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jeudi 1er octobre 2020
Projet NOVEOS : quand l’Autorité Environnementale rappelle les évidences…
Tribune de l’opposition d’octobre 2020

Fin 2019, la majorité a signé avec EIFFAGE la promesse de vente de l’ilôt Descartes sur la zone d’activité NOVEOS   pour y construire 750 logements. En juillet, l’Autorité Environnementale a rendu public son avis sur l’étude d’impact de ce projet et relève de nombreux manquements.

Fin 2019, la majorité a signé avec un aménageur privé, EIFFAGE, la promesse de vente de l’ilôt Descartes sur la zone d’activité NOVEOS   pour y construire 750 logements. Obligation est faite, en préalable de tout aménagement, de mener une étude d’impact. En juillet, l’Autorité Environnementale a rendu public son avis sur cette étude d’impact et relève de nombreux manquements comme :

  • L’absence de vision d’ensemble d’un projet urbain cohérent pour NOVEOS   (4 000 logements à terme)
  • Un projet d’urbanisation contraire à l’enjeu du réchauffement climatique avec une trame verte réduite à une trame bleue étanche et bordée de béton, avec la destruction d’arbres matures…
  • Un projet contraire au développement durable, orienté « tout voiture »,
  • Une zone significativement bruyante, nuisible à la santé des futurs habitants : entre l’A86, le trafic routier sur les avenues, le passage des avions… l’AE demande à l’aménageur de justifier « le choix d’accroître si fortement le nombre de personnes exposées à des pollutions sonores significatives notamment au printemps et en été »…

Sur le fond, cet avis ne fait que répéter ce que nous disons en vain depuis tant d’années… Ce projet se fait sans vision globale, sans concertation et sans prise en compte de l’environnement.

Cet avis est un prélude à l’enquête publique qui aura lieu le 28 septembre pour laquelle l’AE a demandé une reprise complète de l’étude d’impact. Cette reprise ne concerne pas qu’EIFFAGE mais bien aussi la commune puisque les manquements relèvent plus (du vide) de la politique communale sur le secteur que de l’aménagement lui-même...

Comme la majorité confond urbanisme et finances (les 42 M€ de la vente doivent partiellement rembourser la dette), cet avis peut devenir une catastrophe budgétaire pour la majorité. En effet, EIFFAGE a imposé des conditions suspensives dont le fait que l‘étude d’impact ne doit ni occasionner de surcoûts financiers, ni empêcher le projet par un avis défavorable, ni générer des prescriptions trop sévères, ni provoquer un avis défavorable du commissaire de l’enquête publique… Bref, si limiter/réduire ou compenser les impacts de son projet a un coût, alors EIFFAGE peut renoncer librement à l’achat !

Encore un « partenariat » public privé bien négocié…

On exagère ? Consulter l’avis de l’AE :
http://www.mrae.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/2020apidf48.pdf

Ambition citoyenne
Vos élus, Christophe Leroy et Nathalie Launay

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