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lundi 3 octobre 2016
Les plus riches sont bien ceux que l’on croit...
Tribune d’octobre 2016

Dans la tribune du Petit Robinson de septembre, la majorité municipale fait une comparaison erronée entre la dotation globale de fonctionnement (DGF) reçue de l’État par la ville du Plessis-Robinson et celle reçue par la ville d’Évry.

Dans la tribune du Petit Robinson de septembre, la majorité municipale fait une comparaison entre la dotation globale de fonctionnement (DGF) reçue de l’État par la ville du Plessis-Robinson et celle reçue par la ville d’Évry.

Pourquoi choisir Evry plutôt que, par exemple, Meaux, dont la DGF par habitant est pourtant sensiblement identique ? Comment ne pas voir dans ce choix une manoeuvre politicienne ?

Les montants de DGF cités par la majorité ne sont pas comparables. On devrait parler d’ailleurs des montants des dotations globales de fonctionnement car comparons ce qui peut l’être :

  • La dotation forfaitaire du Plessis-Robinson a bien diminué de 49,3% entre 2014 et 2016 au nom de l’effort demandé aux collectivités locales pour le redressement des comptes publics. La dotation par habitant est maintenant de 77,50 euros.
  • La dotation forfaitaire de la ville d’Évry a diminué de 28% entre 2014 et 2016 passant de 11,7 millions d’euros à 8,4 millions d’euros. La dotation par habitant est de 156,14 euros.
    En effet, les deux villes ne sont pas du tout comparables : en 2016, le revenu par habitant est de 10 468 euros à Évry alors qu’il atteint 20 325 euros au Plessis-Robinson, soit à peu près deux fois plus.

C’est pourquoi la ville du Plessis-Robinson bénéficie de la seule dotation forfaitaire alors que la ville d’Évry bénéficie en plus d’une dotation de solidarité urbaine et de cohésion sociale (DSU). Cette péréquation doit permettre aux villes concernées de se développer pour espérer, à terme, augmenter leurs recettes de fonctionnement et donc ne plus toucher la DSU.

Le maire devrait bien comprendre ce mécanisme puisqu’il en a bénéficié quand il a obtenu, notamment de l’État, 35 millions d’euros entre 1989 et 1996 pour dynamiser la ville et donc augmenter son potentiel de recettes !

Au lieu de cela, il critique maintenant le dispositif de solidarité qui ne s’adresserait selon lui qu’à des villes mal gérées. Cherchez la logique !

Vos élus de l’opposition :
Jean-François PAPOT, Béatrice MAUBRAS, Christophe LEROY, Catherine FAGUETTE DIDI


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