Ensemble, donnons un autre avenir au Plessis-Robinson

Accueil » Le Plessis-Robinson » Finances » La vérité sur la dette dans les communes des Hauts-de-Seine


jeudi 12 février 2015
La vérité sur la dette dans les communes des Hauts-de-Seine

Pour comparer la dette des communes, on ne peut se limiter à prendre en compte la dette uniquement contractée au niveau communal, car les communes font souvent partie d’une communauté d’agglomération qui finance des investissements nécessaires aux activités déléguées par la commune concernée.

Avec 2 570 € par habitant, Le Plessis-Robinson est ainsi, dans le département, à la quatrième place des communes les plus endettées, après Levallois-Perret, Sceaux et Châtenay-Malabry. Entre 2008 et 2013, sa dette a augmenté de 1 651 € par habitant, la plus forte progression du département !

Le Plessis-Robinson fait partie de la CAHB   (Communauté d’agglomération des Hauts-de-Bièvre) à qui elle a délégué bon nombre de ces compétences. C’est pourquoi, nous avions ré-intégrés les impôts locaux versés aux intercommunalités dans notre classement mais ces compétences se traduisent aussi par le portage d’une partie des investissements. Par exemple, la CAHB   finance le futur théâtre du Pôle culturel, ce qui représente le tiers des investissements liés à l’équipement.

Il faut donc additionner la part communale et la part EPCI   pour connaitre le poids de la dette liée aux compétences de chaque commune.

Chaque commune semblant curieusement avoir sa propre manière de présenter sa dette, nous nous référerons, dans ce qui suit, au ratio d’endettement [1] des communes publiés par le Ministère de l’Économie et des Finances qui intègrent maintenant la part des loyers d’investissement restant à payer pour les PPP   et les BEA  . Cet indicateur permet de comparer de manière objective l’endettement des communes des Hauts-de-Seine.

On présente dans le tableau ci-dessous, la dette propre de la commune, la dette de son éventuelle Communauté d’agglomération ainsi que le montant total de la dette liée aux compétences communales. Tous les montants sont exprimés en euros par habitant.

Avec 2 570 € par habitant, Le Plessis-Robinson prend, dans le département, la quatrième place des communes les plus imposées, après Levallois-Perret (hors compétition), Sceaux et Châtenay-Malabry.

Le classement des communes en fonction de la dette change donc beaucoup si on prend en compte la part EPCI   car celle-ci varie beaucoup d’une commune à une autre suivant les compétences transférées ou non.

Dettes 2013 des communes des Hauts-de-Seine

Cliquez sur la ligne ci-dessus pour voir le tableau
CommuneDette communeDette EPCIDette commune et EPCI
PUTEAUX 19 - 19
GARENNE-COLOMBES 144 - 144
ISSY-LES-MOULINEAUX 61 322 383
GARCHES 386 10 396
NEUILLY-SUR-SEINE 407 - 407
MARNES-LA-COQUETTE 537 - 537
VAUCRESSON 632 10 642
VILLE-D ?AVRAY 473 322 795
MONTROUGE 921 27 948
SAINT-CLOUD 969 10 979
BOULOGNE-BILLANCOURT 690 322 1012
BOIS-COLOMBES 1034 - 1034
SEVRES 780 322 1102
CLAMART 972 179 1151
FONTENAY-AUX-ROSES 979 179 1158
CHAVILLE 889 322 1211
MEUDON 913 322 1235
VANVES 987 322 1309
MALAKOFF 1193 179 1372
COURBEVOIE 1529 - 1529
COLOMBES 1591 - 1591
VILLENEUVE-LA-GARENNE 1843 - 1843
BAGNEUX 1695 179 1874
BOURG-LA-REINE 1480 398 1878
GENNEVILLIERS 1898 - 1898
CHATILLON 1956 27 1983
ASNIERES-SUR-SEINE 2088 - 2088
NANTERRE 1584 515 2099
ANTONY 1806 398 2204
RUEIL-MALMAISON 1881 515 2396
CLICHY 2438 - 2438
SURESNES 1969 515 2484
PLESSIS-ROBINSON 2172 398 2570
CHATENAY-MALABRY 2646 398 3044
SCEAUX 2931 398 3329
LEVALLOIS-PERRET 9188 - 9188

Si la valeur de la dette à la fin de l’année N permet d’identifier la liberté de manœuvre de l’équipe en place pour fixer ses priorités d’investissements, elle ne témoigne pas de l’action engagée par la commune pour résorber le montant de sa dette. Il faut pour cela étudier son évolution.

La figure suivante précise ainsi, pour la période 2008-2013 (dernier mandat), l’évolution de la dette liée aux compétences communales (en euros par habitant). On constate que les communes des Hauts-de-Seine se partagent en deux groupes : une petite moitié a agi lors du dernier mandat pour faire baisser la dette de la commune ; l’autre moitié l’a amplifiée. Le Plessis-Robinson avec un quasi triplement de sa dette en un mandat prend la première place de ce triste classement.

PNG - 43.4 ko
Variation des dettes lors du dernier mandat 2008-2013
Une valeur positive indique que la dette a augmenté entre 2008 et 2013, une valeur négative indique qu’elle a baissé.

Variation des dettes lors du dernier mandat 2008 - 2013

Cliquez sur la ligne ci-dessus pour voir le tableau

Le tableau suivant donne pour chaque commune des Hauts-de-Seine l’évolution de la dette liée aux compétences communales entre 2008 et 2013 (en euros par habitant et en %). Si certaines communes ont agi pour faire baisser leur dette, les autres l’ont augmentée. Le Plessis-Robinson avec un quasi triplement de sa dette en un mandat prend la première place de ce triste classement.

CommuneVariation de la dette par habitant sur le mandat Variation en %
BOULOGNE-BILLANCOURT -519 -34%
ISSY-LES-MOULINEAUX -419 -52%
CHATILLON -366 -16%
BOIS-COLOMBES -363 -26%
VILLENEUVE-LA-GARENNE -302 -14%
GENNEVILLIERS -266 -12%
ASNIERES-SUR-SEINE -228 -10%
MALAKOFF -228 -14%
MEUDON -207 -14%
CLICHY -204 -8%
GARENNE-COLOMBES -186 -56%
CHAVILLE -151 -11%
MONTROUGE -125 -12%
GARCHES -124 -24%
PUTEAUX 3 19%
VILLE-D’AVRAY 84 12%
VANVES 107 9%
SAINT-CLOUD 136 16%
FONTENAY-AUX-ROSES 139 14%
LEVALLOIS-PERRET 158 2%
RUEIL-MALMAISON 193 9%
COLOMBES 218 16%
SURESNES 220 10%
NEUILLY-SUR-SEINE 254 166%
SEVRES 314 40%
VAUCRESSON 320 99%
SCEAUX 365 12%
MARNES-LA-COQUETTE 371 223%
CLAMART 417 57%
BAGNEUX 495 36%
BOURG-LA-REINE 512 37%
ANTONY 515 30%
NANTERRE 536 34%
CHATENAY-MALABRY 584 24%
COURBEVOIE 951 165%
PLESSIS-ROBINSON 1 651 180%

Dette 2008 des communes des Hauts-de-Seine

Cliquez sur la ligne ci-dessus pour voir le tableau
CommuneDette communeDette EPCIDette commune et EPCI
ANTONY 1567 122 1689
ASNIERES-SUR-SEINE 2316 - 2316
BAGNEUX 1374 5 1379
BOIS-COLOMBES 1397 - 1397
BOULOGNE-BILLANCOURT 1298 233 1531
BOURG-LA-REINE 1244 122 1366
CHATENAY-MALABRY 2338 122 2460
CHATILLON 2305 44 2349
CHAVILLE 1073 289 1362
CLAMART 729 5 734
CLICHY 2642 - 2642
COLOMBES 1 373 - 1373
COURBEVOIE 578 - 578
FONTENAY-AUX-ROSES 1014 5 1019
GARCHES 495 25 520
GARENNE-COLOMBES 330 - 330
GENNEVILLIERS 2164 - 2164
ISSY-LES-MOULINEAUX 513 289 802
LEVALLOIS-PERRET 9030 - 9030
MALAKOFF 1 595 5 1600
MARNES-LA-COQUETTE 166 - 166
MEUDON 1153 289 1442
MONTROUGE 1029 44 1073
NANTERRE 1563 - 1563
NEUILLY-SUR-SEINE 153 - 153
PLESSIS-ROBINSON 797 122 919
PUTEAUX 16 - 16
RUEIL-MALMAISON 2203 - 2203
SAINT-CLOUD 818 25 843
SCEAUX 2 842 122 2964
SEVRES 555 233 788
SURESNES 2264 - 2264
VANVES 913 289 1202
VAUCRESSON 297 25 322
VILLE-D’AVRAY 422 289 711
VILLENEUVE-LA-GARENNE 2145 - 2145

La dette véritable au niveau du Plessis-Robinson est donc extrêmement élevée et continue d’augmenter fortement, ce qui justifiait notre proposition, lors des élections municipales 2014, d’une réorientation des priorités municipales notamment en revendant les parcelles préemptées sur NOVEOS   qui obèrent aujourd’hui les besoins des Robinsonnais au profit d’hypothétiques profits spéculatifs d’un avenir incertain.

notes :

[1Cet indicateur n’est pas encore parfait puisqu’il n’intègre pas par exemple l’endettement du Plessis-Robinson lié à la halle et aux parkings du fait du montage astucieux de la commune ayant transformé les annuités en subventions annuelles obligatoires.


Version imprimable de cet article Version imprimable
Site d'information de la section du Plessis-Robinson du Parti Socialiste