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samedi 10 novembre 2018
Logement « social » : quand le vote de la majorité révèle le fond de sa pensée…
Tribune de Novembre 2018

La conception du "logement social" de la majorité en trois actes :
— Acte 1 – pas plus d’hébergement d’urgence !
— Acte 2 – pas de logement très social !
— Acte 3 – pas de péréquation !

Au fait, pourquoi le prix des logements privés explosent au Plessis-Robinson ?

Si la démocrature est l’art de mixer des éléments de démocratie à une forme de propagande établie en règle, cela commence aussi par cacher ses votes derrière des poncifs en en dissimulant au public les réelles motivations…

Avis négatif sans justification !

Le conseil municipal du 27 septembre devait ainsi donner son avis sur le Plan Métropolitain de l’Habitat et de l’Hébergement (PMHH). La majorité municipale a émis un avis négatif sans dévoiler ses propres motivations, mais en rageant contre la Métropole qui voudrait lui enlever du pouvoir. Pourtant, la lecture de la délibération et des motivations de l’avis négatif en disent beaucoup sur la conception du logement social de la majorité…

Acte 1 – pas plus d’hébergement d’urgence !

Constatant que le nombre de places d’hébergement d’urgence en Île-de-France (pour les familles dans la rue, les mères isolées … ) est de 15,8 places pour 1000 habitants, le PMHH demande à toutes les villes d’arriver à 12 places pour 1000 habitants. C’est beaucoup trop pour la majorité municipale qui ne veut pas construire plus des 24 logements existants pour 30 000 habitants et refuse de construire, sous 6 ans, les 32 logements supplémentaires demandés par le PMHH. La majorité considère donc que le logement social n’est pas pour les plus démunis !

Acte 2 – pas de logement très social !

Si une grande majorité des français peuvent prétendre à accéder au logement « social », il existe trois gammes de logements sociaux :

  • le PLAI (revenus familiaux inférieurs à 32 000 € par an),
  • le PLUS (revenus familiaux inférieurs à 59 000 € par an),
  • le PLS (revenus familiaux inférieurs à 77 000 € par an).

Alors que le revenu médian en ile de France est de 23 000 € par an, il nous semble indispensable (comme aux rédacteurs du PMHH) que les nouveaux logements sociaux au Plessis-Robinson reflètent cette diversité permettant ainsi, à tous, selon ses revenus, de pouvoir accéder à un logement dans sa ville puisque bien sur les loyers sont, selon la gamme, plus ou moins chers.
Ce n’est pas l’avis de la majorité qui vote contre ce PMHH explicitement pour n’autoriser au Plessis que des PLUS ou des PLS c’est-à-dire des logements destinés aux familles qui gagnent largement plus que le revenu médian francilien.
Le logement social n’est donc pas destiné non plus, pour la majorité, à ceux gagnant moins que le revenu médian, soit 50 % de la population.

Acte 3 – pas de péréquation !

Pour compenser, au sein du parc des bailleurs sociaux, les différences de loyer, il existe la possibilité d’appliquer, aux locataires dépassant les seuils de revenus, un surloyer de solidarité. A titre d’exemple, ce loyer représente 0,6 €/m² pour une famille gagnant plus de 92 000 € par an et habitant un logement PLS. Le PMHH propose d’étendre cette juste mesure à l’ensemble des collectivités de la Métropole. Et bien la majorité refuse que cela s’applique au Plessis-Robinson.

Au fait, pourquoi le prix des logements privés explosent ?

La majorité n’aime pas cela mais le diagnostic mené par la Métropole pour construire ce PMHH nous donne raison. Les fortes augmentations du prix de l’immobilier en Île de France, en général, et au Plessis, en particulier, ne tiennent pas aux normes ou aux coûts de la construction mais avant tout à l’explosion du prix du foncier c’est-à-dire du prix payé pour le terrain.
Et que constate-t-on en Île de France et plus encore au Plessis ? L’intervention constante de la majorité, rachetant tout terrain pour le revendre ensuite à des promoteurs, ne conduit qu’à renchérir le prix que paieront ensuite les Robinsonnais ! Si tous ceux gagnant correctement leur vie pouvaient acheter leurs logements, cela libérerait d’autant les logements sociaux de type PLS et PLUS ! Mais la majorité préfère spéculer sur le foncier de la commune au risque de (ou pour) gentrifier sa population !

Vos élu-e-s de l’opposition :
JF PAPOT, B MAUBRAS,
C LEROY, C FAGUETTE

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Site d'information de la section du Plessis-Robinson du Parti Socialiste