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vendredi 8 mars 2019
Quand la ville s’attaque aux associations et élus qui les dérangent...

Le débat, la confrontation d’idées, les oppositions font pleinement partie de la Démocratie, qu’elle soit locale, nationale ou internationale. Il serait très dangereux pour l’avenir de vouloir les étouffer, les étrangler financièrement dans l’objectif de les fragiliser et de les faire taire définitivement. Oui aux combats politiques, non aux coups bas politiques.

Pourtant c’est cette voie obscure que semble vouloir prendre la municipalité aujourd’hui pour intimider les Robinsonnaises et les Robinsonnais à remettre en cause tel ou tel projet de la mairie.

Lors du conseil municipal du 22 novembre 2018, le sénateur Philippe Pemezec a pris la parole sur un ton menaçant : « Je voudrais dénoncer votre irresponsabilité, vous ne pouvez pas sans arrêt nous poser des questions sur le budget et faire en sorte en même temps que celui-ci soit en difficulté parce que vous et vos amis, vous avez des paravents comme l’association Plessis ou une autre association, je vous informe que la ville va vous attaquer, nous allons nous attaquer aux responsables de ces associations financièrement, sur les deniers de ces gens-là, nous ne vous ferons aucun cadeau parce que c’est totalement inacceptable de risquer de mettre l’équilibre financier de la ville en péril, tout cela pour soi-disant vous opposer ! »

Mais cela n’étant pas suffisamment explicite aux yeux du nouveau maire, Jacques Perrin, il s’est permis de surenchérir : « J’ajoute que comme ça risque de coûter très cher au portefeuille de certaines personnes, je pense qu’elles auront obligatoirement une réflexion. » Piètre pensée.

Cela commence comme cela quand on veut démanteler les associations qui gênent ou qui empêchent de tourner en rond : on s’attaque à leur portefeuille de telle sorte qu’elles soient asphyxiées et qu’elles ne puissent plus fonctionner.

Le maire du Plessis-Robinson n’a pas tardé avec l’appui du sénateur et de sa majorité à mettre ses menaces à exécutions. Résultat : nous venons de recevoir une lettre recommandée de la ville réclamant 1000 euros à chaque requérant (aux 4 élus de l’opposition) pour avoir contesté et demandé l’annulation du Plan Local d’Urbanisme auprès du Tribunal Administratif. Nous avons un mois pour régler ces 4000 € à la commune. Une honte d’autant que, faut-il le rappeler, nous sommes bénévoles...

La colère et le mépris ne peuvent qu’être notre réponse face à cet exécutif local, face à ces hommes et ces femmes aveuglés par le pouvoir absolu. Mais surtout pas la fatalité ou un quelconque désespoir. Notre engagement, notre détermination reste intacte. Aujourd’hui comme demain, vous pouvez compter sur nous, sur notre engagement à vos côtés pour porter vos interrogations, votre point de vue, votre opposition, votre colère et porter haut et fort vos projets au sein du conseil municipal de notre commune que nous aimons tant.

Vos élu-e-s de l’opposition :
JF PAPOT, B MAUBRAS,
C LEROY, C FAGUETTE

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Site d'information de la section du Plessis-Robinson du Parti Socialiste