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lundi 1er décembre 2014
Qui freine le tramway Antony-Clamart ?

Tout va mieux entre Plessis et Clamart ... Les deux maires veulent du tramway mais l’un refuse d’en assumer l’entretien et l’autre refuse de le voir sur ses routes et préfère faire de fausses propositions intenables techniquement, légalement et écologiquement.

Tout va mieux entre Plessis et Clamart... sauf pour ceux qui veulent vraiment du tramway Antony-Clamart (TAC).

Le maire de Clamart veut il condamner le TAC ?

Philippe Kaltenbach rappelle cette semaine qu’il s’était impliqué, en tant que maire de Clamart, pour que le tramway Antony-Clamart (T10) ne s’arrête pas à l’hôpital Béclère mais que son tracé se poursuive jusqu’à la Place du Garde. En effet, sur ce tronçon, la RD2 se trouvant à deux fois deux voies de circulation, il était relativement aisé de procéder au prolongement du tramway en supprimant simplement une voie pour les automobiles.

Mais, le nouveau maire de Clamart revient sur cette décision et réclame désormais la mise en tunnel du tramway sur cette portion d’un kilomètre, ce qui conduirait inéluctablement à faire exploser le coût du projet et donc à son abandon sur l’ensemble du tracé. Déjà, cette décision a fait prendre un retard considérable au projet.

La raison invoquée serait la crainte de la saturation de la D2... De l’avis du conseil général, la suppression d’une voie de circulation sur cette portion de la RD2 n’aurait pratiquement aucune incidence sur la fluidité du trafic automobile.

S’inscrivant ainsi dans la continuité de ceux qui veulent les avantages du tramway sans les inconvénients ...

A tout seigneur, tout honneur, c’est bien le maire du Plessis-Robinson qui avait le premier ouvert le bal.

Un tramway, aussi performant soit-il, a besoin d’être entretenu et il faut donc installer sur le tracé un Site de Remisage et de Maintenance (SMR). Le Syndicat des Transports d’Île-de-France (STIF) a donc retenu deux sites potentiels :

  • l’un au Plessis-Robinson sur un terrain disponible de NOVEOS  ,
  • l’autre sur le bois de Verrières de Châtenay-Malabry, opportunément déclassé à la faveur d’une modification du PLU   qui fait l’objet d’un recours au tribunal administratif (voir la position de Sylvie Delaune).

Pour le maire du Plessis-Robinson, vice-président au développement durable du conseil général, ce bout de forêt n’a pas d’importance et tout foncier disponible au Plessis-Robinson doit être "valorisé". Rendre possible le TAC ne serait donc pas un investissement assez important pour les Robinsonnais ? C’est en tout cas ce qu’il a affirmé lors de la réunion de concertation sur le TAC début 2013.

2 ans plus tôt, le maire du Plessis-Robinson voulait protéger les petits poumons verts d’entrée de ville

Souvent le maire varie. Ainsi, en janvier 2011 il montrait son "attachement à la nature" et se posait en défenseur des espaces verts qu’il souhaite aujourd’hui raser pour préserver sa capacité à construire sur sa ville :

Mais le maire de Clamart n’avait pas dit son dernier mot...

Ne pouvant en rester là, le jeune maire de Clamart, ancien aménageur du Plessis-Robinson, lie les deux marottes du maire du Plessis-Robinson : valoriser le foncier du Plessis et enfouir, coûte que coûte, la ligne électrique THT (Très Haute Tension). Comme l’indique le document du STIF, il propose de retenir l’emplacement du bois de Verrières et de "compenser" l’espace boisé en reboisant le foncier libéré par l’enfouissement de la ligne THT dans la forêt de Meudon.

Mais l’ex-directeur de la SEMPRO et jeune maire de Clamart se trompe : l’enfouissement d’une ligne nécessite la réalisation d’une tranchée d’environ 2 mètres de profondeur sur 8 à 10 mètres de large. L’impact sur le sol et le sous-sol est donc plus important que l’aérien :

  • une servitude de 15 mètres de large environ suit tout le tracé souterrain (10 fois plus que pour l’aérien) ;
  • l’énergie transitée fait augmenter la température du sol, entraînant une déshydratation ;
  • en cas de passage en forêt, le sol doit être dégagé de racines entraînant érosion et chablis ;
  • l’écoulement de l’eau souterraine peut être perturbé, etc.

Il n’est donc pas possible de planter des arbres sur le tracé de la ligne enfouie et sa proposition est au mieux absurde.

Voir le cas de Palaiseau

Palaiseau avait même dû déclasser de la servitude "Espace Boisé Classé" (EBC) une partie de sa forêt afin de pouvoir couper les arbres empêchant la mise en place d’une emprise non aedificandi et non sylvandi de 5 mètres de large aux abords de sa future ligne souterraine. Comble... la commune avait même du compenser cette perte d’EBC par un nouvel EBC d’une surface deux fois plus importante...

Bref, voici donc deux maires qui veulent du tramway, mais l’un refuse d’en assumer l’entretien et l’autre refuse de le voir sur ses routes et préfère faire de fausses propositions intenables techniquement, légalement et écologiquement.

Le plus "drôle" est que ces maires n’hésiteront pas, si le tramway finit malgré eux par s’imposer,à s’en arroger le mérite. Il suffit, pour s’en convaincre, de voir aujourd’hui le maire du Plessis-Robinson faire croire qu’il a agit pour le T6 alors qu’il l’a combattu comme le rappelle Pascal Buchet :

Pour débloquer la situation, chacun doit prendre ses responsabilités

Face à cette situation de blocage inacceptable, nous demandons :

  • au STIF de :
    • formaliser les éléments techniques rendant impossible l’implantation du SMR sur le site identifié au Plessis-Robinson,
    • reprendre l’étude en intégrant au besoin les parcelles dont la ville est propriétaire notamment avenue Descartes,
    • définir clairement les zones de compensation si le site du bois de Verrières devait être retenu.
  • au jeune maire de Clamart de :
    • clarifier sa position sur sa volonté que le T10 rejoigne la place du Garde,
    • renoncer à sa politique du "tout voiture" et laisser le TAC passer sur "sa" D2 pour ne pas freiner le tramway si nécessaire au désenclavement des Clamartois comme des Robinsonnais,
    • considérer les espaces boisés comme un véritable patrimoine et pas comme un moyen de justifier l’enfouissement de la ligne THT.
  • au maire du Plessis-Robinson de :
    • mettre à disposition au besoin une partie de l’immense réserve foncière de la ville sur Novéos pour intégrer le SMR comme nous l’avions proposé lors de la campagne des municipales de 2014,
    • faire comprendre à son jeune confrère et ancien collaborateur l’impérieuse nécessité de faciliter l’arrivée de ce nouveau tramway.

Il est indispensable que le T10 se fasse le plus vite possible, qu’il aille jusqu’à la place du Garde et que tout soit fait pour permettre d’envisager un jour le raccordement aux autres axes de transports lourds.

L’ensemble des élus doit s’unir, indépendamment de leur couleur politique, pour favoriser le déploiement rapide de transports en commun écologiques. C’est notre responsabilité collective de répondre aux enjeux de santé publique, d’aménagement du territoire et de désenclavement du sud des Hauts-de-Seine.


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