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lundi 28 mars 2016
Ce que nous aurions aimé écrire sur le blog dédié aux finances…

Nous présentons ici les éléments que nous souhaitions développer dans le blog de la commune consacré au budget. La loi impose, en tel cas, qu’un espace soit réservé à l’expression des conseillers minoritaires. Le maire n’accède pas à notre demande.

Le budget communal peut se comparer au budget d’un ménage. Il est constitué de recettes (54 M€ prévus en 2015 au Plessis-Robinson) et de dépenses courantes ou financières (48,5 M€). Ces deux éléments constituent le budget de fonctionnement. Parmi les recettes de fonctionnement de la ville, trois postes ont été, depuis 2014, mis en exergue régulièrement :

  • Les dotations de fonctionnement allouées par l’état (3,4 M€, en baisse de 0,9 M€ en 2015),
  • les recettes fiscales, soient les taxes foncières et d’habitation (24,3 M€ en hausse d’au moins 2,2 M€)
  • et ce que payent les usagers pour les services (périscolaires, culturels…) proposés par la commune (6,5 M€, en hausse de 1,9 M€).

Ainsi, la baisse des dotations de l’État représentait une perte prévue pour la commune pour 2015 de 1,7 % de ses recettes plus que largement compensée par la hausse des recettes fiscales et les récentes augmentations des tarifs municipaux.

Pour accroitre ou maintenir son patrimoine (équipements, routes, terrains…), une commune s’appuie sur l’excédent du budget de fonctionnement (différence entre les recettes et les dépenses de 7,2 M€ prévue en 2015). Si la commune estime cet excédent insuffisant, elle peut aussi choisir d’emprunter. Les emprunts accumulés créent une dette : au Plessis-Robinson, la dette est ainsi passée de 17,3 M€ début 2008 à 79 M€ début 2015. Le remboursement de ces emprunts constitue une dépense supplémentaire chaque année pour la commune.

Sans négliger les contraintes liées à la baisse de la dotation de l’État (DGF), cette hausse de la dette au Plessis-Robinson nous inquiète davantage. D’autant plus que les projets d’investissements retenus par la majorité vont engendrer ensuite des dépenses nouvelles importantes nécessaires à leur fonctionnement, comme cela sera sans doute le cas par exemple avec le nouveau Pôle culturel.

Si elles sont nécessaires, les hausses des impôts et des services facturés aux usagers doivent être équitables et adaptés aux besoins de fonctionnement comme aux revenus de chacun. Si mieux dépenser doit être le mot d’ordre de toutes les collectivités, cela ne peut se faire sans repenser les priorités de la ville.

Les choix menés par la majorité en 2015 privilégiaient une politique spéculative d’achats / reventes de terrain dont nous pensons qu’elle ne fera, au mieux, que repousser le problème budgétaire. Si la densification de la ville apporte son lot de nouveaux contribuables (et donc de nouvelles recettes), elle implique de nouveaux besoins à satisfaire (et donc de nouvelles dépenses) qui s’équilibrent. Cependant, la densification brutale nécessite des investissements (nouveaux équipements) qui eux amplifient toujours un peu plus le stock de dettes.

A l’aube du futur Débat d’Orientation Budgétaire (DOB) et alors que nous ne savons malheureusement encore rien sur les orientations retenues par la majorité pour 2016 ou sur les comptes définitifs de 2015, nous pensons cependant nécessaire de remettre ces quelques éléments en perspective pour établir collectivement les bases d’un bon diagnostic.

Ce sont ces éléments que nous souhaitions développer dans le blog de la commune consacré au budget. La loi impose, en tel cas, qu’un espace soit réservé à l’expression des conseillers minoritaires. Le maire n’accède pas à notre demande. Il voudrait réduire notre droit d’expression à un simple commentaire sur les propos de son adjoint alors que nous devrions avoir une rubrique dédiée.

Pour que l’opposition puisse être encore plus constructive, il faut qu’elle puisse s’exprimer sur le fond, faire connaître ses convictions et proposer des amendements aux nouveaux projets de la majorité avant qu’ils ne soient trop avancés. Pour cela, nous demandons, à nouveau au maire de réunir des commissions de travail indépendamment des conseils municipaux, de donner une représentation à l’opposition au sein des sociétés d’aménagement de la commune ou des comités de pilotage sur le devenir du secteur Ledoux, etc.

Des divergences fondamentales resteront, et c’est le sel de la démocratie, mais au moins la voix des citoyens que nous représentons sera entendue avant que les projets ne soient finalisés et présentés au conseil municipal.

Vos élus de l’opposition : Jean-François PAPOT, Béatrice MAUBRAS, Christophe LEROY, Catherine FAGUETTE DIDI


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