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samedi 21 juillet 2018
Quand la Métropole du Grand Paris oublie le bruit de l’aéroport de Vélizy-Villacoublay
... la majorité municipale se garde bien de le signaler

La métropole du Grand Paris a mené un diagnostic sur le bruit dans la métropole. La majorité municipale s’est gardé, lors du conseil municipal du 20 juin 2018, de prévenir ses auteurs qu’ils ont omis d’intégrer les nuisances liées à l’aérodrome Vélizy-Villacoublay. Cherche-t-elle à préserver ses investissements au mépris de la qualité de vie (voire la santé) des futurs Robinsonnais ?

Une carte stratégique du bruit pour améliorer la qualité de vie

La carte stratégique de bruit, établie par la métropole du Grand Paris (MGP), définit la méthode pour quantifier les nuisances , dresse la carte des bruits liés à la voiture, aux trains et aux avions et identifie les zones où l’acoustique des nouveaux logements doit être améliorée, voire les endroits où, compte tenu des nuisances, il n’est pas souhaitable de créer des nouveaux logements.

M. Blot, adjoint au maire délégué au Grand Paris, a commencé par railler ce diagnostic en disant à quel point la MGP s’occupait de choses qui ne la regardaient pas. Pourtant, la délibération suivante adoptée à l’unanimité (donc avec sa voix) démontre l’importance de ce travail et l’intérêt qu’ont exprimé tous les maires pour que la gestion du bruit soit traitée à cette échelle. Peut-être n’avait-il pas lu / compris la délibération à l’époque ?

Il est important de cibler ces documents stratégiques à une échelle supra communale étant donné que les voitures, les trains et les avions ne s’arrêtent pas aux frontières municipales.

Un oubli d’importance pour notre commune

Pour éviter que ce diagnostic passe à côté de réalités locales, toutes les collectivités sont sollicitées pour donner leur avis et en l’espèce ici, les cartes stratégiques établies par la Métropole sont passées à côté d’un point essentiel : l’aéroport Vélizy-Villacoublay a beau ne pas être sur le territoire de la MGP, il a un impact sur notre commune. Les élus socialistes ont indiqué que notre rôle était de signaler à la MGP cet oubli pour garantir la bonne prise en compte des nuisances.

M. Blot a raillé cette proposition en disant que la Métropole montrait là toute son incompétence puisque les aérodromes militaires avaient été exclus du diagnostic en séance (sans doute celle où il a voté la délibération évoquée plus haut) et qu’il n’était donc pas possible d’exprimer cette réserve.

Malheureusement pour lui, c’est faux comme le montre l’extrait ci dessous :

Alors pourquoi ne pas signaler l’oubli de l’aérodrome de Vélizy ?

Signaler cette omission est particulièrement important pour notre commune car le Plan d’Exposition au Bruit (PEB) de l’aéroport Vélizy-Villacoublay est en révision. Le conseil municipal a même donné un avis positif récemment à cette révision. En donnant leur avis positif, les élus de la majorité semble avoir oublié un détail d’importance...

En effet, en fonction des nuisances, le PEB définit des zones (de A à D) qui interdisent (zone A, B et C) ou autorisent (zone D) sous réserves d’isolation les logements. En particulier, à partir de la zone C, il est interdit aux collectivités d’autoriser des permis de construire de logements collectifs.

Sur le projet de révision de ce Plan, on voit apparaître en particulier une zone sur le Plessis où les nuisances (Lden) comprises entre 53 et 52 dB passent au nord de la Boursidière impactant l’avenue Denis Papin à très grande proximité des projets prévus par la ville entre l’avenue Papin et l’avenue Descartes.

Or, la zone C qui proscrit tout développement urbain et nouvelles constructions de logement, commence précisément avec ce seuil de 52 dB.

Ce PEB interdira donc, lorsqu’il sera approuvé, toute construction sur les terrains concernés que la ville a acheté à grand frais sur la bande située entre les avenues Papin et Descartes. Les promoteurs, à qui elle a promis de vendre les terrains, risquent d’être moins intéressés...

M. Berger, président du territoire T2, a d’ailleurs mi mai transmis une lettre au préfet pour lui signaler que ce PEB rendrait quasi-inconstructible certains projets prévus par Clamart et le Plessis-Robinson.

On comprend mieux que la majorité préfererait que ce PEB ne soit pas en plus intégré à la carte stratégique de la métropole du Grand Paris.

Post-scriptum :

Au-delà de la chose votée, le diagnostic de bruit de la MGP en intégrant les contraintes de l’aérodrome de Vélizy Villacoublay démontre fondamentalement que la majorité "joue et spécule" à grand risque avec l’argent des Robinsonnais puisque sa stratégie budgétaire et de désendettement repose sur la constructibilité de certaines parcelles qui ne pourront peut être pas être "valorisées" autant que prévu dans la bande Papin/Descartes. Pour préserver "ses" investissements, ira-t-elle jusqu’à sacrifier la qualité de vie (voire la santé) des futurs Robinsonnais ?


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