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lundi 21 décembre 2009
Sarkozy et Fillon lancent la campagne pour les régionales

"Nous devons assumer notre bilan, nous devons assumer nos convictions" : ainsi se résume le fond de la campagne pour les élections régionales qu’entend mener la droite.
Par cet aveu, l’UMP entend ne pas combattre sur le fond, c’est à dire le bilan de la gauche socialiste / verte.
Alors prenons la au mot, et regardons son bilan : "Travailler plus", la dette, le débat sur l’identité nationale, la grippe A...

"La gauche va tenter d’instrumentaliser cette élection contre le président, le gouvernement et les réformes. Nous devons assumer notre bilan, nous devons assumer nos convictions, nous devons placer l’opposition devant la vacuité de ses propositions" (F. Fillon, conseil national de l’UMP , samedi 28 novembre à Aubervilliers)

Malheureusement, il nous semble bien que c’est N. Sarkozy et son gouvernement et eux seuls qui placent l’élection sur ce terrain. En témoigne le "débat" lancé sur le thème de l’"identité nationale", visant tout simplement à limiter une éventuelle remontée du FN.

Avec cet aveu, il semble bien que l’UMP refuse le débat sur le bilan des régions.

Et bien soit ! Suivons donc ses recommandations et parlons de son bilan :

- Travailler plus pour gagner plus.

  • Est il besoin de dépenser du temps sur ce point ? Faisons un petit sondage : que tous ceux qui ont travaillé plus et gagné plus se manifestent. Sarkozy s’était engagé formellement à la fois à revenir au plein emploi et redresser les comptes. Quelle blague ! L’état dépense tant et plus sans aucune ligne directrice. La dette explose. Malgré la politique du chiffre et les radiations en masse, le chômage explose aussi. La baisse durement acquise durant la période de gouvernement de Lionel Jospin, grâce aux 35 heures, vient d’être réduite à néant en quelques mois. Que signifie le mot engagement ? Les mots, dans la bouche de Sarkozy, ont il un sens ? Le mot "honte", lui, ne semble pas faire parti de son vocabulaire.
  • Mais Sarko et son équipe sont adeptes d’un libéralisme à géométrie variable. On démantèle l’état, selon les recommandations classiques, mais on fait appel à lui tant et plus. On dilapide aussi bien pour aider les banques, les restaurateurs, les fabricants d’automobiles... Le tout avec la promesse de toujours baisser les impôt, donc les recettes. Promesse en trompe l’oeil, bien sûr, puisque cela ne se traduit que par une hausse des taxes en tout genre, un transfert vers les collectivités locales (régions en premier lieu) et surtout ... la dette. Comme le disais Sarkozy en 2007 : "une économie qui ne s’endette pas suffisamment, c’est une économie qui ne croit pas en l’avenir". En bon gestionnaire confiant dans l’avenir, Sarkozy nous a mené au bord du gouffre et nous pousse pour nous y faire tomber.

- Le triumvirat Sécurité / Immigration / Identité nationale

  • Fillon défend sa politique d’"immigration maîtrisée" et les reconduites aux frontières " d’un peu plus de 20.000 personnes entrées illégalement".
    Faisons donc le calcul. Il faudrait bien sans doute reconduire un bon million de personnes pour que cela soit significatif, c’est à dire que cela ait un impact quelconque. A ce rythme, c’est donc 50 ans qu’il faudrait à Fillon pour arriver à ses fins.
    Politique injuste et démagogue à souhait, totalement inutile. Fillon défend sa politique, mais est bien incapable de la justifier sauf à... vouloir tout simplement conserver l’électorat FN, ce qui ne trompe d’ailleurs personne.
  • "La détection des signes extérieurs de richesse indue va permettre d’appréhender ceux qui constituent des patrimoines illégaux par le commerce de la drogue". Que n’a t’on attendu autant de temps, dépensé autant de salive pour en arriver là ? Mais oui, il suffisait d’y penser : les dealers roulent tous en Ferrari, c’est bien connu. Les chiffres sont pourtant têtus : malgré et peut être même à cause de la politique du chiffre, la délinquance, la vraie, pas celle des portables volés à la sauvette, est en pleine explosion. Quelle est la réponse ? Installer des caméras partout ! Le gouvernement signe là l’aveu de son incapacité somme toute structurelle à gérer ce type de problème : la répression avant tout. Ce n’est pas une philosophie, ce n’est rien d’autre qu’un manque total d’idée, voire une paralysie pour appliquer ce qui pourrait s’apparenter à une politique de gauche : la prévention.

- L’incompétence au pouvoir, avec pour credo la communication

  • La gestion désastreuse de ce qu’il faudra bien appeler "l’affaire" de la grippe A : 100 millions de doses de vaccins à 7,51 E alors que nos voisins anglais se sont contentés de 25 millions de doses qu’ils ont négociées à 6,50 E (le "Canard" du 16 Déc. 2009). Sachant qu’au plus fort du dispositif, le rythme de vaccination était de 1 million par semaine, c’est donc environ 2 ans qu’il aurait fallut pour écouler le stock ! A cela s’ajoute 2 milliards de masques, soit 40 par personnes !!! Le principe de précaution a bon dos. Quant il s’agit de dépenser pour le privé, visiblement on ne compte pas, surtout quand on attend un juste retour de sa part pour sa reconversion. Principe à géométrie variable s’il en est : dans le même temps, les hôpitaux publics sont saignés.
  • Expulsion des immigrés en situation irrégulière : à un rythme de 20000 par an, c’est doute quelques dizaines d’années qu’il faudrait pour "régler le problème".
  • La diminution de 20000 postes par an dans l’Education Nationale : elle doit permettre un amélioration de notre système pourtant tant décrié, quitte à supprimer des matières ! Haro sur les fonctionnaires, voila le message simpliste et bien populiste qui sert de politique.

N’en jetons plus, la coupe est pleine. Une politique de droite cela ? Même pas, la politique du chiffre, de la communication, bref, la politique de l’incompétence.


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