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jeudi 9 mars 2017
Tribune de l’opposition de mars 2017

— Quand la ville mettra-t-elle fin aux gaspillages ?
— Urbanisme : entre fausses promesses et folles conséquences
— Que devient le nouveau Lycée du Plessis-Robinson ?
— Le droit de l’opposition et « La vie des écoles »

Quand la ville mettra-t-elle fin aux gaspillages ?

L’analyse en décembre 2016 des rapports d’activités de 2015 (il n’est jamais trop tard !) des sociétés gérant les parkings et le marché démontrent une nouvelle fois les erreurs budgétaires liées aux partenariats voulus par le maire. Que dit la loi ?
Dans une Délégation de Service Public, le délégataire doit assumer le risque d’exploitation. Or :

  • la ville a versé 385 000 € au concessionnaire du parking Coeur de ville en 2015 lui assurant un résultat net après impôts de 239 000 € (soit une marge de 46% après impôts). Où est le risque pour cette société ?
  • l’exploitation du marché a coûté plus de 700 000 € à la ville. La société gestionnaire a ainsi dégagé un résultat de 90 000 € net auquel s’ajoute plus de 250 000 € directement reversés au siège de l’entreprise comme rémunération ou comme frais de siège. Où est le risque pour cette société ?

Voilà pourquoi, alors que la dette de notre commune n’est plus soutenable et où la majorité municipale augmente sans cesse les impôts ou le coût des services municipaux, nous ne comprenons pas le refus du maire de rompre ces contrats sans attendre 2030 pour le premier, 2024 pour le second.

Urbanisme : entre fausses promesses et folles conséquences

En 2008, le programme électoral du maire était clair : « Le Plessis-Robinson arrive au bout de sa transformation. Notre ville n’a plus besoin de grands travaux, elle va surtout chercher à trouver une qualité de vie et de services qui permettra aux Robinsonnais de profiter pleinement du travail accompli ces dernières années. »… Et pourtant, souvenons-nous de ses actions à l’issue des élections : le PPP   et son chantier à ciel ouvert, le réaménagement de l’avenue du Général de Gaulle, la poursuite des travaux de la Cité Jardin, la construction de dizaines de résidences un peu partout en ville, le pôle culturel…

Nouvelle stratégie lors des élections 2014, le maire sortant s’est présenté comme le gentil défenseur des pavillons contre le méchant Grand Paris et la méchante Région qui voudraient détruire les maisons… Pourtant, dans le même temps il planifiait la densification de chaque parcelle. Face à la mobilisation des riverains et devant la crainte des conséquences électorales, le maire a fait mine de reculer annonçant l’arrêt de la densification programmée du secteur Colbert. Hélas, comme pour le terrain du Panoramic-Ermitage, le maire, sitôt les élections terminées, a laissé le promoteur reprendre son projet autour de l’étang Colbert. Et ce n’est pas fini. Déjà les nouveaux projets se préparent : la ZAC NOVEOS  , la démolition du secteur Ledoux… et toujours de nouvelles opérations immobilières qui se construisent ou se projettent aujourd’hui rue de Sceaux ou rue Edmond About au gré des préemptions d’achat de terrain par des promoteurs et de modifications de PLU  .

À quand un urbanisme de raison et de concertation au Plessis-Robinson ? A quand un projet de ville partagé plutôt que subi par les habitants ?

Que devient le nouveau Lycée du Plessis-Robinson ?

Durant des années, le maire a accusé la Région de ne pas construire de nouveau lycée dans notre commune. Depuis plus d’un an, la région a changé de majorité et pourtant toujours pas de lycée évoqué... Cette histoire n’était-elle qu’un prétexte à critiquer les socialistes ou y avaient-ils d’autres raisons ?

  • En 2005, la région proposait à la ville la rénovation et l’extension du lycée dans les locaux de l’actuelle école Henri Wallon qui le jouxte. Le maire a ignoré cette proposition préférant vendre l’emplacement pour une résidence immobilière.
  • En 2010, le maire annonçait vouloir donner un terrain situé dans le bois de la Solitude. Mais dès 2011, il « nettoyait » le terrain et vendait le terrain pour la construction d’une résidence immobilière.
  • En 2013, la ville réservait, officiellement pour faire le lycée, le terrain du Parc technologique condamnant les entreprises qui y sont installées. Il a annoncé dès 2015 sa volonté d’y construire de nouvelles résidences…
  • Fin 2015, le maire réservait dans son nouveau PLU   un emplacement dans la zone NOVEOS   officiellement pour construire prioritairement un lycée et pourtant dans les esquisses de NOVEOS  … point de lycée !

Nous demandons au maire de clarifier sa position sur le lycée et d’admettre qu’il se sert de la promesse du lycée depuis 15 ans de façon répétitive d’abord pour justifier la réservation de nouveaux terrains pour le réaliser, pour finalement les vendre à des promoteurs !

Le droit de l’opposition et « La vie des écoles »

Depuis des années, nous demandons d’avoir, conformément à la loi, une tribune dans toutes les parutions municipales faisant état des réalisations des actions de la majorité municipale. En particulier, depuis des années, le maire nous refuse une tribune dans « la vie des écoles » publiée 3 à 4 fois par an à destination des parents d’élèves. Pourtant, dans le dernier numéro de cette publication, l’éditorial du maire est absent, au prétexte que cet éditorial ferait courir un risque à sa campagne législative. Comment ne pas y voir la preuve que cette publication entre pleinement dans le champ du droit d’expression de l’opposition dans tout bulletin d’information ? Comment comprendre son refus d’une tribune de l’opposition venant apporter aux parents d’élèves le nécessaire contrepoids démocratique sur les actions de la majorité dans nos écoles ?

Vos élu-e-s de l’opposition :
Jean-François PAPOT,
Christophe LEROY,
Béatrice MAUBRAS,
Catherine FAGUETTE DIDI


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