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mardi 8 mai 2018
Impôts locaux : la majorité municipale se moque des Robinsonnais
Tribune de l’opposition de mai 2018

Que penseriez vous d’un commerce augmentant ses prix de 15 % avant d’afficher une promotion exceptionnelle de 7,5 % ?
A l’évidence, le commerçant serait perçu comme un filou et son comportement jugé immoral, voire illégal ! C’est pourtant la pratique employée par la majorité municipale ! En septembre, elle supprimait l’abattement général à la base de la taxe d’habitation entrainant une hausse forfaitaire de 176 € par an pour chaque foyer fiscal. En avril, elle baisse le taux de 7,5 % et il faudrait applaudir ?

Le choix de septembre revenait à taxer proportionnellement plus ceux qui payaient le moins. Le choix d’avril limite (un peu) cette hausse pour ceux qui payent le plus.

Pour bien se rendre compte de la politique fiscale de la majorité, il suffit de constater que le produit de la taxe d’habitation prévue au budget 2018 augmente de 8,2 % ! En parallèle, depuis 2014, le tarif des activités gérées par la commune augmente très fortement.

De qui se moque-t-on ?

Concrètement , la taxe d’habitation en 2018…

  • Pour un couple au quartier Colbert dont la taxe d’habitation était de 2010 € en 2017, elle passera à 2046 €, soit une augmentation de 2 %.
  • Pour une famille avec 2 enfants au Pierrier, dont la taxe d’habitation était de 1163 € en 2017, elle passera à 1253 €, soit une augmentation de 8 %.
  • Pour une famille de 5 personnes dans le quartier Léon Blum dont la taxe d’habitation était de 371 € en 2017, elle passera à 512 €, soit une augmentation de 38 %.

Même si l’État doit exonérer certains contribuables d’une partie de la taxe d’habitation, d’où vient l’argent ? Qui paiera donc, quoiqu’il arrive, cette augmentation d’impôts votée par la majorité ?

Le tarif des activités municipales

Depuis 2014, les tarifs ont augmenté de plus de 50 % pour la danse ; 30 à 60% pour le dessin et la poterie ; de 50 à 80 % pour la musique… Si le tarif des activités périscolaires suit les mêmes tendances, il est du moins tempéré par l’application du quotient familial. Cela n’est pas le cas des autres tarifs au Plessis-Robinson engendrant ainsi, en plus d’une forte perte du pouvoir d’achat des familles, une profonde et croissante inégalité sociale.

Malgré cela, le budget de la majorité prévoit encore une hausse de ces tarifs bien supérieure à l’inflation !

Et tout cela, pourquoi ?

La dette de la commune s’établit au 1er janvier à plus de 73 M€ sans compter les « lignes de trésorerie » non remboursée qui représentaient plus de 16 M€ à cette même date.

Tous les ans, la commune paye 2 M€ d’intérêts et la majorité préfère augmenter ses recettes plutôt que d’accepter qu’un opérateur foncier régional rachète les terrains qui ont, en partie, généré la dette. Chaque année, la majorité ponctionne plus les contribuables et usagers pour rassurer les financeurs et envisage cette année encore de racheter des terrains pour poursuivre son urbanisme devenu budgétaire.

Pourtant, chaque nouveau quartier réduit la qualité de vie des Robinsonnais et nécessite de nouveaux investissements qui à leur tour amplifient la dette. Nous demandons à la majorité de repenser ses priorités : le budget de la commune doit être au service des Robinsonnais, pas l’inverse !

Vos élu-e-s de l’opposition :
JF PAPOT, B MAUBRAS,
C LEROY, C FAGUETTE

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Site d'information de la section du Plessis-Robinson du Parti Socialiste