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mardi 3 mars 2015
Les fourberies de Scapin ou le Pompier Pyromane
Spectacle vivant dans le quartier du Pierrier

Au Plessis-Robinson, le maire joue, autour du bus 195, au Pierrier, une farce en quatre tableaux que n’aurait pas reniée Molière.

Premier tableau

Profitant de la réorganisation des lignes de bus accompagnant l’arrivée du T6, la mairie du Plessis Robinson demande à la RATP de ne plus faire emprunter le Boulevard du Moulin de la Tour au Bus 195. Il s’agissait de faire écho à des plaintes de riverains incommodés par la circulation des bus.

Deuxième tableau

Les habitants du Pierrier, mécontents de cette décision unilatérale, décident de pétitionner pour le rétablissement de la circulation du Bus 195. Ils contactent la RATP.

Troisième tableau

Dans l’urgence et pour ne pas perdre l’initiative, une rencontre citoyenne est organisée en présence du maire et de son adjoint aux tranports. Les doléances des habitants sont notées pour suite à donner.

Quatrième et dernier tableau : le dénouement

Par lettre en date du 5 février 2015, le maire prend l’engagement de faire rétablir le trajet du Bus 195.

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La lettre dans le détail

- "Vous avez été nombreux à appeler mon attention concernant la suppression du passage de la ligne de bus 195 par le quartier du Pierrier."

Oui, à commencer par nous en décembre 2014 et par nos élus au conseil municipal mais à l’époque le maire n’a pas voulu comprendre à quel point cela pénalisait les habitants.

- "La mise en service du nouveau tramway, le « T6 », s’est en effet accompagnée de la restructuration du réseau de bus par les services de la RATP."

Faux ! L’arrivée du T6 n’a aucun rapport avec le détournement du bus. C’est même le contraire car la RATP n’aime pas rabattre ses bus sur la même avenue que le tramway. Si cette décision a effectivement été prise par le STIF, c’est bien à la demande explicite et répétée de l’adjoint au maire "soucieux" de satisfaire quelques riverains que le passage du Bus incommodait.

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Compte rendu de la réunion organisée par le STIF le 17 décembre 2013 - Extrait

- "J’ai bien compris à vous écouter que cette modification pénalise les déplacements des habitants de votre quartier qui souhaitent par exemple se rendre vers le cœur de ville ou la gare RER de Robinson."

Faux ! Si le maire a été forcé d’entendre les habitants, il ne les a manifestement ni écoutés, ni entendus. Si le détournement du 195 limitait les déplacements vers le cœur de ville ou la gare de RER, le Paladin a toujours constitué une alternative. Le problème se posait essentiellement pour rejoindre le marché ou le tramway !

- "C’est pourquoi, j’avais demandé à la Communauté d’Agglomération des
Hauts-de-Bièvre que le tracé du bus Paladin n°14 soit modifié et que sa fréquence soit considérablement renforcée. Cette ligne permet notamment de relier le quartier du Pierrier à la gare RER de Robinson et au « T6 ».
"

C’est vrai que cette modification du tracé et de la desserte améliore considérablement l’utilisation du Paladin.

- "Mais après vous avoir rencontré, j’ai compris qu’il était nécessaire de nous battre pour que l’itinéraire du bus 195 passant par le quartier du Pierrier soit rétabli. C’est pourquoi, je suis personnellement intervenu auprès des services compétents de la RATP et du Syndicat des Transports d’Ile-de-France afin que le bus 195 reprenne son parcours habituel dans les meilleurs délais."

On notera cette volonté de s’approprier un combat ("nous battre") contre une situation qu’il a lui même provoquée !

- "Naturellement, je ne manquerai pas de vous tenir informés de la décision qui sera prise."

De cette phrase finale, on retiendra deux éléments :

  1. Le maire n’est pas sûr d’avoir assez de poids pour défaire une décision prise à sa demande quelques mois auparavant.
  2. Le Pierrier aura prochainement droit à une nouvelle lettre de propagande sur le sujet (soit pour se glorifier, soit pour dénoncer des services qui ont peut-être autre chose à faire que de changer les itinéraires de bus en fonction des caprices d’un maire).

Reconnaissons que cette lettre est un modèle d’hypocrisie que Molière n’aurait pas reniée pour son Tartuffe.

Mieux : pour souligner le sérieux de la parole du maire, en marge gauche du texte sont rappelées les nombreuses médailles décernées à l’équipe municipale.

Comble de l’ironie : la ville a reçu la médaille de l’Excellence de la Démocratie Participative.

Soyons généreux et décernons au maire le « Molière de la meilleure Farce 2014 »


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