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mercredi 10 mai 2017
Tribune de l’opposition de mai 2017

— Réhabilitation de l’école François Péatrik : cela commence bien !
— Réhabilitation de l’école Joliot-Curie : de mieux en mieux !
— Un pôle (dé) connecté ?
— Le bon sens de Leclerc…

Réhabilitation de l’école François Péatrik : cela commence bien !

Initialement, trois architectes devaient concourir pour la réhabilitation de l’école F. Peatrik. La majorité municipale a finalement souhaité retenir quatre architectes dont deux n’ayant pas de références significatives en équipements scolaires mais une solide habitude de travailler au Plessis-Robinson. Chaque architecte disposait d’une indemnité de 100 000 € pour concevoir son projet. Cette somme est déjà largement supérieure aux habitudes de la profession pour un groupe scolaire de cette taille (19,6 M€ HT de travaux) puisque par exemple, Puteaux, ville ni particulièrement pauvre, ni particulièrement économe n’avait alloué « que » 55 000 € pour son dernier groupe scolaire (tout à fait comparable avec un budget de travaux de 18 M€ HT). Ainsi, dès le démarrage du projet, la majorité municipale accepte de dépenser 400 k€ au lieu de 300 k€, c’est-à-dire dépasse de 33 % son budget d’études déjà bien plus élevé que ce qui se pratique couramment…

Mais il y a pire !

La conception d’un groupe scolaire demande une grande habitude des problématiques scolaires (gestion des flux, attentes des enseignants, confort des élèves…) et les projets proposés par ces deux architectes ne répondaient donc pas aux besoins et à la complexité d’un groupe scolaire. Le jury a donc du les écarter rapidement limitant donc son choix non à quatre projets mais uniquement à deux. La ville a donc dépensé 400 k€ pour finalement n’avoir le choix que parmi deux propositions…

Mais il y a pire !

La commune ayant déjà dépensé plus que prévu et son conseil (la société en charge d’évaluer les projets) se retrouvant à devoir analyser quatre projets au lieu de trois, la majorité municipale a choisi de ne pas lui faire analyser l’économie des projets proposés. Pourtant, c’est ce même conseil qui avait identifié lors du concours pour le pôle culturel que l’architecte retenu avait sous évalué son projet. Il avait bien anticipé les 30 % de surcout que la commune a finalement dû payer pour cet équipement pharaonique. Pour l’école F. Peatrik, la majorité a préféré casser le thermomètre pour ne pas risquer de connaitre à l’avance le réel coût des travaux…

Mais il y a pire !

Le budget alloué à cette réhabilitation, initialement hâtivement estimé à 10,7 M€ en 2012 puis ré-estimé à 23 M€ en 2013, vient d’être corrigé lors de la préparation du budget 2017. Il est maintenant estimé à plus de 28 M€ car la majorité municipale avait « oublié » les honoraires des architectes et autres bureaux d’études. Ainsi depuis 4 ans, les prévisions budgétaires « négligeaient » plus de 5 M€ ! Faute d’analyse économique du projet retenu, nous ne pouvons que nous référer aux habitudes de la majorité municipale en matière de tenue de projet. Gageons que le coût de cet équipement subira comme tous les autres (pôle culturel, Joliot-Curie voir ci contre) ses 30 % de dérives et qu’il finira par coûter autour de 35 M€.

Réhabilitation de l’école Joliot-Curie : de mieux en mieux !

Le coût des travaux de la réhabilitation de l’école Joliot-Curie était estimé en 2012 à 7,1 M€ HT de travaux. Lors du concours, en 2013, l’architecte affirmait tenir ce budget ; pourtant, mi 2014, il revoyait sa copie pour annoncer un budget de travaux de 9,3 M€ HT (+31%). Le marché de travaux a été signé en 2015 pour 10 M€ HT et nous pouvions espérer que cela s’arrêterait là mais la majorité municipale vient d’accepter, en avril 2017, un nouvel avenant portant le montant des travaux à 11,2 M€ HT (soit 58 % au dessus de l’estimation de l’architecte lors du concours). Une partie de cet avenant serait lié à la mauvaise qualité des fenêtres de l’école… Il était bien temps de s’en rendre compte après une première restructuration de l’école en 2006 et au bout de 18 mois de travaux sur cette nouvelle réhabilitation !

Imaginons qu’un artisan vous propose un montant pour réhabiliter votre logement. Accepteriez-vous que ce montant augmente de près de 60% au milieu des travaux ? Et bien la majorité municipale, si communicante sur ses vrais-faux problèmes budgétaires, n’hésite pas. Mais au final, qui paye ?

Un pôle (dé) connecté ?

Depuis presqu’un an, le pharaonique pôle culturel est ouvert… Dès son ouverture, la majorité municipale vante, derrière l’architecture pastiche passéiste, une numérisation exemplaire de l’équipement.

Pourtant, à l’heure où nous bouclons cette tribune (10/04/17), il n’est toujours pas possible de réserver une place de cinéma ou de théâtre sur le portail internet prévu à cet effet.

C’est bien la peine d’avoir deux « @ » au label Ville Internet !

Le bon sens de Leclerc…

Jusqu’en 1998, l’avenue du Général Leclerc est à double sens. A cette date, après un essai en sens montant qui avait soulevé une vive opposition, la majorité municipale avait fini par mettre cette avenue en sens unique descendant. En 2014, cette même majorité réessaie le sens montant, soulevant à nouveaux autant de bouchons que de mécontentements. Elle prétend alors faire un test qui sera soumis à un sondage « participatif ». En 2015, une large majorité de Robinsonnais-e-s demande le retour du sens descendant et pourtant, 2 ans après ce sondage, l’avenue du Général Leclerc reste imperturbablement dans le sens qu’a voulu lui donner la majorité…

C’est bien la peine que la commune ait reçu un « prix » de démocratie participative !

Vos élu-e-s de l’opposition :
Jean-François PAPOT, Christophe LEROY, Béatrice MAUBRAS, Catherine FAGUETTE DIDI


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Site d'information de la section du Plessis-Robinson du Parti Socialiste