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vendredi 26 juin 2015
Révision du plan local d’urbanisme : enquête publique cet automne


— Un projet démesuré
— Quel développement durable ?
— Quelle concertation ?
— Et maintenant ?

(Tribune de l’opposition de juillet 2015)

Un projet démesuré

Pour répondre aux enjeux de production de logements, l’État et le SDRIF  , déjà ambitieux, fixent un objectif pour notre ville de produire 130 logements par an.

Cet objectif est fort, mais adapté aux infrastructures existantes ou prévues au Plessis-Robinson.

Le projet du maire prévoit pendant les 15 ans qui viennent de construire 350 logements par an, soit presque le triple !

La révision de PLU   voulue par le maire est une grave erreur. Notre ville compte 13 000 logements et son projet vise sur le secteur Ledoux et sur NOVEOS   (ex ZIPEC  ), à en ajouter 6200 de plus !

Les transports en communs, existants (T6) comme projetés (T10), seront insuffisants pour accueillir 45 000 habitants au Plessis-Robinson.

La circulation automobile est déjà un problème alors quelle sera la situation avec 7 000 voitures de plus liées aux habitants et 4 500 voitures de plus liées aux travailleurs ?

Même si, sous la pression des Robinsonnais, le maire accepte enfin, après l’avoir tant raillée, notre proposition de double sens pour l’avenue du Général Leclerc, son « expérimentation » n’a-t-elle pas démontré la fragilité du plan de circulation ?

Quels seront les impacts sur l’air, sur le bruit, sur la sécurité, sur le stationnement, sur la qualité de vie… de son projet ? A ces questions, le maire demande « la confiance »… à défaut de nous répondre.

Décider, c’est aussi anticiper les conséquences de ses décisions : le maire laisse, là encore, la dette aux générations futures !

Quel développement durable ?

Le nouveau PLU   pourrait être l’occasion pour notre commune de prendre un virage réellement écologique !

C’est pour cela que nous avons proposé lors du conseil municipal du 9 juin de prescrire des bâtiments neufs plus sobres que ne le demande la réglementation thermique et plus vertueux par l’obligation de raccordement au réseau de chaleur géothermique.

Même si la majorité préfère souvent détruire et reconstruire que réhabiliter, nous n’oublions pas, nous, élus d’opposition, la situation des propriétaires des bâtiments peu ou mal isolés. C’est pourquoi, nous avons proposé d’amender le règlement proposé pour que les services de l’urbanisme, sollicités pour tout ravalement, ne puissent refuser une demande de travaux au prétexte que la rénovation par l’extérieur modifie la façade du bâtiment mais qu’en ce cas, ce soit bien le respect de l’esprit du quartier qui importe.

Il serait absurde qu’une copropriété renonce à une rénovation vertueuse au motif de rejets successifs ou se voit imposer une façade par la ville !

Au-delà de nos désaccords, nous avons ainsi proposé différents amendements dans l’esprit de construction que nous tâchons de maintenir malgré l’attitude du maire à notre égard.

Quelle concertation ?

A chacune de nos demandes pour plus de concertation, le maire rétorque que de nombreuses réunions ont eu lieu. Le dictionnaire définit la concertation comme le processus permettant de « se mettre d’accord pour agir ensemble et d’une certaine façon » et c’est sans doute là que le bât blesse ! La révision de PLU   est une preuve de plus de la différence entre communiquer et se concerter. Trois exemples le démontrent :

  • Le Panoramic-Ermitage où le projet refusé par différents riverains est reconduit alors même que le commissaire enquêteur avait demandé, lors de la dernière modification de PLU  , qu’une réelle concertation soit menée,
  • Le secteur Colbert où chaque réunion publique a permis de constater le désaccord profond entre le projet immobilier porté par la mairie et des habitants du quartier,
  • Le secteur NOVEOS   où les comptes rendus des réunions entre la commune et les entreprises montrent la colère d’entrepreneurs mécontents des méthodes comme du projet présenté.

Le devenir de notre commune mérite mieux que de l’information. Revenons au sens des mots et permettons aux Robinsonnais de « se mettre d’accord pour agir ensemble et d’une certaine façon ».

Et maintenant ?

La procédure de révision du PLU   n’est pas terminée. Puisque le maire refuse d’anticiper les conséquences de ses choix, nous encourageons chaque habitant à se plonger dans les documents du PLU   pour en comprendre l’impact sur son propre cadre de vie et, le cas échéant, faire connaitre ses remarques lors de l’enquête publique de cet automne.

Nous, élus de l’opposition, seront à votre disposition pour vous accompagner dans ces démarches et vous souhaitons, en attente, un excellent été.

Vos élus de l’opposition :

Jean-François PAPOT,
Béatrice MAUBRAS,
Christophe LEROY,
Catherine FAGUETTE DIDI


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