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samedi 9 novembre 2019
Lignes à Haute Tension : circulez, y a rien à voir...
Tribune de l’opposition de novembre 2019

Suite à notre interpellation concernant le potentiel danger d’implanter des logements à proximité de lignes à Haute Tension, le maire, Jacques Perrin, a décidé, après avoir reçu un expert de RTE (en charge du sujet), de considérer le risque comme négligeable et donc de ne pas suivre l’ANSES qui recommande de ne pas implanter de crèche à moins de 100 mètres de toute ligne HT.

Qu’a dit l’expert ? Selon le maire (puisque l’expert n’a pas laissé de trace écrite de leur conversation), la loi n’interdit pas ces constructions ; l’ANSES (comme nous d’ailleurs) serait inutilement anxiogène ; le consensus de la communauté scientifique n’est pas établi ; les simulations sont rassurantes pour des constructions à 5 mètres de la ligne enterrée ; des mesures seront faites pour vérifier que le champ électromagnétique est inférieur à 1 μTesla... et de toute façon, selon lui, un rasoir électrique émet un champ beaucoup plus fort !

La décision du maire de maintenir les logements, voire la crèche, aux emplacements prévus est lourde de responsabilités mais « légale ».

Nous n’avons d’ailleurs jamais dit le contraire. Rappelons tout de même que l’amiante a été identifiée comme dangereuse à la fin du 19e siècle et reconnue comme cancérigène à la fin des années 70. Cela n’a pas empêché l’« Association française de l’amiante » regroupant les industriels de faire, entre autres, publier des études niant la dangerosité du produit, et ce malgré les alertes à l’époque de nombreuses agences de santé publique. Il faudra attendre 1997 pour que l’amiante soit définitivement interdite. Jusqu’à cette date, son utilisation était « légale » sous réserve de mesures ou du respect de valeurs seuils.

Cet exemple montre que « légalité » et santé publique ne sont pas forcément synonymes...

Nous avons néanmoins demandé d’attendre que les lignes soient enterrées et que des mesures viennent confirmer (ou non) les simulations avant d’autoriser les constructions. C’est indispensable puisque les seules mesures disponibles montrent qu’avenue Descartes, la valeur peut atteindre 3,45 μTesla à 15 mètres de l’axe et reste supérieure à 1 μTesla à 38 mètres, c’est à dire largement plus que ce que l’expert reconnaît comme dangereux.

Et d’ailleurs, que se passerait- il si ces mesures étaient confirmées une fois les lignes enterrées pour les constructions dont les permis sont déjà délivrés ?

Quant à la comparaison douteuse avec le rasoir, rappelons que pour l’électromagnétisme, tout comme il en est de la chaleur, la durée de l’exposition est aussi importante que l’intensité. Le cuisinier le sait bien : lorsqu’il approche ses mains, il vérifie que les braises sont chaudes ; lorsqu’il met la viande sur le grill, elle cuit !

De tout ceci, retenons, qu’il faut que nous soulevions un risque pour que la majorité s’en (pré)occupe.

On comprend alors mieux pourquoi elle refuse toujours de nous présenter les plans d’ensemble de ses projets urbains...

Vos élu-e-s de l’opposition :
JF PAPOT, B MAUBRAS,
C LEROY, C FAGUETTE

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