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samedi 7 mars 2015
Chronique de mensonges ordinaires au conseil municipal

Le conseil municipal du 5 février 2015 a permis de démontrer la désinformation ordinaire sur les budgets que le maire pratique. A l’aube des débats d’orientation budgétaire, quelques exemples concrets permettent de réfuter la propagande actuelle de la mairie sur les causes pour lesquelles les finances de la commune seraient exsangues.

Si le conseil municipal du 5 février était essentiellement consacré à des points techniques, il a permis de démontrer avec quelle facilité le maire aime à déformer la vérité pour masquer ses difficultés, c’est-à-dire les difficultés de la commune :

"L’État n’accompagnerait plus les communes."

FAUX. Un exemple prouve le contraire : le contrat signé entre la Caisse d’Allocation Familiales (CAF) et la commune permet d’augmenter les subventions allouées au Plessis-Robinson de 12,6 %.

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Depuis 1993, la commune et la CAF signent et renouvellent des contrats d’objectifs "Enfance et Jeunesse" permettant de poursuivre et d’optimiser la politique de développement en matière d’accueil des moins de 18 ans. Avec ce contrat, la CAF subventionne ainsi fortement les activités existantes (accueil en crèche, poste du coordinateur jeunesse...) et nouvelles (extension à Joliot-Curie ou F. Peatrik, formation des jeunes au BAFA...).

Ce contrat permettra à la CAF d’augmenter fortement les subventions allouées à la ville avec :

  • 893 000 € en 2014,
  • 948 000 € en 2015,
  • 962 000 € en 2016,
  • 1 006 000 € en 2017.

Ainsi l’État en général et la CAF en particulier soutiennent de manière significative et croissante la commune dans ses actions vers l’enfance et la jeunesse.

"Le coût de la réforme des rythmes scolaires pour notre commune serait de 800 000 € par an."

FAUX : le reste à financer sur le budget annuel de fonctionnement pour la réforme des rythmes scolaires au Plessis-Robinson est, selon les propres chiffres des services municipaux, de 117 000 €, soit 7 fois moins !

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Sous réserve de vérification, il semble que ce chiffre ne correspond en fait qu’à l’année scolaire 2014 - 2015, première année d’application de la réforme dans notre commune. Dans les faits, sur ces 800 000 € :

  • 400 000 € correspondent, d’après les services communaux, à des investissements (en particulier les tablettes et les logiciels pour l’anglais),
  • 147 000 € sont subventionnés par la CAF puisqu’elle donne 50 centimes par heure et par enfant présent. [1]
  • 136 000 € sont fournis par l’État qui verse 50 € par enfant au titre du fonds d’amorçage de la réforme renommé « fonds de soutien aux communes » depuis que le gouvernement a annoncé sa pérennisation. [2]

Ainsi, sur le chiffre cité par le maire comme coût annuel de la réforme, il convient d’ôter 400 000 € (investissements initiaux) + 147 000 € (versés par la CAF) + 136 000 € (fournis par l’État). Le reste du coût annuel de la réforme des rythmes scolaires pour le budget de fonctionnement du Plessis-Robinson serait ainsi, selon les propres chiffres des services de la mairie, de 117 000 € !
Cela n’est pas négligeable mais cela représente 7 fois moins que ce que le maire annonce et moins de 0,25% du budget de fonctionnement estimé (50 M€) pour la commune en 2014.

"Les caisses de la ville seraient vides à cause de l’État."

FAUX : par exemple, la commune, grâce aux impôts de tous les Robinsonnais, consacrera plus de 300 000 € par an pour entretenir la rivière et les espaces verts de la "Cité-Jardin". Comment une commune sans le sou pourrait-elle faire face à cette dépense ?

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Les espaces verts

La ZAC "Cité-Jardin" cessant ses activitéa, son aménageur, la SEMPRO, ne paie plus l’entretien de la ZAC. Les choix d’aménagements et d’espaces verts arrêtés par la majorité municipale conduisent aujourd’hui la commune à verser tous les ans 164 000 € pour entretenir ces espaces verts !

Les aménagements voulus par la majorité municipale font même exploser les coûts classiques d’entretien des espaces verts puisque chaque m² d’espace vert dans la "Cité-Jardin" coûtera 2 fois plus cher que dans les écoles et même 3 fois plus cher que dans les espaces rustiques.

La "rivière naturelle"

Le caractère naturel de cette rivière, tant vanté par la propagande municipale, est démenti par le coût de 148 000 € que devra désormais verser chaque année la commune pour entretenir les installations hydrauliques et électriques de la dite rivière.

Au total, l’entretien de la rivière et des espaces verts de la "Cité-Jardin" coûtera ainsi plus de 310 000 € hors taxes par an aux Robinsonnais.

Ce nouvel exemple est particulièrement démonstratif des gabegies de l’action municipale. Il s’ajoute ainsi au Pôle culturel, au PPP  -voirie, aux délégations de service public (marché, parkings), aux intérêts des emprunts et au remboursement de la dette de la commune.

La réduction de la dotation de l’État ne serait-elle pas un bouc émissaire facile quand la commune ne sait plus faire face à ses dépenses non contrôlées ?

"Le budget du Pôle culturel serait stable."

FAUX : les augmentations de coût prévues dans les derniers avenants signés ou annoncés démontrent le caractère mensonger de cette affirmation.

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Pour rappel, fin 2013, le budget estimé était de 42,7 M€. Entre les avenants signés au conseil de février 2015 (140 000 €) et ceux annoncés (estimés au conseil de décembre 2013 à plus de 1,2 M€), le coût du pôle sera au moins de 44 M€ qui sont à comparer aux 32,7 M€ initialement prévus.

notes :

[1En partant sur une hypothèse de 80% d’enfants présents à raison de 3 heures hebdomadaires pour 36 semaines scolaires et 3400 enfants dans les écoles robinsonnaises, la commune reçoit 3400 * 80% * 0,5 * 3 * 36 = 146 880 € de la CAF.

[2En reprenant les mêmes hypothèses, la ville reçoit 80% * 3400 * 50 = 136 000 € de l’État.


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