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dimanche 8 avril 2018
Dix enjeux clés pour que chacun puisse devenir acteur du devenir de la Ville
Tribune de l’opposition d’avril 2018

Quelques mois après que la majorité municipale s’est offert un grand publi-reportage dans le Petit robinson pour se glorifier de son action à mi-mandat, il nous est apparu important de mettre en évidence dix enjeux clés pour notre ville.

À deux ans des élections locales, nous espérons que ces enjeux puissent ouvrir le débat et permettent à chaque Robinsonnais-e de s’interroger sur l’avenir de sa commune.

Cette liste n’est pas exhaustive et ne constitue pas un programme. Ce sont des premières pierres de réflexions collectives transpartisanes que chacun peut engager avec ses voisins ou ses amis.

De la réponse à ces questions (et à celles qui ne manqueront pas de s’ajouter), naitra, nous l’espérons, une prise de conscience citoyenne qui permettra à chacun de devenir acteur du futur de sa ville.

  • La circulation automobile : faute d’alternatives, les bouchons se multiplient et chaque nouvelle « résidence » engorge un peu plus la situation. La place de la voiture ne peut-elle pas être repensée pour en limiter l’emprise et prioriser les transports alternatifs sur les routes ?
  • L’urbanisation : quelles sont les priorités ? Ne faut-il pas prévoir les transports avant de densifier ? Si les secteurs pavillonnaires doivent être préservés, est-ce compatible avec le grignotage constant constaté depuis 25 ans ? Quelle taille doit atteindre le Plessis-Robinson d’ici 15 ans ? L’urbanisme est-il au service d’une fuite en avant budgétaire ou un moyen de construire une ville plus agréable et plus verte ?
  • Les transports doux : le plan vélo tant promis ne doit-il pas être mis en oeuvre pour permettre enfin les déplacements en toute sérénité ? Ne peut-il pas être complété par l’adhésion au nouveau VELIB qui propose des vélos électriques ? La commune ne doit-elle pas, sous condition de ressources, subventionner l’achat de vélos assistés ? Ne faut-il pas encourager des associations comme les « Dérailleurs de Clamart » ?
  • Les écoles : l’échec des activités périscolaire au Plessis-Robinson et leur abandon étaient-ils des fatalités ? Un véritable bilan ne doit-il pas être mené ? Ne faut-il pas en profiter pour renouer un dialogue avec l’ensemble de la communauté éducative ? Par ailleurs, le problème du lycée ne trouve pas de solution depuis 20 ans. Ne faut-il pas se mobiliser collectivement pour mettre enfin un terrain à la disposition de la Région ?
  • Le logement : si la course à la densification doit être freinée, chaque Robinsonnais-e doit trouver une solution dans son parcours résidentiel : logement social pour les moins aisés, logement à prix maîtrisé notamment pour nos jeunes, logements libres... Cette mixité ne devrait-elle pas être une réalité dans tous les quartiers ? N’est-elle possible que si la commune cesse de vouloir spéculer sur les terrains qu’elle acquiert ?
  • Une ville stratège énergétique : la ville doit-elle jouer un rôle moteur tant sur ses propres équipements en visant des Bâtiments à Énergie Positive que sur les nouveaux bâtiments en inscrivant son ambition dans le PLU   et en accompagnant les rénovations thermiques du bâti privé ? Faut-il rénover ou reconstruire ? Le développement des énergies renouvelables ne peut-il pas être encouragé en étendant le réseau de chaleur géothermique et en facilitant l’intégration de panneaux solaires ?
  • Une ville à vivre : de nombreux quartiers du Plessis-Robinson manquent d’animations et de lien social. Le marché et quelques animations ne remplacent pas les bars, les restaurants, les places publiques... La commune ne doit-elle pas orienter les commerces, notamment via la SEMPRO, en faveur de rues plus animées à l’image du centre-ville de Sceaux. Chaque Robinsonnais ne devrait-il pas avoir son mot à dire pour définir l’espace public et l’animation des futurs quartiers ?
  • Le sport et la culture : l’emprise du sport professionnel sur les finances et les équipements de la ville doit-il se faire au détriment de la capacité pour chacun, et notamment pour les enfants, de faire, à son niveau, le sport qu’il souhaite ? La culture ne devrait-elle pas s’étendre à chaque quartier : culture de rues avec le développement du « street art », culture musicale urbaine, bibliothèque itinérante ?
  • Les finances de la ville : l’endettement massif de la commune plombe les débats budgétaires. Un plan massif de désendettement avec l’opérateur foncier d’île de France ne doit-il pas être combiné à une rationalisation des finances de la ville (renégociation des aides au marché, respect des budgets votés, remunicipalisation de services délégués, valorisation de la halle du marché occupée seulement trois fois par semaine...) ? Ne faudrait-il pas demander régulièrement à la Cour des Comptes un audit puisque c’est gratuit et qu’il permettrait de s’assurer que les deniers publics soient bien employés ?
  • Une démocratie renouvelée : la concertation ne devrait-elle pas être la norme avec les parents, dans les quartiers, autour des projets ? Un budget ne peut-il être alloué aux conseils de quartier pour permettre à chacun d’avoir un impact concret sur son cadre de vie ? Si la transparence sur l’utilisation des fonds publics apparait indispensable, n’est-ce pas tout aussi vrai pour la vente des terrains municipaux aux promoteurs, l’attribution des places en crèches ou des logements sociaux ?
Vos élu-e-s de l’opposition :
JF PAPOT, B MAUBRAS,
C LEROY, C FAGUETTE

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