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samedi 9 mai 2015
Au Plessis-Robinson, une culture "tape-à-l’œil" remplacera-t-elle la culture de quartier ?

La fermeture programmée du théâtre du Coteau au profit d’une nouvelle opération immobilière, symbolise la conception "tape-à-l’œil" de la culture pour le maire où la quantité de béton supplante la qualité artistique.

Le maire du Plessis-Robinson suit les traces de l’UMP dans les Hauts-de-Seine en privilégiant les équipements culturels somptuaires au détriment des équipements de proximité.

Le Pôle culturel, gouffre financier pour la commune, est censé remplacer le théâtre du Coteau : peu importe le succès populaire de cet équipement, peu importe le lien social qu’il représente, peu importe la richesse de sa programmation et peu importe le formidable lieu de vie qu’il symbolisait dans un quartier notoirement délaissée par la majorité !

Le retard prévisible du Pôle permettra peut être de sauver une dernière année le théâtre du Coteau mais qu’en sera-t-il pour les années futures ?

Fallait-il un autre théâtre au Plessis-Robinson ?

En fait, non ! Le principe d’une intercommunalité comme la CAHB   est d’éviter que chaque ville ait ses propres équipements mais que chacun puisse avoir accès aux équipements intercommunaux. Avec cinq grands théâtres à moins de 5 kilomètres du centre du Plessis-Robinson, il n’y avait, sauf à vouloir satisfaire l’égo des élus, aucun besoin d’un nouveau grand théâtre.

En savoir plus sur l’offre existante de grands théâtres

Dans les Hauts-de-Bièvre, l’offre de grands théâtres était largement suffisante avec :

  • le théâtre des Gémeaux à Sceaux, scène nationale, avec trois salles (492, 179 et 150 places)
  • le théâtre Firmin Gémier à Antony avec une salle de 400 places prochainement rénovée et agrandie,
  • le théâtre La Piscine, entièrement rénové, à Châtenay-Malabry avec une salle permettant d’accueillir entre 524 et 900 personnes.

Ainsi, chaque Robinsonnais, disposait à moins de 5 kilomètres de chez lui de trois grands théâtres et/ou salle de spectacles dépendant de la même communauté d’agglomération.

Il avait également accèsdans notre département au théâtre Jean Arp à Clamart, au théâtre de Châtillon, au théâtre 71 à Malakoff (scène nationale) ou au théâtre des Amandiers à Nanterre...

autrement dit, chaque Robinsonnais disposait d’une offre de théâtre déjà largement conséquente.

La construction d’une nouvelle grande salle va à l’encontre du principe même de l’inter-communalité et constitue une gabegie dont seul le maire est comptable !

Il serait un peu facile pour lui de refuser le maintien du théatre du Coteau pour des questions budgétaires.

Pourquoi le théâtre du Coteau ne pourra être remplacé par le Pôle ?

En premier lieu, et factuellement, parce que le Pôle n’est pas un théâtre comme nous l’avions indiqué dans cet article.

Pourquoi le pôle culturel ne contient pas de théatre ?

Même si le cahier des charges stipulait clairement que le pôle se structurait autour d’un théâtre de 400 places, le projet retenu en 2010 fait carrément l’impasse puisque l’équipement annoncé comporte une salle ne permettant pas, selon les termes même de l’architecte, l’installation de véritables décors par manque de hauteur.

Ce "léger" défaut de conception n’a aucunement gêné MM. Pemezec et Siffredi. Ce dernier, président de la CAHB  , a pourtant inscrit dans le projet de budget de la CAHB   la réalisation d’un théâtre. Mais une fois en jury, il a estimé, comme évoqué précédemment, qu’il n’y avait pas vraiment besoin de théâtre puisqu’il en existe déjà de bonne qualité dans les villes alentour.

Pour éviter le ridicule de la situation, le « théâtre » est requalifié en « salle dédiée à la musique et aux spectacles musicaux ».

Par ailleurs, la vocation du Pôle est bien différente de celle d’un théâtre de quartier. Aucune des petites compagnies qui faisaient la saison culturelle du Coteau ne jouera sur le grand plateau du Pôle Culturel qui a pour objectif d’accueillir de plus gros "shows".

Enfin, le théâtre du Coteau anime le quartier du Pierrier et constitue l’un des derniers équipement de proximité de ce quartier si délaissé par la majorité. Avec sa disparition, le quartier s’éloigne un peu plus du Plessis-Robinson. Qui se souvient d’une époque où même la bibliothèque tenait une annexe dans ce quartier ?

Quel est le projet du maire pour le théâtre du Coteau ?

Qu’attendre de P. Pemezec ? Le nouveau projet est bien évidemment une nouvelle opération immobilière. C’est ce qu’il a annoncé lors d’une réunion de quartier au Pierrier : il compte détruire le gymnase, le théâtre et le centre de loisirs et les reconstruire (à l’exception bien sûr du théâtre) à la faveur d’une nouvelle opération immobilière !

Comment les premiers éléments de la révision du PLU confortent cette opération immobilière ?

C’est discret et écrit en tout petit mais le projet de la future opération immobilière se traduit dans le futur plan de zonage du PLU   sous la mention ER4 (emplacement réservé n° 4).

Révision du PLU   2015 - Extrait du projet de plan de zonage

C’est déjà avec cette mention "Emplacement Réservé" que le maire avait programmé en son temps : les logements à proximité de la piscine, les logements à la place du garage Mercedes, les logements à la place du lycée, la résidence prévue à la place du Panoramic-Ermitage...

Si il n’y a pas de petites économies, il y a de mauvaises économies

Le théâtre du Coteau représente un budget de fonctionnement de 200 000 €.

En savoir plus sur les recettes du théâtre

L’an passé, l’association Plessis Arts & Loisirs a reçu une subvention de 202 000 € pour faire fonctionner le théâtre du Coteau.

Délibération CAHB   (budget 2014) - Subventions culturelles

En complément, le prix des billets a permis de dégager une recette de 27 000 € en 2014.

Cette somme n’est pas négligeable mais la mobiliser tous les ans pour participer à la vie culturelle et à la vie de quartier n’est ni impensable, ni impossible.

C’est un choix politique que la ville peut tout à fait se permettre indépendamment des axes d’économies que nos élus ont proposé lors du dernier débat budgétaire.

Que représente 200 000 € par rapport à d’autres dépenses de la commune ?

Sans que la liste ait vocation à être exhaustive, le budget de fonctionnement du théâtre du Coteau représente par exemple :

  • 1/9 des sommes versées pour le fonctionnement du marché et des parkings (1,7 M€ tous les ans alors que les sociétés qui les exploitent font des profits),
  • 2/3 de la somme versée pour entretenir la rivière et les seuls espaces verts de la cité jardin (300k€)
  • 1/10 des intérêts annuels de la dette communale en 2014 (2 M€),
  • le budget de fonctionnement pour 25 caméras de vidéo surveillance (la ville en projette une quarantaine),
  • 1/5 des seuls intérêts versés pour le PPP   ( 1075 k€) et même 1/16 de son budget annuel (3.2 M€)
  • ...

Ces quelques exemples montrent que le problème du Plessis-Robinson n’est pas les recettes de la ville mais ses dépenses. En faisant le choix d’un Pôle hyper-centralisé, hyper-massif, hyper-"tape-à-l"œil" sans en dévoiler d’ailleurs les frais de fonctionnement associé, le maire fait un choix politique : celui de privilégier son monopoly à la vie de quartier, celui de privilégier les dépenses somptuaires aux dépenses génératrices de lien social, celui de privilégier des dépenses culturelle de prestige aux dépens d’une culture populaire !

Une pétition pour soutenir le théâtre du Coteau

Bien que le maire ait largement démontré son dédain face à ce type d’initiative, une pétition citoyenne est disponible pour montrer votre attachement au dernier équipement culturel de proximité de notre commune. Si nous ne sommes pas à l’initiative de cette pétition, nous l’approuvons et vous invitons à la signer.

Post-scriptum :

Télécharger le tract distribué à proximité du théâtre

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Sauvons le théâtre du coteau !


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Site d'information de la section du Plessis-Robinson du Parti Socialiste