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lundi 20 octobre 2014
Dérapage des tarifs municipaux : nos propositions

En plein été, quelques mois après les municipales, augmentation des tarifs municipaux en toute discrétion !

Après un rappel des faits, nos propositions.

Zoom sur les augmentations de tarifs

Sont regroupés ici quelques exemples des tarifs de différentes activités proposées au Plessis-Robinson ayant subi une augmentation entre 2013 et 2014.

20132014Hausse
Activités culturelles et sportives
Adhésion annuelle bibliothèque 11 € 13 € 18,2%
Danse 10 ans et plus 239 € 263 € 10,0%
Dessin Adultes 163 € 195 € 19,6%
Chorale adulte 80 € 167 € 108,8%
Multisports 83 € 90 € 8,4%
Cantine (Quotient familial supérieur à 1687) 5,67 € 5,90 € 4,1%
Accueils périscolaires, études surveillées et centres de loisirs
Étude surveillées - 3 à 4 jours par semaine - QF entre 609 et 869 14,66 € 16,86 € 15,0%
Majoration pour non inscription 10% 40% 300,0%
Centre de loisirs (Quotient familial inférieur à 156) 2,39 € 2,60 € 8,8%

Fin de la gratuité pour :

  • le 13ème jour du mois pour les accueils du matin,
  • le 8ème jour du mois pour les accueils du soir,
  • le 4ème mercredi,
  • une journée pour une semaine complète de vacances scolaires
  • ...

Nous avons corrigé ici quelques approximations de notre tract : une nouvelle manière de construire les tarifs faisait dans deux cas apparaître une augmentation (pour la musique cursus 2 et le cours de théâtre bout de chou).

Les tarifs suivant les cas sont fixés par la mairie ou les associations.

Le maire et la majorité réagissent sans débattre

Les réactions de la majorité au Plessis-Robinson à notre tract laissent penser que leur position est inconfortable :

  • Comme c’est son habitude quand il se sent en difficulté, le maire donne des noms d’oiseau à un de nos élus lors du forum des associations.
  • Il envoie une lettre personnelle au même élu en lui demandant de « garder la tête basse » et en qualifiant d’« indécence » la mise en cause de sa politique.
  • Lors du conseil municipal, la majorité s’attaque cette fois d’une façon plus générale aux socialistes et au gouvernement, consacrant ainsi plus d’une heure à des propos outranciers et unilatéraux, bien éloignés des augmentations de tarifs au Plessis-Robinson. Le maire est alors plus soucieux, selon ses propres termes, de « mettre une branlée » aux socialistes que de défendre sa politique municipale.
  • Enfin, le maire tente sur son blog de trouver des justifications, point par point, aux augmentations de tarifs des activités (voir le détail au paragraphe suivant).
  • Dans la tribune d’octobre du Petit Robinson, la majorité préfère accuser le gouvernement de tous les maux alors que l’ensemble des points évoqués étaient connus lors de l’établissement du budget 2014. La vérité, c’est qu’avant les élections, le maire s’est bien gardé d’annoncer toutes ces augmentations.

Ces réponses, rarement sur le fond de la question mais empreintes d’agressivité, laissent penser que la majorité n’est pas si fière de son action ("Tous fiers du Plessis-Robinson" ?) et que, plutôt que de remettre en question des mesures injustes, elle préfère pratiquer une forme de harcèlement sans doute destiné à nous dissuader de poser les bonnes questions et de dénoncer ce qui nous semble inapproprié.

Enfin, arrivent quelques explications, mais elles sont peu convaincantes.

Sur son blog, le maire ne ménage pas sa peine pour justifier l’indéfendable.

Quelques morceaux choisis : sur chacun des sujets suivants, la réponse du maire est en bleu.

  • Maison de la Musique et de la Danse : « C’est une caricature : pas d’augmentation des tarifs depuis 3 ans ». Les tarifs n’ayant pas augmenté depuis 3 ans, il serait donc juste de les augmenter soudainement de 9% ? Rappelons que l’inflation est quasi nulle en France.
  • Abonnement à la bibliothèque : l’augmentation de 18% ne serait pas une augmentation mais un retour aux tarifs antérieurs à 2008… Et le maire de rappeler que la diminution de l’époque avait été rendue possible par la bonne gestion de l’époque… Qu’en conclure sur la gestion d’aujourd’hui ?
  • Cours de dessin : il ne s’agirait pas d’une augmentation mais d’un « ajustement exceptionnel des tarifs de 19% ». Les Robinsonnais apprécieront la différence.
  • Multisport : « L’augmentation de 7 €, 8,4 %, s’explique par un léger rattrapage ». Léger rattrapage ou dérapage ?
  • Cantines : « L’augmentation de 4% constitue un léger rattrapage ». Décidément, la ville rattrape de façon légère beaucoup de tarifs cette année mais il faut rappeler ici que le marché public pour les cantines a été renégocié cette année pour faire baisser le coût de la prestation. Double gain pour la ville donc : elle fait baisser le prix des repas par son prestataire et elle augmente le tarif versé par les familles !
  • Les études surveillées : elles subissent « une augmentation plus forte en pourcentage qu’en valeur absolue ». Enoncé incompréhensible qui montre l’embarras à justifier l’injustifiable.
  • La majoration pour non inscription est justifiée en rejetant la faute sur les parents qui manqueraient de discipline.
  • Centres de loisirs : les tarifs n’ont pas augmentés, seule la gratuité a été supprimée. Sauf que la fin de cette gratuité représente pour les parents concernés une augmentation conséquente.

Le maire ne répond d’ailleurs que sur les quelques exemples que nous avions cités dans notre tract. Chacun pourra constater d’autres augmentations, ou « légers rattrapages » pour reprendre le nouveau terme à la mode, sur les autres activités.

Pourquoi cette hausse des tarifs n’est ni acceptable ni compréhensible ?

En juin, la ville publiait une pleine page du Petit-Robinson consacrée au budget 2014 et exhibait fièrement ses 4,3 M€ d’excédent de fonctionnement. La ville venait de conclure un nouveau contrat pour les cantines destiné à en faire baisser le coût. Le Budget Primitif 2014 affichait des recettes de fonctionnement en hausse de 1,5 M€, malgré la baisse de la dotation de l’État et grâce aux bonnes rentrées fiscales. Si le conseil municipal avait débattu de l’augmentation des tarifs de la Maison de la Musique et de la Danse et de l’heure du mercredi matin, rien ne laissait présager une telle hausse de la majeure partie des tarifs. Ces décisions ont donc été prises cet été, sans concertation, sans débat, sans avertissement.

Les recettes de la ville ne baissent pas, elles évoluent et augmentent même entre 2013 et 2014, notamment grâce aux impôts payés par les Robinsonnais. C’est donc au moment où les recettes n’ont donc jamais été aussi élevées que la ville impose un régime draconien aux familles robinsonnaises.

La vérité est que la majorité municipale fait ses choix budgétaires - c’est son travail - mais elle en rend responsable tantôt les rythmes scolaires, tantôt la Région, tantôt le Gouvernement … bref, toujours les autres.

Lors du dernier conseil municipal, la majorité a voté une augmentation de nos emprunts de 3 M€ portant ainsi le recours à l’emprunt à 13 M€ rien que pour cette année. Le remboursement de la dette ou les intérêts de la dette ? ampute le budget de fonctionnement de plus de 6 M€. La renégociation du Partenariat Public Privé pour la voirie de l’an dernier conduit la ville à payer plus de 3,5 M€ de loyer. À chaque grand projet, la prévision de dépenses n’est pas respectée de plusieurs millions d’euros ; la ville accepte et considère comme cela normal !

La ville est certainement plus riche qu’elle ne l’a jamais été mais est-ce le cas de tous les Robinsonnais ?

Nos propositions

Nous ne pensons pas que cette situation soit inéluctable. Nous avions proposé lors de la campagne des élections municipales de réorienter les finances de la ville suivant 3 axes :

Ce qui est sûr, c’est que ni notre programme, ni d’ailleurs celui de la majorité municipale, ne prévoyait d’augmenter la part payée par les usagers pour les activités périscolaires, culturelles, sportives et artistiques !

Nous avions prévu de trouver dans d’autres domaines les économies nécessaires ! ( Revoir notre tract sur les finances : revenir à l’équilibre /] )

Ces propositions ne nous appartiennent pas et nous avons toujours affirmé que nous souhaitions être une opposition constructive. Nous proposons à la majorité municipale de les appliquer dès maintenant et nous sommes prêts à contribuer à ces travaux qui lient responsabilités financières, justice et transparence.


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