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lundi 20 avril 2015
Une ville au bord du déséquilibre

Une ville au bord du déséquilibre

Lors du débat d’orientation budgétaire du 11 mars 2015, nous avons appris qu’avec des recettes de fonctionnement de 54,9 M€ pour des charges de fonctionnement de 50,63 M€, l’excédent de fonctionnement pour 2014 était de 4,3 M€.

La commune frôle donc le déséquilibre budgétaire car cet excédent est à peine suffisant pour couvrir le remboursement en capital de la dette cette année (4,2 M€ hors PPP  ).

En augmentation de 8,75 M€, la dette (hors PPP  ) atteint 47,5 M€ au 01/01/15 (+22,6% en 1 an). Le ratio de désendettement, soit le nombre d’années nécessaire pour solder la dette si la commune consacrait tout son excédent pour la rembourser, passe à 11 ans soit le double de l’année passée !

Mais il y a pire puisque les Partenariats Publics Privés (PPP  ) sont depuis le 01/01/11 assimilés à une dette, tout comme les « autres dettes ». La dette, fin 2014, est de 72 M€ et le « service de la dette » a représenté près de 16% des recettes de la ville.

Pourquoi cette dette ?

Le maire endette la commune pour payer le Pôle et racheter des terrains pour son projet NOVEOS   prévu après 2020.

Depuis 15 ans, les nouveaux habitants ne créent pas de nouvelles marges puisqu’ils arrivent avec de nouveaux besoins.

La revente des terrains (et les éventuelles plus values qui en résultent) ne suffiront pas pour réaliser les équipements promis pour la ZAC NOVEOS   : un groupe scolaire, un gymnase, une crèche…

L’aménageur ne pourra pas prendre en charge la différence car il devra enterrer les lignes électriques, créer les voiries, viabiliser les terrains, céder une parcelle pour le lycée, reconstruire les ateliers municipaux...

Autrement dit, la ZAC NOVEOS   participe aux dettes d’aujourd’hui et sera la source des dettes de demain !

Une dette qui augmentera encore en 2015

Pour payer le pôle culturel et poursuivre la spéculation sur NOVEOS  , le maire repousse des investissements (comme la réhabilitation des écoles) mais accroit la dette de 11,7 M€ en 2015 et annonce un remboursement d’emprunt (hors intérêts) record de 10,4 M€ cette année.

Comme le maire doit dégager un excédent supérieur à cette annuité, il avait trois solutions : augmenter les recettes, baisser la dette ou baisser les dépenses.

Des dépenses 31% supérieures aux communes comparables

Après avoir fortement augmenté jusqu’à 2009, les dépenses de fonctionnement stagnent autour de 1620 € par habitant (largement au dessus des 1240 € par habitant des communes comparables).

Cette stagnation signe la gestion dispendieuse de la majorité car le transfert des compétences à la CAHB   aurait du entrainer une baisse des dépenses au moins proportionnelle aux nouveaux impôts levés depuis 2009 par la CAHB  .

Les achats de la ville sont supérieurs de 64% aux achats engagés par les communes comparables. Les charges financières grimpent avec la dette et les subventions versées sont supérieures de 25% à la moyenne des villes comparables.

Ces subventions incluent le soutien aux « partenariats » (marché, parkings) pour un montant de 1,7 M€ (soit 17 fois la subvention à la Caisse des écoles).
Elles concernent aussi des activités festives (feux d’artifices, Guinguettes, etc.) dont le coût serait à comparer aux subventions des classes de découverte que le maire a supprimées.

Nos propositions : maintien du service ; baisses de la dette et des dépenses

Des solutions existent et nous avions proposé en mars de

  • Revendre à un Etablissement Foncier les terrains en réserve pour NOVEOS   (30 M€) et en ville (18 M€) ;
  • Racheter la Halle et son parking pour économiser plusieurs millions d’euros de subventions que versera la commune dans les années prochaines ;
  • Baisser les dépenses de fonctionnement (en particulier de sous-traitance) sans baisser le service aux Robinsonnais ni pressurer le personnel de la ville ;
  • Réduire les dépenses festives et se recentrer sur les activités socio-pédagogiques ;
  • Supprimer une des deux sociétés d’aménagement et les rémunérations
    de ses dirigeants ;
  • Refuser les dérives de 30% constatés de manière quasi-systématique sur les équipements (Pôle, écoles, …) ;

Le choix du maire : faire payer les Robinsonnais !

Après l’augmentation des tarifs communaux en septembre 2014, le maire
a décidé en avril de rendre les Temps d’Activités Périscolaires (TAP) payants
et d’augmenter les impôts locaux de 7,43 %
alors même que les Robinsonnais étaient déjà 2e au classement des impôts locaux du 92 !

Le montant global de l’augmentation des impôts (2,3 M€) montre qu’il ne s’agit pas de compenser les dépenses supplémentaires (0,5 M€) ou la baisse de la dotation de l’Etat (0,9 M€).

Les objectifs véritables de ces augmentations d’impôts comme de tarifs sont de poursuivre le programme NOVEOS   et de couvrir la dette de 72 M€.

Nous, élus d’opposition, refusons la spirale spéculative du maire qui, après avoir gentrifié notre ville, se fait maintenant au détriment du pouvoir d’achat des Robinsonnais-es.

Vos élus de l’opposition : Jean-François PAPOT, Béatrice MAUBRAS, Christophe LEROY, Catherine FAGUETTE DIDI

(Contenu de la tribune de l’opposition du mois de mai 2015)


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