Ensemble, donnons un autre avenir au Plessis-Robinson

Accueil » Le Plessis-Robinson » Les tribunes de l’opposition » Tribune de l’opposition de mars 2014


mardi 11 février 2014
Tribune de l’opposition de mars 2014

— Tout le monde parle du pôle culturel et de la densification.

Le pôle culturel sort de terre. Et tout le monde en parle. Non pour s’extasier mais pour s’effrayer de cette masse de béton toujours grandissante qui cachera le soleil et la vue de nombreux riverains et partagera un quartier en deux de façon quasi infranchissable. Les Robinsonnais découvrent-ils le bétonnage en règle de notre ville ?

Proposé dans le programme municipal 2008 du maire, ce pôle devait être achevé en trois ans soit pour 2011. En 2014, il sort à peine de terre. Pourquoi tant de retards alors même qu’aucune étude de programmation n’a été réalisée en amont ? Le coût énorme de cet édifice est-il justifié par les besoins culturels des Robinsonnais ? Ils sont certes réels, mais l’équipement n’est-il pas hors normes et pas simplement architecturales ?

Avions-nous besoin réellement d’une salle de réception de 300 places et de deux salles de cinéma ? Le projet a-t-il été intégré dans une réflexion d’ensemble en tenant compte des équipements déjà existants dans la communauté d’agglomération ? Le coût de cet équipement est évalué, pour l’instant à 41,2 millions d’euros, soit 1 470 euros par habitant alors que le budget initial était de 32,7 millions d’euros (+26%). Et la construction n’est pas terminée... La commune a-t-elle besoin d’un endettement à ce niveau alors que d’autres besoins à satisfaire pour la population nous semblent plus urgents ?

Nous nous interrogeons aussi sur la programmation culturelle associée à la mise en fonctionnement de cette immense construction. Un équipement culturel doit en effet être porté par un service culturel (inexistant aujourd’hui) qui en prépare le programme en fonction des capacités du site. Rien de tout cela aujourd’hui !

Nous nous interrogeons également sur le coût annuel de fonctionnement d’un tel édifice (personnel, entretien, chauffage, fluides, etc.), qui peut représenter pour des équipements existants dans des communes voisines une somme de 2, voire 3 millions d’euros.

Que dire enfin (encore et encore) de cette architecture qui n’aurait sa place que sur l’une des 7 collines de Rome tant elle voudrait y ressembler ? Notre ville méritait mieux, un équipement certes moderne mais tourné vers l’avenir, pas le passé. De plus les volumes importants du marché, de l’immeuble FONCIA en construction et de celui à venir en lieu et place du Leader Price vont encore aggraver la perspective de ce quartier du Plessis.

Le maire peut s’enorgueillir d’être une des villes où la croissance démographique des dernières années est la plus forte (nous serions désormais 28 000 habitants). Mais nous payons cher cette ambition de densification à marche forcée. Espaces publics réduits, circulation automobile démesurée, équipements publics insuffisants, et ce n’est pas terminé……

Monsieur le maire a encore de très nombreux projets immobiliers dans ses cartons, mais la période électorale l’empêche de vous en parler. Chut, demain le bétonnage continue.


Version imprimable de cet article Version imprimable
Site d'information de la section du Plessis-Robinson du Parti Socialiste