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samedi 13 juillet 2019
Au Plessis-Robinson, le silence est d’or ...
Tribune de l’opposition de juillet 2019

Depuis 2014, le maire, ou son représentant, se fait voter progressivement, non pas les pleins pouvoirs puisqu’il en dispose déjà implicitement, mais la non discussion en conseil. Il s’est ainsi donné le droit de décider sans débat de : modifier l’affectation des propriétés communale ; décider les augmentations des tarifs des services municipaux, fixer les prix des terrains acquis par la commune ; décider des participations demandées aux promoteurs pour le financement des équipements publics... et tout cela sans avoir besoin même d’en parler au conseil municipal !

La gouvernance municipale peut conduire, par construction à une forme d’autocratie. Pour preuve, la liste « gagnante » prend la première moitié des places du conseil municipal puis partage la moitié restante à proportion des résultats obtenus. Ainsi, toutes les volontés du maire sont, sauf explosion de la majorité, adoptées au conseil municipal. Par respect de la démocratie, pourquoi ne pas présenter et discuter publiquement les orientations puisqu’elles seront finalement adoptées par la majorité ?

Sauf qu’au Plessis-Robinson, discuter de ses orientations, c’est déjà trop... Alors, depuis 2014, le maire, ou son représentant, se fait voter progressivement, non pas les pleins pouvoirs puisqu’il en dispose déjà implicitement, mais la non discussion en conseil. Il s’est ainsi donné le droit de décider sans débat de : modifier l’affectation des propriétés communale ; décider les augmentations des tarifs des services municipaux, fixer les prix des terrains acquis par la commune ; décider des participations demandées aux promoteurs pour le financement des équipements publics... et tout cela sans avoir besoin même d’en parler au conseil municipal ! Lors du conseil de début juin, le maire a ajouté à cette liste de non-débats la capacité de décider d’user de lignes de trésorerie (autrement dit une dette de court terme) de 35 M€ et étendu son droit de préemption pour les terrains allant jusqu’à 6 Hectares (contre 2 ha auparavant).

Arrêtons-nous un instant sur ces deux dernières délégations...

Le conseil municipal réuni début juin a ainsi autorisé le maire à lever, comme il le souhaite et sans discussion, un emprunt de court terme supérieur aux recettes fiscales annuelles alors même que la commune est déjà une des championnes altos-séquanaise de l’endettement. Quelle entreprise surendettée donnerait ainsi un tel pouvoir sans validation préalable de son conseil d’administration ?

Ici, c’est pire puisque l’argent est public et issu des impôts.

Ce même conseil a également donné au maire la capacité de préempter en silence des terrains jusqu’à 6 ha (60 000 m2). Alors que la majorité n’a toujours pas eu le courage de présenter au conseil (et à la population) ses projets globaux sur le secteur ouest et sur le quartier Ledoux (qui représentent près de 4000 nouveaux logements), comment ne pas être inquiet par cette extension de préemption sans débat pour des terrains allant jusqu’à 6 ha ?

Quel peut être l’intérêt de ne pas discuter en conseil municipal l’achat de terrains d’une telle superficie si ce n’est pour camoufler une nouvelle fois ses intentions de nouveaux aménagements de grande ampleur ?

Que peut donc contenir ce nouveau projet pour devoir le faire sans le soumettre aux débats et faudra t’il attendre les publicités de promoteurs pour l’entrevoir ?


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