malheureuses,
  • les animateurs seraient difficiles à trouver : c’est pour cela qu’il fallait s’organiser, préparer les activités avec les associations, embaucher des animateurs et les former d’ici la rentrée…
  • le foncier est cher au Plessis et il faudrait laisser les enfants dans les salles de classes. D’une part, toute sa politique est tournée vers le bénéfice à trouver de ce prix élevé du foncier, d’autre part, le Plessis-Robinson reste moins cher que Paris qui a trouvé des solutions. Surtout, de nombreuses opportunités existent comme les centres de loisirs (qui accueillent déjà plus du tiers de nos enfants), les salles de restauration de nos écoles (même si cela suppose bien évidemment de les nettoyer après utilisation), les préaux, les gymnases et autres salles de sport, les salles de la ville comme l’Orangerie, le Moulin Fidel, et même certaines salles de la mairie, la piscine ou la Maison de la Musique et de la Danse, les stades de la ville, les parcs départementaux et même les cours des écoles lorsque le temps le permet… Le Plessis-Robinson a hérité de nombreux équipements publics du temps où la municipalité anticipait les besoins… L’absence d’équipement de quartier disponible pour les habitants, que nous dénonçons, ne doit pas dissimuler cet héritage ; encore faut-il vouloir les mettre à la disposition de tous...
  • l’Association des Maires de France annonce un coût de 150 € par enfant et par an, le maire préfère évoquer les 350 € annoncés par Vélizy ! Il reconnaît d’ailleurs en séance que ses chiffres sont faux et que la raison voudrait de prévoir 150€/enfant/an. Il reconnaît également que le budget est en cours d’élaboration au Plessis montrant ainsi le faible travail mené durant ces 12 derniers mois… La vérité est simple : en intégrant les 50 € par enfant apportés par l’État la première année, l’aide de la CAF de 54 € par enfant et par an de manière pérenne, la mise en œuvre de cette réforme représente au pire entre 150 000 (la première année) et 300 000 € (les années d’après) par an pour la ville… à comparer avec les sommes évoquées dans ce conseil...

Il est clair que la mise en œuvre de la réforme des rythmes scolaires n’est, au Plessis Robinson, ni une question de moyens, ni une questions de budget mais d’organisation, de réelles concertations et de vrais choix politiques.

>> Retrouver la réaction de Jean François PAPOT à la position du maire sur la réforme


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