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mercredi 27 mai 2015
Quand le maire se sert de la CAHB pour détourner les objectifs de la région

Le maire du Plessis-Robinson n’est jamais à court de ressources pour densifier la ville. Constatant que le SDRIF   lui assignait des objectifs de construction en deçà de ses objectifs personnels, il détourne à son profit les outils de la CAHB   et se définit lui-même l’ambition de sa démesure !

Les objectifs de production de logements

Une bonne articulation entre la planification régionale et les projets locaux est au cœur des défis à relever pour faire vivre le projet régional Île-de-France 2030 et permettre sa réalisation.

Schématiquement, les objectifs concernant Le Plessis-Robinson sont élaborés à trois niveaux :

  • la Région Île-de-France à travers son schéma directeur (SDRIF  ) à l’horizon 2030 [1] et la déclinaison qui en a été faite par département [2],
  • la Communauté d’agglomération des Hauts-de-Bièvre (CAHB  ) : c’est la communauté qui élabore et suit le Plan Local d’Habitation (PLH  ) qui la concerne, en respectant les orientations du SDRIF   pour le département. Le PLH   2015-2020 a été approuvé par le Conseil communautaire.
  • Le Plan Local d’urbanisme (PLU  ) du Plessis-Robinson en cours de révision doit s’inscrire dans les objectifs du SDRIF   et du PLH   de la CAHB  .

Que fait le maire du Plessis-Robinson quand il découvre que les objectifs assignés au Plessis-Robinson sont bien trop inférieurs à ce qu’il souhaite pour poursuivre sa politique de promotion immobilière ?

Découvrons-le dans un scénario en quatre actes :

Acte 1 - Catastrophe ! Les objectifs du SDRIF   sont en deça des désirs démesurés du maire

Le maire du Plessis-Robinson s’est retrouvé fort dépourvu lorsque nos élus ont démontré que ses objectifs de construction (6 500 à 7 000 logements d’ici 10 ans) au Plessis-Robinson dépassaient, et de très loin, les ambitions (115 logement par an pour notre commune) du Schéma Directeur de la Région Île-de-France (SDRIF  ).

En savoir plus sur l’écart entre les demandes du SDRIF et les objectifs du maire

Depuis 20 ans, le maire densifie la ville en se cachant derrière le SDRIF   dont il "protégerait" même les Robinsonnais. La loi impose la construction de 500 000 logements par an en France, ce que le SDRIF   traduit par l’objectif de 70 000 logements par an pour la région Île-de-France.

Dans les faits, cet effort ne peut être uniforme. Les collectivités, non intégrées à un Contrat de Développement Territorial et dépourvues de nouvelles gares, ont ainsi un objectif de construire 25 000 nouveaux logements par an, c’est-à-dire un peu moins que l’effort de construction constaté en Île-de-France depuis 15 ans (bien éloigné de la densification constatée au Plessis-Robinson dans la même période).

Le préfet établit alors un objectif pour le Plessis-Robinson d’une croissance de 15 % du nombre de logements entre 2013 et 2030 . Notre ville comptant un peu moins de 13 000 logements, devrait ainsi construire un peu moins de 2 000 logements en 17 ans soit 115 logements par an  !

Ce SDRIF   est le plus exigeant que nous ayons jamais connu en matière de construction de logements, mais il ne fixe au Plessis-Robinson qu’un objectif de 115 logements par an, soit près de 3 fois moins que ce que le maire a imposé à la ville depuis 10 ans !

La décision du maire de construire près de 7 000 logements (1 900 par extension de la nouvelle Cité Jardin et sur le plateau ; 4 500 pour la ZAC NOVEOS   et plus de 600 en diffus) représente ainsi en 10 ans 3,5 fois plus de logements que le SDRIF   n’en demande sur 15 ans !

Acte 2 - Heureusement tout n’est pas perdu ! Le maire profite de sa situation à la CAHB   pour détourner les objectifs du PLH   à son avantage

Mais l’édile n’est jamais à court de ressources... Il a donc détourné à son profit les objectifs du Plan Local de l’Habitat (PLH  ) de la CAHB   pour attribuer à notre commune une bonne partie (27 %) de la contribution demandées par le SDRIF   aux sept communes de la CAHB   d’ici 2020.

Comment orienter ainsi un PLH ?

La recette est finalement assez simple.

En premier lieu, le maire se fait désigner rapporteur (c’est à dire décideur) du PLH  . Ce n’est pas compliqué puisque ses collègues de l’UMP ne souhaitent pas sur-densifier leurs communes outre mesure, connaissent le maire du Plessis-Robinsonc et savent que cela aboutira à des objectifs de construction plus faibles pour eux et beaucoup plus importants pour notre commune.

Ensuite, il suffit d’introduire dans ce PLH   la prévision des projets prévus par la future révision du PLU   du Plessis-Robinson ; le PLU   devra respecter le PLH  ... et la boucle est bouclée. Il ne reste qu’à organiser la "répartition" des 1 170 logements par an demandés par le SDRIF   pour le territoire des Hauts-de-Bièvre et le Plessis-Robinson se retrouve avec un objectif de 317 logements soit :

  • à peu près le même qu’Antony (pourtant deux plus peuplé),
  • deux fois plus que Sceaux ou Châtenay-Malabry (communes comparables)
  • et presque 9 fois plus que Bourg-la-Reine !

Avant même la fin de la concertation pour le PLU   de notre ville, avant même la mise en oeuvre de la ZAC NOVEOS   (programmée pour 2020), le maire a fixé comme objectif pour la commune de construire 317 logements par an pour les 5 ans à venir !

Acte 3 - Eurêka ! Sous couvert de PLH   le maire révise son PLU   !

Comme démontré, le PLH   de la CAHB   est construit pour permettre la révision du PLU   du Plessis-Robinson et fixe à court terme (2018 - 2020) une double densification :

  • en extension de la Cité-Jardin,
  • sur le plateau en détruisant des logements sociaux (des PLAI destinés aux personnes en difficulté) et en "promettant" d’en reconstruire quelques uns (voir ce que sont devenues les anciennes promesses concernant la Cité-Jardin).

La révision du PLU   prévoit aussi de "réaménager" :

  • le secteur Léon Blum,
  • le secteur Colbert (avec la création d’un Plan de Masse UPM3 qui imposera des immeubles collectifs denses sur le front de l’avenue du général Leclerc),
  • diverses densifications au travers d’un plan de zonage qui devient de plus en plus complexe...
  • et bien sûr la ZAC NOVEOS   avec 4 500 logements, 10 000 m² de commerces et un centre commercial de 15 000 m².

Acte 4 - Victoire ! Le maire pourra rendre responsable la Région et s’auto-proclamer « défenseur des secteurs pavillonnaires »

Le maire de notre commune n’est jamais responsable ! Ce n’est jamais sa faute et toujours celle des autres, surtout si ces autres sont socialistes ! Ainsi, durant la campagne, le maire, pourtant comptable d’une densification trois fois plus importante que celle demandée par la région depuis 15 ans, arrivait-il à reporter sur le Grand Paris la responsabilité des attaques contre le secteur pavillonnaire (Le Grand Paris ne définit pourtant aucune règle d’urbanisme).

Pour s’en convaincre, retour sur quelques actions du maire depuis un an

En mars 2014, le maire montrait dans son programme sa détermination à sauver les secteurs pavillonnaires :

Programme UMP - élections municipales 2014

Aujourd’hui, 12 mois après ses belles promesses :

  • Après avoir menacé le Hameau pendant des années, il passe à l’acte :
    • Densification avec l’expulsion du marbrier pour construire un bel immeuble d’entrée de ville,
    • Définition d’une zone d’immeuble de 2 étages (+ combles) de l’autre coté du Hameau sur la rue Galilée,
    • Définition de nouvelles zones fortement constructibles de part et d’autre du quartier.
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      Projet de révision du PLU   2015 - Plan de zonage
  • Le secteur Colbert, à qui le maire avait fait tant de promesses durant la campagne de 2014, se voit gratifier d’un plan de masse UPM3 destiné à densifier ce quartier du côté de l’avenue du général Leclerc.
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    Projet de révision du PLU   2015 - Plan de zonage
  • Les deux pavillons récents du carrefour Croland sont démolis à cause de la construction d’un nouvel immeuble (rendu possible par la dernière modification de PLU   de 2013),
  • L’école François Peatrik va voir sa cour rognée pour y installer un nouveau programme immobilier,
  • ...
notes :

[1La loi du 3 juin 2010, relative au Grand Paris, définit un objectif de 70 000 logements par an à l’horizon 2030 qui a été repris dans le schéma directeur de la région Île-de-France (SDRIF).

[2Chaque département a décliné ces objectifs à l’échelle de son territoire afin qu’ils puissent être inscrits dans les programmes locaux de l’habitat PLH, ainsi que dans les PLU des communes. Le préfet établit un objectif pour le Plessis-Robinson d’une croissance de 15 % du nombre de logements (par rapport à 2013) d’ici 2030. Notre ville comptant un peu moins de 13 000 logements, s’inscrire dans le SDRIF revient à construire un peu moins de 2 000 logements en 17 ans soit 115 logements par an.


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