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lundi 3 octobre 2016
Face au terrorisme, soyons fermes mais restons démocrates !
Tribune d’octobre 2016

Le discours lors de la commémoration de la libération du Plessis-Robinson s’est bien éloigné de l’objet de la célébration de nos courageux aïeux. Il a légitimement choqué plus d’un participant.

Le discours lors de la commémoration de la libération du Plessis-Robinson s’est bien éloigné de l’objet de la célébration de nos courageux aïeux. Il a légitimement choqué plus d’un participant.

Si la France est en guerre, c’est bien contre l’État Islamique et ses terroristes qui s’en sont pris d’abord, puis aussi, à des musulmans.

Nos anciens avaient de la sagesse. La loi dite de 1905 affirme l’indépendance de l’État et des Églises tout comme la double liberté de conscience et de culte. Si l’État et ses représentants s’interdisent toute ingérence dans les questions religieuses, la liberté de culte s’exerce dans le respect de l’ordre public et des personnes.

Certains voudraient adapter la loi aux circonstances. Comprennent-ils le subtil équilibre qui fait de ce texte, comme disait Jaurès, une loi « juste et sage » ?
D’autres, parfois ceux même qui peinent à l’appliquer pleinement, voudraient faire de la laïcité une religion d’État contre les religions, voire contre une religion. C’est oublier qu’en nous attaquant, les terroristes s’attaquent à la démocratie. Elle incarne le contraire de ce qu’ils sont : la liberté d’expression, le respect mutuel, la liberté de culte, l’égalité entre les femmes et les hommes.

La laïcité doit demeurer un principe de neutralité qui s’applique à l’État (donc aux élus et à ses représentants) comme aux citoyens.

Cette guerre et ces menaces, nous devons les affronter ensemble avec fermeté, avec réalisme et avec sang froid, sans complaisance mais sans stigmatisation non plus.
La sécurité doit être, en ces temps mauvais, au coeur de nos préoccupations. Chacun le comprend et nombre de Robinsonnais acceptent les contraintes quotidiennes qu’elle impose.

Mais ce contexte d’insécurité ne doit pas être un prétexte à flatter les mauvais sentiments, à organiser une chasse aux sorcières ou à remettre en question des deux principes essentiels de la loi de 1905 :

  • l’obligation de l’État (et de ses représentants) de ne pas intervenir dans les convictions de chacun ;
  • l’égalité de tous devant la loi, quelle que soit leur religion.

Vos élus de l’opposition :
Jean-François PAPOT, Béatrice MAUBRAS, Christophe LEROY, Catherine FAGUETTE DIDI


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