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dimanche 31 août 2014
Relecture du cadre institutionnel

La présentation du diagnostic préalable à la révision du PLU   au Plessis-Robinson commence par une présentation du cadre juridique et institutionnel auquel le PLU   révisé devra satisfaire. Parmi le champ des possibles, la Ville a choisi de mettre en avant la thématique du logement...

La ficelle utilisée dans le diagnostic est grossière, mais a déjà été rodée lors des élections municipales 2014 : la future densification ne serait pas une volonté de la majorité mais la conséquence de "choix supérieurs" :

  • Le SDRIF   (Schéma Directeur de la Région Ile de France) dont « la carte de destination générale du SDRIF   2030 fait apparaître des secteurs à fort potentiel de densification en limite ouest du territoire (à proximité des tramways). »
  • Le Grand Paris puisque « la commune est concernée par le projet de construction de logements dans le cadre du projet du Grand Paris qui fixe à 950 logements/an pour la partie alto-séquanaise de la CA des Hauts-de-Bièvre. »
  • La CAHB   car « le Programme Local de l’Habitat (PLHI) des Hauts-de-Bièvre définit la politique de la Communauté d’agglomération en matière d’habitat. Le précédent PLHI (adopté en 2007) arrivant à terme, celui-ci est en cours de révision. »

Une petite relecture de ces "choix supérieurs" s’impose alors...

Que dit le SDRIF   2013/2030 ?

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Le SDRIF   2013-2030 a été adopté par la région le 25 octobre 2012. Globalement, Il a pour objectif clé la densification du cœur des villes, expliquant que d’ici 2030, 90% des Franciliens habiteront dans un rayon de deux km autour d’une gare, que la population va fortement augmenter (13,5 millions en 2030 contre 11,6 aujourd’hui). Il fait état de nombreux objectifs quantitatifs en termes de logements ou moyens de transports créés. L’objectif de logements créés annuellement est ainsi porté à 70 000 contre 60 000 dans le précédent SDRIF   adopté en 2008.

Dans les communes, le SDRIF   précise :

  • les quartiers à proximité des gares (pastille orange foncé) pour lesquels une augmentation de 15% de la densité humaine est demandée d’ici d’ici 2030,
  • des « espaces urbanisés à optimiser » (pastille orange clair), l’augmentation sera de 10%,
  • des « secteurs à fort potentiel de densification » (pastille rouge) c’est à dire, comportant des emprises mutables importantes ou à fort potentiel de valorisation pour lesquels le SDRIF   ne définit aucun objectif mais en souligne le potentiel.
Un point déplaît sans doute fortement à la majorité au Plessis-Robinson : le SDRIF   impose la construction de 30% de logements sociaux pour obtenir les subventions de la Région.

Que dit le SDRIF   pour le Plessis-Robinson ?

La carte du SDRIF   pour le Plessis Robinson (Notre ville apparait à l’intérieur d’un contour noir dans la carte ci-dessus) montre que le grand centre ville se range plutôt dans la catégorie des espaces à optimiser alors que les secteurs autour du tramway et de la gare de Robinson sont classés dans la catégorie « à densifier ». Cela ne signifie pas qu’ils doivent être bétonnés ou qu’il faut oublier leur caractère pavillonnaire. Le SDRIF   ne peut imposer des règles d’urbanisme sur ces secteurs et imposer une densification de ces secteurs. Dans toutes les villes, ce sont les plans locaux d’urbanisme qui décident des règles de densification, ce n’est pas le SDRIF   qui décide de densifier ces terrains, simplement ils sont identifiés comme des zones préférentielles puisqu’ils sont autour de ces cheminements structurants.

 D’ailleurs, le programme de la majorité municipale ne s’engageait il pas, à notre suite, à sanctuariser les pavillons ? Si le maire a donné sa parole...

Un secteur est l’objet de toutes les convoitises : le secteur NOVEOS   (ou le quartier ouest). Le maire aime à prendre le SDRIF   comme alibi pour justifier ce nouvel eldorado robinsonnais. Et à lire, dans son programme municipal, ce qu’il prévoit d’y mettre ... il va en falloir de l’espace ! Sauf que, le SDRIF   n’évoque pas seulement le logement mais aussi l’emploi et il est, pour le coup très précis : « la vocation « activités », notamment industrielles, de certaines grandes emprises doit être privilégiée (…) sont notamment concernées les anciennes zones industrielles ou les sites d’activités dont la localisation à environ 10 km du centre de Paris et proche de l’A86, en fait des sites stratégiques pour le maintien d’un tissu PME-PMI dans l’agglomération ».

Que dit le Grand Paris ?

En terme de logement, le Grand Paris fixe l’objectif, partagé avec le SDRIF  , de créer 70 000 logements/an en Ile de France pour prendre en compte les besoins des franciliens. Appliqué bêtement par un ratio de population, ce chiffre se traduit en effet par un objectif de 950 logements/an pour la parte alto séquanaise de la Communauté d’Agglomération. En appliquant ce même ratio, et en négligeant le fait que la ville a déjà grandement participé à la densification les années précédentes (+30% en 10 ans), le Plessis-Robinson devrait donc construire 160 logements/an. Alors pourquoi citer ce chiffre de 950 logements/an si ce n’est pour préparer les esprits à une nouvelle croissance forte de la population au Plessis Robinson ?

Que dit le Plan Local de l’Habitat de la CAHB   ?

Pas grand chose puisqu’il est en révision... Mais, qui le vote si ce n’est le maire et les élus de droite qui contrôle la CAHB   ? L’histoire récente (en l’occurrence le PLH   précédent) nous montre d’ailleurs que le maire du Plessis-Robinson aime à se donner des objectifs ambitieux en termes de logements. Le SDRIF   imposait à l’époque la création de 60 000 logements par an. Si la partie alto séquanaise de la CAHB   devait donc produire près de 700 logements, le Plessis-Robinson s’était fixé l’objectif d’en construire entre 300 et 350 par an soit plus du triple que si le ratio de population avait été utilisé ! La ruse est donc grossière : voter à la CAHB   de gros objectif de construction pour le Plessis et expliquer ensuite que le PLH   de la CAHB   est une contrainte devant être prise en compte dans le PLU   du Plessis !

Que retenir du cadre institutionnel ?

Ni le SDRIF  , ni le Grand Paris, ni la CAHB   ne demande une densification du Plessis-Robinson (surtout en considérant l’explosion démographique des dernières années) notamment parce qu’à l’échelle régionale, la Ville est particulièrement mal desservie par les transports en commun malgré l’arrivée imminente (T10) ou plus tardive (T6) de tramway qui longeront la ville.

Ni le SDRIF  , ni le Grand Paris, ni la CAHB   ne remettent en cause la vocation industrielle du secteur NOVEOS   qui est au contraire défini comme stratégique par le SDRIF   et comme un bassin d’emploi structurant par la CAHB  .


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