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samedi 17 septembre 2016
Un développement durable en trompe-l’œil au Plessis-Robinson
Un Robinsonnais en colère écrit au Maire

Un riverain de la rue de Malabry nous a mis en copie de son courrier au maire. Lyrique, il dénonce à la fois l’urbanisation de la ville, les incohérences en termes de développement durable de la majorité et rappelle les vertus de la "vraie" nature en ville.

Nous reproduisons ci-dessous sa lettre ouverte.

Monsieur le Maire,

Avant toute chose, je ne peux qu’imaginer la difficulté que représente la pratique de votre métier ; Pour cela, je vous respecte.

C’est au son des douces machines de chantier que je vous écris. J’habite rue de Malabry et je vous écris car, quel n’a pas été mon étonnement en voyant le résultat des travaux...

Je croyais faire partie d’une ville avant-gardiste, axée sur le développement durable.

Pour autant, mon cœur brisé en voyant nos jolis arbres de notre rue abattus, n’a pas été consolé par cette vision goudronnée du nouveau design de la rue.
Un arbre, c’est un piège à carbone, des travaux sont émetteurs de carbone.
Un arbre, c’est de l’ombre, apportant rafraîchissement à nos corps saturés par les températures actuelles, du goudron emmagasine et restitue la chaleur.
Un arbre, c’est un micro système de vie et d’équilibre, de l’asphalte c’est plat, sans le moindre interstice permettant à une graine d’éclore sur ce sol stérile.
Etre dans le paraître en dépensant autant d’argent dans des artifices de fleurs alors que, sans dépenser le moindre sou, nous avons déjà toute la verdure nécessaire.

Ainsi, subir huit mois de travaux du lundi au samedi, à partir de huit heures du matin pour une canalisation qui a tenu 100 ans , car à l’époque on faisait les choses pour durer, c’est cela le vrai développement durable, me rend perplexe, d’autant que la rue avant travaux était en excellent état(1) mais peut être est-ce la faute à l’urbanisation accrue de ces dernières année que vous encouragez ?

Maire en colère, dites vous à chaque parution du journal de la ville, en beau papier glacé non recyclé, Robinsonnais en colère contre son Maire vous recevez aujourd’hui.

Je sais que mon courrier ne changera pas les choses car j’ai bien conscience que depuis toutes ces années, les élus sont avant tout là pour leur propre personne, servant leurs intérêts au détriment des autres(2).

Je vous salue Monseigneur,

Notes de la section :

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-* (1) Reconnaissons que la rue de Malabry, délaissée depuis de nombreuses années, méritait quelques travaux notamment pour la rendre "praticable" par les piétons et les poussettes. Comme le montre la photo ci-jointe, le nouveau trottoir continuera à poser des problèmes aux poussettes !

  • (2) Cette dernière phrase tendrait à accréditer l’idée, hélas trop répandue, d’un comportement de tous élus, uniquement préoccupés à agir pour leur propre intérêt. Ceci est une grave suspicion que nous ne partageons pas.

Lettre originale :

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