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mardi 21 avril 2015
Le coût des routes hors PPP

Si 40 % des routes du Plessis-Robinson sont aux mains du Partenariat Public Privé (PPP  ), le reste de la voirie municipale est géré par la commune. C’est bien l’objet d’un nouvel appel d’offre passé par les services de la ville dont le montant maximum annuel démontre l’absence d’économie induite par le fameux PPP  .

En 2010, alors que le budget annuel consacré par la ville pour sa voirie entière tournait autour de 2,1 millions d’euros (budget 2010), la ville a lancé un Partenariat Public Privé pour refaire et gérer 40 % des routes de la commune pour un coût annuel de 2,6 millions d’euros.

Alors que cette dette grève, depuis un avenant de 2013, notre budget annuel de plus de 3,2 M€ jusqu’en 2026, la commune vient de lancer, pour gérer le reste de la voirie, un appel d’offres dont le montant maximum annuel est fixé à 3 M€.

Bien sûr, le maire dira qu’un maximum ne conditionne pas le montant effectivement payé et alors ? Pourquoi fixer un montant aussi élevé si ce n’est pour effectivement l’appliquer peu ou prou ?

Au final, l’entretien des routes au Plessis-Robinson coûtera à la commune (et donc aux Robinsonnais), pour de nombreuses années encore, entre 3,2 M€ et 6 M€ soit, entre 53 % et 186 % de plus que le budget consacré à la voirie 2010 et dire que la majorité faisait miroiter des économies via ce PPP   !

Indépendamment de ce marché et du PPP  , le maire a annoncé avec son budget 2015 une dépense supplémentaire de 1,6 M€ pour refaire les voiries autour du Pôle culturel.

Pendant ce temps là, les classes de découverte ne sont plus subventionnées, les réhabilitations de certaines écoles sont sans cesse repoussées, les Robinsonnais payent toujours plus cher les activités municipales et le maire vient d’augmenter les impôts locaux de 7,44% !

Rappel des éléments sur le PPP

En 2010, alors que le budget annuel consacré par la ville pour sa voirie tournait autour de 2,1 millions d’euros (budget 2010), la ville a lancé un PPP   pour refaire et gérer 40 % des routes de la commune pour un coût de 2,6 millions annuel sur 20 ans soit 52 M€ Hors Taxe. Déjà à cette époque, les économies vantées par le maire ne nous semblaient pas évidentes : voir "PPP-Voirie : qu’en penser ?"

En fait, tout l’intérêt des PPP   résidait dans le fait ne pas faire apparaître ces dépenses comme des dettes. Le maire aurait pu tout aussi bien faire un appel d’offre classique. Constatant le danger pour les collectivités, le législateur a fait évoluer la loi sur la comptabilité des municipalités et, depuis le 16 décembre 2010, les PPP   sont bien considérés comme des dettes : voir "Le PPP-Voirie est bien une dette"

Même si le maire refuse de l’afficher comme une dette dans ses comptes, le Ministère des Finances l’interprète comme telle. Les chiffres sont effarants et démontrent l’explosion continue de la dette du Plessis-Robinson depuis plusieurs années : voir "La dette du Plessis-Robinson continue à augmenter vite, très vite..."

En juin 2013, à la faveur d’un décalage de travaux et d’une renégociation de sa propre dette, la ville avait financé l’intégration de travaux supplémentaires (extension du périmètre technique initial) et l’intégration de quelques rues (extension du périmètre géographique). Cela n’avait pas été sans une révision à la hausse du loyer à payer les premières années avec, en moyenne, 3.,2 M€ par an jusqu’en 2026 (après, il sera sans doute temps de faire d’autres avenants) : voir "Second avenant du PPP-voirie"


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